Fiche de synthèse de débits caractéristiques


Download 12.69 Mb.
Pdf просмотр
bet1/3
Sana15.12.2019
Hajmi12.69 Mb.
  1   2   3
MergedFile

Fiche de synthèse de

débits caractéristiques

Bassin :

Code hydrol :

Rivière :

Commune :

INSEE :

Producteur :

Période connue de :

à :

Surface BV :

Lg. Amont :

Lg. Totale :

PK :

X :

Y :

Z :

m approx.

Janv.

Fév.

Mars

Avril

Mai

Juin

Juil.

Août

Sept.

Oct.

Nov.

Déc.

Année

COTIERS 50 W

I7913010

BOSCQ

YQUELON

50165

DREAL B.N.



1991

1997

35.6

11.6

14.8

996.8

365773

6870725

20.0

0.702

0.611

0.447

0.325

0.255

0.228

0.124

0.120

0.202

0.277

0.528

0.622

0.421

19.7

17.2

12.6

9.1

7.2

6.4

3.5

3.4

5.7

7.8

14.8

17.5

11.8

52.8

41.5

33.6

23.7

19.2

16.6

9.3

9.0

14.7

20.8

38.4

46.8

326.6

m

m

km²

km

km

Les informations ci-dessous sont issues de calculs et d'analyses portant sur l'ensemble des données disponibles sur la région.

Elles ne correspondent donc pas nécessairement aux résultats d'un traitement efectué sur la banque Hydro.

QMNA_5

VCN30_5

QCN10_5

VCN3_5

m3/s

l/s/km²

mm

0.060

1.7

4.4

0.057

1.6

4.2

0.018

0.5

0.1

0.029

0.8

0.7

m3/s

l/s/km²

mm

2 ans

10 ans

5 ans

3.200

5.700

4.700

89.9

132.0

160.1

Gradex

1.3

37.3

Durée au dessus de

la pointe biennale

2.6

jours

m3/s

l/s/km²

4.3

Commentaire

Station hydrométrique fermée

Ces informations sont susceptibles d'évolution et sont exploitables sous la responsabilité de l'utilisateur

I7913010

QMNA_5 : Débit mensuel le plus bas de fréquence quinquennale.

VCN30_5 : Débit de 30 j. consécutifs de fréquence quinquennale.

VCN3_5 : Débit de 3 j. consécutifs de fréquence quinquennale.

QCN10_5 : Plafond le plus bas de 10 j. consécutifs de fréquence quinquennale.

Version 2012

Lamb.93

1/25000

Partie introductive

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

Les habitats bas-normands



Cette carte n’a pas vocation à définir les zones où s’ap-

pliquent les orientations. Elle permet de localiser les

grands types d’habitats bas-normands dans la limite de

son échelle de précision.

Bocages

Les bocages constituent des paysages agricoles ca-

ractérisés par un maillage de haies entourant les

champs et les prés. La place de la prairie perma-

nente régresse. Dans un relief plus marqué, cette

zone présente des faciès secondaires variés : bo-

queteaux, landes, escarpements, mares, bordures

de ruisseaux.

Un maillage bocager équilibré est le garant d’une

faune diversifiée (vertébrés et invertébrés). La haie

abrite de nombreuses espèces animales qui s’y re-

produisent, l’utilisent comme couloir de déplacement,

comme refuge et comme source de nourriture. Les

prairies abritent une biomasse souterraine riche (lom-

brics, larves…) consommée par de nombreux verté-

brés.


La disparition du verger haute tige induit le recul d’es-

pèces en déclin (ex : chouette chevêche, huppe

fasciée…), voire menacées d’extinction, y compris

certains auxiliaires précieux pour l’agriculture…

Inversement, certaines espèces (sangliers, che-

vreuils…) ont des effectifs en progression, ce qui ne

va pas sans causer un accroissement des dégâts

aux cultures et des risques de collisions sur les rou-

tes. La déprise agricole a conduit à l’apparition de

friches dans certains secteurs.

11

Espace littoral, mer et îles



Zones humides

Espace urbain

Plaines et campagnes découvertes

Bocage


Espaces mixtes bocage - plaine

Forêts


LES GRANDS TYPES D’HABITATS

Sources Corine Land Cover et données DIREN /Juillet 2003

S

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

Les orientations régionales

relatives aux habitats

Littoral – mer – îles

CONSTAT 

Les baies, estuaires et havres constituent, avec les

zones humides rétro littorales, un ensemble indispen-

sable, notamment pour l’avifaune sédentaire et mi-

gratrice.

La gestion des oiseaux migrateurs doit être envisa-

gée au niveau international, mais localement il est

possible d’agir sur un paramètre : préserver et res-

taurer les habitats.

9 - FAVORISER UNE GESTION DES ESTUAIRES BAIES

ET HAVRES FAVORABLE A L’AVIFAUNE

Baie du Mont-Saint-Michel - Cl. DIREN

PISTES D’ACTIONS

Entretenir, restaurer les zones humides rétro-littorales de marais.

Favoriser une gestion hydraulique adaptée des zones humides rétro-littorales.

Maintenir une activité agricole compatible d’une part avec les besoins de

l’avifaune et d’autre part avec les autres activités économiques présentes.

Poursuivre et encourager les actions menées par le Conservatoire du Littoral et

les collectivités territoriales sur le littoral bas-normand.

Favoriser une concertation* interrégionale pour harmoniser la gestion de la baie

de Seine et de la baie du Mont Saint-Michel.

Conserver des zones de quiétude pour la faune sauvage.



Havre de la Sienne - Cl. DIREN

Sarcelles d’hiver

Cl. de Gouvion-Saint-Cyr

28

S

A


ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

Les orientations régionales

relatives aux habitats

10 - GERER LE HAUT DES PLAGES ET

PRÉSERVER / RESTAURER LE CORDON DUNAIRE



CONSTAT

Le cordon dunaire est un milieu riche, mais fragile.

Or les activités humaines constituent des menaces

potentielles pour cet habitat et la faune sauvage litto-

rale : production de déchets qui s’accumulent dans

la laisse de mer, sur-fréquentation et engins motori-

sés qui peuvent causer du dérangement pour la faune

et des dégradations pour le milieu.



Cordon dunaire à Bricqueville-sur-mer - Cl. DIREN

PISTES D’ACTIONS

Ne pas multiplier le nombre d’accès aux plages :

Structurer l’offre de stationnement, organiser la fréquentation touristique sur des zones

précises, ce qui permet d’effectuer quelques aménagements (poubelles, toilettes, etc…),

le reste du cordon littoral dunaire restant accessible par la côte à pied.

Poursuivre et encourager les actions entreprises par les collectivités pour la

restauration du cordon dunaire (plantations…).

Restaurer les milieux humides envahis par le boisement spontané.

Encourager la restauration et la gestion des landes.

Favoriser et organiser le nettoyage sélectif des hauts de plage et des dunes (là

où il est possible).

Sensibiliser et développer les moyens de collecte des déchets.

Sensibiliser le grand public à la fragilité du milieu dunaire.

INDICATEUR DE SUIVI

Nombre de kilomètres de littoral entretenus de façon adaptée.



Plantations d’oyats - Cl. DIREN

Gravelot à collier interrompu

Cl. R. Rolland

29

Littoral – mer – îles



S

A


ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

Les orientations régionales

relatives aux habitats

11 - CONCILIER LES DIFFÉRENTS USAGES DU LITTORAL

AVEC LA FAUNE SAUVAGE



CONSTAT

Les différentes activités exercées sur le littoral (éle-

vage, conchyliculture, tourisme, plaisance…) peuvent

avoir un impact sur la faune sauvage.

Ainsi, les activités touristiques d’observation de la

faune connaissent un fort développement qui peut

nuire à la tranquillité des espèces (cétacés, phoques

veaux-marins en repos sur l’estran, oiseaux sur les

sites de nidification…).

Des conflits sont parfois constatés entre la faune et

les activités économiques, tels que la prédation opé-

rée par le goéland argenté sur les bouchots (voir aussi

l’orientation n° 13 sur les espèces à réguler).

Prédation de goélands sur bouchots - Cl. ONCFS

PISTES D’ACTIONS

Rechercher un équilibre entre oiseaux marins et conchyliculture :

- Encourager et poursuivre la concertation entre les partenaires concernés.

- Développer les connaissances sur la distribution spatio-temporelle des

   populations des espèces d’oiseaux concernées sur le littoral bas-normand.

-  Maintenir le dispositif associant les tirs de destruction et les tirs d’effarouchement.

- Poursuivre la recherche sur les dispositifs de protection passive

             (filets de    

protection, épouvantails…) et les procédés d’effarouchement

.

Limiter la pénétration du public par endroits



  pour conserver des zones de quiétude :

- Veiller au respect des mesures réglementaires existantes :

  Sur l’archipel de Chausey, veiller au respect de la réglementation en vigueur

  (interdiction d’aborder les îlots notamment) par l’intervention de la

  gendarmerie maritime et des agents de l’ONCFS.

  Les mesures réglementaires actuellement mises en œuvre pour protéger les

            espèces sauvages et les habitats des îles bas-normandes sont pertinentes

             et doivent perdurer.



Goëland argenté - Cl. Ch. Kerihuel

Pêche à pied à Chausey - Cl.  DIREN

30

Littoral – mer – îles



S

A


ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

ORGFH Basse-Normandie

Novembre 2004

Les orientations régionales

relatives aux habitats

- Aménagements, canalisation du public et des activités.

  Ex : éviter la divagation des cheminements sur les falaises (protection du

  grand corbeau, du faucon pèlerin)

Mammifères marins :

- Veiller à limiter et contrôler le développement des activités touristiques

  d’observation des cétacés en mer.

- Suivre l’impact du tourisme sur la dynamique des populations de phoques

  veaux marins (cf. étude de la réserve de Beauguillot en baie des Veys).

- Assurer la quiétude des phoques veaux marins aux périodes clés de la

  reproduction.

- Sensibiliser les usagers de la mer à la conduite à tenir en cas de rencontre

  avec des mammifères marins.

Sensibiliser les usagers à la nocivité des rejets de déchets en mer.

Encourager les pratiques agricoles respectueuses de la faune sauvage et de

  ses habitats :

 

Ex : veiller à éviter le surpâturage des près-salés



Phoque veau-marin - Cl.  DIREN

Herbus en baie du Mont-Saint-Michel

Cl.  DIREN

Les îles Saint-Marcouf - Cl. Agence YO

31

S

A


102

LES UNITÉS DE PAYSAGE



Ci-dessus : 

Vains. La Baie vue depuis la pointe

du Groin du sud.

R


103

PAYSAGES 

D’ENTRE TERRE ET MER

UNITÉ 1.1.1

Unité 1.1.1

La baie du Mont-Saint-Michel



Aux  confins  de  la  Basse-Normandie  et  de  la  Bretagne,  le  Mont-Saint-Michel

offre le spectacle unique de son rocher couronné de prestigieux édifices religieux en

vis-à-vis du roc dénudé de Tombelaine. L’immense baie découverte par un jusant

exceptionnel lui sert d’écrin. L’accès au Mont a suscité la création d’une digue

en  terre-plein  qui  accueille  une  marée  de  véhicules  conduisant  vers  le  mont 

1 500 000 visiteurs par an. 

Cet  ouvrage,  aujourd’hui  remis  en  cause,  a  fortement  accéléré  l’ensablement 

progressif de la baie qui se couvre de prés salés : les herbus.

u fond du golfe normand-breton,

la  Sée,  la  Sélune  et  le  Couesnon

unissent leurs eaux dans un large

entonnoir ouvert vers le nord-ouest. Cette

disposition  amplifie  le  phénomène  de  la

marée  dont  le  marnage  atteint  15  mètres.

Aussi,  sur  des  fonds  marins  en  pente

douce,  l'estran  prend-il  des  dimensions

immenses. A marée basse, la mer se retire

jusqu'à  9  voire  13  kilomètres  des  côtes  et

découvre  une  plaine  de  sable  et  de  vase 

luisante  d'eau.  Ainsi,  l'horizontalité  de  la

mer  se  double  deux  fois  par  jour  d'une

autre horizontalité de couleurs différentes.

Mais sur la plaine de marée basse, les trois

rivières  dessinent  les  cours  sinueux  et  de

largeur  sans  cesse  différente  par  lesquels

s'écoulent leurs eaux. Toute une gamme de

couleurs  correspond  à  la  sédimentation

qui s'y développe : jaune pâle des sables à

l'aval et le long des chenaux, gris perle des

vasières de tangue, vert bronze des vasières

colonisées  par  des  plantes  halophytes,  les

herbus, qui frangent la côte. Leur position

et les dessins de leurs limites se modifient

rapidement  et  accentuent  l'impression  de

mouvance  déjà  créée  par  l'alternance  des

déplacements de la limite marine sur de si

vastes espaces.

A

Une identité maritime aux caprices des marées



R

104

LES UNITÉS DE PAYSAGE

En  limite  de  la  Basse-Normandie  et  de  la  Bretagne,  la  Baie  du  Mont-Saint-Michel  et

l’ensemble  côtier  que  dominent  les  rochers  de  Tombelaine  s’étendent  de  Cancale  à

Granville.  La  limite  régionale,  discrètement  marquée  par  la  vallée  du  Couesnon,  est

peu apparente et le paysage de la baie la franchit aisément.



Ci-dessous : 

La Baie du Mont-Saint-Michel.

0

4 km


R

105

PAYSAGES 

D’ENTRE TERRE ET MER

UNITÉ 1.1.1

ette  horizontalité  met  d'autant  plus

en valeur les rares éléments verticaux

du  paysage  que  sont  les  deux  monts,

Tombelaine, simple rocher de granite haut

de 45 mètres, et le Mont-Saint-Michel que

son  abbaye  surélève  jusqu'à  76  mètres 

au-dessus de la haute mer et modèle en une

silhouette architecturale.

"Mont  de  granit,  solitaire  habitant  des

sables, qui dressait sur la grève démesurée

son  étrange  figure  gothique."  (Guy  de

Maupassant. Notre cœur - Paris, 1890)

Plus modestement, les troupeaux de 100 à

300  brebis  de  prés-salés,  qui  pâturent 

puccinellies, agrostis et fétuques des herbus,

y ajoutent le semis mobile de leur couleur

blanche.

Cette  horizontalité  s'inscrit  dans  le  cadre

onduleux et bocager du continent. 

Les rivages ne forment qu'un écrin très bas

qui prend quatre aspects successifs du sud-

ouest au nord : 

- les grandes parcelles des polders de l'ouest

du  Couesnon,  conquis  depuis  1856, 

dressent des lignes d'arbres transparentes ; 

-  les  polders  étroits  du  Couesnon  à  la

Guintre  restent  nus  et  sans  habitat  en

avant de zones humides ; 

- au long de la fourche des estuaires de la

Sée  et  de  la  Sélune,  les  herbus  bordent  le

bocage arboré qui recouvre une basse plaine

de 15 à 30 mètres ; 

-  enfin,  à  partir  du  Grouin  du  sud,  un 

cordon dunaire très avachi frange la plaine

qui  fut  successivement  découverte  puis

embocagée  et  dessine  quelques  festons

autour  du  Bec  d'Andaine  et  de  la  pointe

du Mont Manet. 

Seules  les  quelques  hauteurs  de  massifs 

granitiques  dominent  ces  basses  étendues.

Celui de Carolles tombe abruptement sur

la  mer  par  les  falaises  de  Champeaux,

hautes  de  80  mètres.  Celui  d'Avranches

reste en retrait et des pentes raides qui sont

couronnées  par  la  silhouette  de  la  ville 

descendent sur un seuil de bocage herbager

et non sur la mer.

Plus  éloigné,  et  en  Bretagne,  le  massif  de

Saint-Broladre  se  profile  derrière  les 

polders. Vers le nord, le Roc de Granville

projette dans la mer, grâce à la dureté des

poudingues  qui  le  portent,  la  silhouette

massive de sa ville haute.

Ci-dessous : 

L’immuable dialogue des deux

rocs jumeaux, Tombelaine, intact,

le Mont, poème de pierre écrit

par la spiritualité des hommes.

Un paysage d’horizontales infinies

C

R


106

LES UNITÉS DE PAYSAGE



Ci-contre : 

Les falaises de Champeaux, limite

sud du massif granitique de

Carolles.

Les massifs de Carolles, d’Avranches, puis de Granville au nord et de Saint-Broladre en

Bretagne encadrent les étendues planes de la baie.



Ci-dessus : 

Structure des paysages de la Baie

du Mont, vue vers le nord-est

depuis Saint-Broladre. 

Croquis P. Girardin

R


107

Ci-contre : 

La vallée de la Sée s’ouvre sur la

baie

Les visages quotidiens de la baie du Mont-Saint-Michel



PAYSAGES 

D’ENTRE TERRE ET MER

UNITÉ 1.1.1

Ci-dessus : 

Les paysages de la Baie vus vers

l’Ouest au-dessus d’Avranches.

Croquis P. Girardin

R


108

LES UNITÉS DE PAYSAGE



Ci-contre : 

Les paysages de polder imposent

leur géométrie rigoureuse aux

terres conquises sur la mer.



Ci-contre : 

Les zones naturelles de l’estran

déploient les chatoiements de

leurs couleurs changeantes.

R


109

Ci-contre : 

L’image marine du Mont : 

un miracle offert par la marée

d’équinoxe.

n  distingue  ici  deux  sortes  de

matières  :  l’aquatique  et  la  terrestre.

A terre, les polders et les prairies herbeuses

gagnent  peu  à  peu  sur  la  mer  au  gré  de

l’ensablement. Le polder est une mosaïque,

dont  les  teintes  varient  avec  les  saisons

(gris  blanchâtre  des  labours,  vert  tendre

des  semis,  vert  dense  au  début  de  l’été,

blondeur  des  moissons).  Les  prairies  sont

d’un  vert  stable,  piqueté  du  blanc  des

ovins,  jaunissant  peu  car  fortement 

pâturées. L’estran se frange d’herbus, d’un

vert  bronze,  qui  signent  la  régression 

marine. L’estran émergé est un festival de

couleurs,  qui  vont  du  mauve  au  vert,  sur

fond  de  beige  argenté.  Les  falaises  de

Champeaux  laissent  voir  les  teintes

sombres  des  schistes  métamorphisés 

guillochés de grottes et de fissures.

Enfin,  la  mer  décline  ses  teintes  de  gris

bleuté,  tantôt  presque  blanc,  tantôt

sombre, toujours miroir du ciel.

Couleurs et textures du contraste entre terre et mer

PAYSAGES 

D’ENTRE TERRE ET MER

UNITÉ 1.1.1

O

R


110

LES UNITÉS DE PAYSAGE



Ci-dessous : 

Les herbus se développent sur des

espaces hier encore recouverts 

quotidiennement par le flot.

Une végétation herbacée

ntre le Couesnon et la Sélune, le débocagement a fait de larges progrès. Sur les grands

polders  du  Couesnon,  un  tiers  des  haies  a  disparu,  en  particulier  lors  de  la  tempête 

d'octobre 1987. Leur paysage est devenu plus ouvert, les couleurs variées de leurs cultures plus

visibles et les bosquets qui entourent les grandes fermes prennent une importance accrue.

Les herbus sont des pelouses salées, tapissées de graminées (fétuques, agrostis, puccinellies).

Les plantes halophiles sont présentes sur le haut estran où les vasières accueillent algues et

goémons.


E

R


111

Ci-contre : 

Saint-Pair-sur-mer : Kairon-plage.

PAYSAGES 

D’ENTRE TERRE ET MER

UNITÉ 1.1.1

Ci-dessous : 

Le prieuré Saint-Léonard à Vains.

Dessin P. Girardin

’Avranches 

à 

la 


falaise 

de

Champeaux,  l’habitat  qui  s’est 



développé en un semis de hameaux sur les

terres émergées, est souvent bâti en granite

et  couvert  en  ardoise.  Les  maçonneries

sont harmonieuses et sévères, faites de lits

horizontaux  de  moellons  de  granite,  avec

de beaux appareillages de pierre taillée des

ouvertures.

Sur  la  côte  nord,  au-delà  de  la  falaise  de

Champeaux, un chapelet de constructions

balnéaires  s’égrène  continûment  jusqu’à

Granville avec les stations de Saint-Pair-sur-

Mer,  Julouville,  Kairon  et  Carolles  dont

les plages profitent du spectacle grandiose

d’un contre-jour sur le Mont-Saint-Michel

et Tombelaine.

A  Saint-Jean-le-Thomas,  ces  développe-

ments  balnéaires,  quittant  la  posture 

«blottie» au pied de la falaise, investissent

le versant du massif granitique. Enfin, à La

Caserne,  un  ensemble  d’hôtels  aux  styles

fort  variés  s’est  développé  autour  de 

l’enracinement  de  la  digue  qui  conduit

vers le Mont.

Depuis 1979, la baie et ses rivages ont été

classés  comme  Patrimoine  Mondial  de

l'UNESCO. 

En  1987,  le  site  est  classé  selon  la  loi 

française de 1930 sur 18 000 hectares, soit 

12  500  en  domaine  public  maritime  et 

5 500 en domaine terrestre. Les prés salés

sont retenus comme paysage de reconquête

labellisé  en  1993.  L'ensemble  de  ces

mesures,  d'origines  très  différentes,  et 

d'application pratique plus ou moins aisée,

n'en  constitue  pas  moins  un  arsenal  de

protection exceptionnel.

Le bâti, concentré sur les hauteurs périphériques

D

R



112

LES UNITÉS DE PAYSAGE



Ci-dessus : 

En haut à gauche, l’Église de

Genêts. 

En haut à droite, le prieuré

d’Ardevon. 

En bas, Granville, la haute ville. 

R


113

Ci-dessous : 

Le Mont “au péril des sables”.

L’insularité  du  Mont-Saint-Michel  régresse-t-elle

encore ?


ne part de cette évolution relève des

facteurs  naturels  et  concerne  la 

sédimentation dans ce fond de baie. Ainsi,

au cours de la période récente, les herbus

s'engraissent de 25 hectares par an. 

Ce phénomène inéluctable peut cependant

être dirigé par certains aménagements vers

différentes zones de la baie. 

C'est  ainsi  que  depuis  la  canalisation  du

Couesnon  en  1858  et  les  travaux  qui  ont

suivi  (polders,  barrage,  digue  d'accès  au

Mont, digue de la Roche Torin), l’envase-

ment a réduit l'insularité du Mont. 

Par  contre,  à  la  différence  de  la  partie 

bretonne, l'absence de parcs de mytiliculture

et le débouché de deux rivières ont main-

tenu  un  jeu  équilibré  des  phénomènes 

sédimentaires dans la zone orientale.

Après  de  nombreuses  études  et  projets

pour  remédier  à  l'ensablement  progressif

du  Mont-Saint-Michel  qui  n'avaient  abouti

qu'à la suppression de la digue de Roche-

Torin  en  1983,  un  ensemble  de  travaux,

qui doivent s'achever prochainement, a été

adopté. Il abandonne l'idée utopique d'un

désensablement et vise seulement à rétablir

le  caractère  maritime  du  Mont.  La  digue-

route sera remplacée par un pont-passerelle

permettant  la  libre  circulation  des  flots.

Grâce à des modifications du barrage de la

Caserne et au rétablissement des cours de

la  Guintre  et  du  Landais,  des  effets  de

chasse  diminueront  la  sédimentation 

pendant  le  jusant.  Le  stationnement  des

véhicules sera déplacé du pied du Mont au

polder de l'Enclos Morvan.

Les  autres  transformations  affectent  la

frange continentale. 

Le principal caractère à maintenir est celui

d'une  limite  nette  entre  la  baie  et  son

écrin. Compte tenu de l'aspect minéral ou

aquatique de la baie, une limite végétale en

soulignerait  mieux  le  contraste  avec  le

continent.

U

Communes concernées





Département de la Manche : 

Avranches / Beauvoir / Céaux / Champeaux /

Courtils  /  Donville-les-Bains  / Dragey-Ronthon  / Genêts  / Granville  /

Huisnes-sur-Mer  / Jullouville  / Marcey-les-Grèves  / Le  Mont-Saint-Michel  /

Poilley / Pontaubault / Pontorson / Saint-Jean-le-Thomas / Saint-Pair-sur-Mer /

Saint-Quentin-sur-le-Homme / Vains / Le Val-Saint-Père.

PAYSAGES 

D’ENTRE TERRE ET MER

UNITÉ 1.1.1

R


LES UNITÉS DE PAYSAGE

376


Ci-dessus : 

Le bocage à Montsurvent.

R


PAYSAGES BOCAGERS

UNITÉ 4.2.1

377

Unité 4.2.1



La Manche centrale

Les bocages, clos de la Manche Centrale, apparaissent comme le poste “avancé”,

vers l’ouest, des structures bocagères bas-normandes. Pays de faible relief, ils sont

perçus comme des espaces fermés où la vue porte peu, car elle se heurte à de fortes

haies sur talus, rendues opaques par une basse strate et un bel étage arboré.

Paysages secrets à la végétation variée.

es  bas  plateaux  schisteux  de  la

Manche  centrale  ne  sont  ondulés

que de vallonnements très doux aux faibles

dénivellations.  Dénudés,  ils  n’offriraient

que de courtes perspectives de vision. Mais

leur  aménagement  agraire  renforce  leur

caractère  de  paysages  très  opaques  que  les

silhouettes  végétales  ferment  de  toutes

parts.  Les  parcelles,  petites,  en  moyenne

d’un  hectare,  sont  encloses  de  talus  de

terre  que  surmontent  des  haies  à  la  basse

strate  de  noisetiers,  aubépines,  sureaux,

érables,  bien  continues. Quand  la  basse

strate  demeure  seule,  sa  taille,  effectuée

moins fréquemment qu’autrefois, lui assure

L

une  hauteur  de  quatre  ou  cinq  mètres. 



La présence de nombreux vergers de pom-

miers,  même  s’ils  ne  sont  pas  toujours

complets  et  bien  entretenus,  complète

encore le rôle de ces multiples écrans végé-

taux qui interrompent vite le regard. Dans

ce  cadre,  certaines  vallées  élargies,  telle  la

vallée inférieure de la Sienne, ont des ver-

sants  à  peine  visibles.  Assez  souvent,  les

talus ont été dénudés autour des carrefours

ou le long d’axes routiers principaux, mais

ils n’ouvrent que des champs de vision de

la profondeur d’une parcelle.

R


LES UNITÉS DE PAYSAGE

378


Ci-dessous : 

La Manche centrale. 

R


PAYSAGES BOCAGERS

UNITÉ 4.2.1

379

Ci-contre : 

Village à Maupertuis.



Ci-contre : 

Constructions en “mâsse” et

couvertures de tôles rouillées 

à Munneville-le-Bingard.

La diversité du sous-sol induit une certaine diversité dans l’architecture qui montre des

textures variées, alors qu’une structure commune d’habitat dispersé est caractéristique

des pays bocagers.

’habitat disperse hameaux et fermes isolées, toutes constituées de plusieurs bâtiments.

Les matériaux ont des teintes assez ternes (schistes brun roux et vert sombre, ardoises)

quoique, localement, les poudingues violacés cambriens à l’ouest de la Vire, les moellons blan-

châtres de grès dévoniens près de Cérences, les blocs taillés et linteaux blancs veinés de bleu

des diorites de Coutances introduisent des nuances discrètes de couleur. Les plus vives sont

celles des maçonneries jaune ocre en “mâsse”, fréquentes dans les bâtiments agricoles ou la

partie haute des murs, et les tôles rouillées qui ont remplacé le chaume pendant l’entre-deux-

guerres. Ces taches de couleur, plus visibles l’hiver qu’au cours de l’été, égayent les verts domi-

nants.


L

R


LES UNITÉS DE PAYSAGE

380


Le bocage en évolution multiplie les nuances.

Le relief, en plateaux et vallons aux formes douces, n’ouvre guère d’horizons à l’exception de

la basse vallée de la Sienne. Son large couloir de prairies nues, que recouvrent parfois d’un

miroir d’eau les inondations hivernales, s’allonge entre deux petits versants ponctués par les

silhouettes des clochers et des bâtiments de la double chaîne de villages et de hameaux qui

les suit. Ailleurs, les dénivellations superposent seulement les silhouettes végétales pour créer

l’illusion d’un pays brisé. C’est surtout la variété des haies qui introduit la diversité. Sur des

talus  d’environ  un  mètre  de  hauteur,  qui  ont  tendance  à  s’abaisser  faute  d’un  relèvement

annuel  de  la  terre,  la  haie,  bien  constituée  d’une  haute  strate  arborée  et  d’une  basse  strate

arbustive, se rencontre encore. Elle limite alors la vision à la dimension d’une parcelle fermée

d’un mur végétal épais l’été et plus ténu l’hiver. Mais un entretien plus négligeant et l’absence

de renouvellement entraînent l’éclaircissement de la haute strate dans laquelle chênes, frênes

et érables, plus espacés, dessinent une silhouette crénelée. La basse strate, que l’aubépine domi-

nante pare de sa floraison blanche au début du printemps, est en général mieux conservée

quoique des lacune peuvent l’interrompre et ouvrir des fenêtres de vision.

Plus rarement, elle peut même disparaître. Ainsi se juxtaposent des scènes variées qui vont de

la  transparence  des  talus  dénudés,  des  basses  strates  discontinues  ou  des  arbres  espacés,  à

l’opacité des haies à deux strates ou d’arbustes étoffés d’autant plus forte que les champs ont

conservé une petite superficie. Mais, partout, les talus s’illuminent chaque printemps de la

floraison dense des primevères, pâquerettes, ficaires, stellaires et orchidées.



Ci-contre : 

Apparition du maïs (teinte 

violacée) au milieu de l’herbage

dominant, dispersion de 

l’habitat et surimposition des

routes modernes sur le 

parcellaire ancien.

R


PAYSAGES BOCAGERS

UNITÉ 4.2.1

381

Ci-contre : 

Seuls les clochers émergent 

parfois de la mer de verdure des

bocages clos.

Ici celui de Saint-Martin-de-

Bonfossé. 

Des paysages en verts piquetés discrètement d’autres couleurs.

Arbres des haies, arbustes, pommiers haute-tige et prairies imposent une dominante verte qui

a besoin de soleil pour s’animer. Certes, des nuances composent une palette large, depuis les

tons les plus soutenus des chênes ou des érables à ceux plus clairs des frênes ou des noise-

tiers et des aubépines. De même, les herbages évoluent du vert dense des poussées végétatives,

au vert plus clair des prairies pâturées jusqu’au vert blanchâtre et éphémère des prés fauchés.

Souvent un ou deux conifères plus sombres et à la forme originale accompagnent les fermes

comme  un  signal  décoratif.  Quoique  en  partie  masqués  par  cet  habillage  végétal,  les  bâti-

ments introduisent par touches fréquentes et discrètes d’autres couleurs. Leurs matériaux tra-

ditionnels, reflets d’une structure géologique complexe, changent très vite d’un lieu à l’autre.

Au blanc plus ou moins pur des grès armoricains succèdent l’ocre de la “mâsse” argileuse, le

roux et brun des schistes métamorphiques, le rougeâtre des tôles rouillées, le rouge vif des

tuiles mécaniques. A ces couleurs chaleureuses s’opposent les teintes froides du gris-bleu des

ardoises et des schistes et le gris du granite. Ainsi, suivant les lieux, ces petites touches éclai-

rent le paysage de verdure et se fondent harmonieusement avec lui. Les labours qui se dissé-

minent partout ajoutent des taches plus larges et plus variables au long des saisons, du brun

clair de la terre au vert dense des hauts maïs et plus rarement aux céréales dorées qui atten-

dent la moisson.

R


LES UNITÉS DE PAYSAGE

Ci-contre : 

Cametours, un bel exemple 

d’appareillage en diorite de

Coutances. 



Ci-contre : 

Construction en “mâsse” 

à Trelly.

Ci-contre : 

Ferme à Cérence.

382

Les bâtiments de l’architecture traditionnelle traduisent, dans leur diversité, la variété



des matériaux de construction.

R


PAYSAGES BOCAGERS

UNITÉ 4.2.1

383

Ci-contre : 

Sainte-Suzanne-sur-Vire. 

Bâtiment en poudingue 

cambrien au Grand-Aubigny. 



Ci-contre : 

Château de 

la Rochelle-Normande. 

R


LES UNITÉS DE PAYSAGE

Ci-contre : 

Le bocage en évolution : 

agrandissement des parcelles,

raréfaction des arbres, 

suppression de quelques basses

strates, apparition de nouveaux

bâtiments d’élevage. La “plaine”

d’une grande exploitation qui

s’enchâsse dans le bocage. 

Ci-contre : 

La juxtaposition d’actions 

individuelles altère la cohérence

du paysage bocager. 

384

Un paysage qui se transforme sans brutalité apparente.



es  transformations  sont  liées  aux

changements  de  l’économie  agricole

quoiqu’elle  repose  toujours  sur  l’élevage

laitier. L’intensification par le maïs depuis

30 ans, la réduction du nombre des exploi-

tations  et  celle  de  la  population  agricole

ont  entraîné  la  présence  temporaire  de  la

terre  labourée  et  des  chaumes  en  hiver,

l’abandon  des  pratiques  d’entretien  de  la

basse strate des haies, l’agrandissement des

parcelles. Les arbres résistent mieux que le

taillis  sur  le  talus  et  ouvrent  des  transpa-

rences  plus  grandes,  mais  quelle  sera  leur

L

longévité  ?  La  profondeur  de  vision  peut



atteindre 400 mètres. Les tendances s’exas-

pèrent près des fermes d’élevage industriel

qui réunissent des éléments d’un nouveau

paysage  encore  très  minoritaire  :  grands

bâtiments neufs d’élevage, parcelles de plu-

sieurs  hectares  en  labour,  talus  nus  ou

piquetés de rares chênes et frênes. 

Les  habitations  récentes  introduisent  les

enduits  clairs  qu’on  applique  parfois  sur

les maisons anciennes.

R


PAYSAGES BOCAGERS

UNITÉ 4.2.1

385

Ci-contre : 

Un bocage qui s’éclaircit. 

Ici à la Lande-d’Airou.

Communes concernées



•Département de la Manche :

Amigny  /  Ancteville  /  Anctoville-sur-Bosq  /  Angey  /  Angoville-sur-Ay  /

Annoville  /  Baudreville  /  Belval  /  Blainville-sur-Mer  /  La  Bloutière  /

Boisroger / Boisyvon / Bolleville / Braffais / Brainville / Bréhal / Bretteville-

sur-Ay  /  Bricqueville-la-Blouette  /  Bricqueville-sur-Mer  /  Cambernon  /

Cametours / Camprond / Canisy / Carantilly / Cavigny / Cérences / Cerisy-

la-Salle  /  La  Chaise-Baudouin  /  Les  Chambres  /  Champcervon  /

Chanteloup /  La  Chapelle-Cécelin  /  La  Chapelle-en-Juger  /  Chavoy  /

Chérencé-le-Héron  /  La  Colombe  /  Contrières  /  Coudeville  /  Courcy  /

Coutances / Dangy / Denneville / Le Dézert / Feugères / Fleury / Folligny /

Geffosses / Glatigny / Gonfreville / Gouville-sur-Mer / Gratot / Grimesnil /

Guéhébert  /  Le  Guislain  /  Hambye  /  Hauteville-la-Guichard  /  La  Haye-

Bellefond  /  La  Haye-du-Puits  /  Hébécrevon  /  Heugueville-sur-Sienne  /

Hérenguerville  /  Le  Hommey-d’Arthenay /  Hudimesnil  /  Hyenville  /

Jullouville / La Lande-d’Airou / Laulne / Lengronne / Lingreville / Lolif /

Longueville  /  Le  Loreur  /  Le  Lorey  /  Lozon  / Le  Luot  /  Marigny  /

Maupertuis  /  Le  Mesnil-Amey  /  Le  Mesnil-Aubert  /  Le  Mesnilbus  / 

Le Mesnil-Eury / Le Mesnil-Garnier / Le Mesnil-Herman / Le Mesnil-Opac /

Le  Mesnil-Véneron  /  Le  Mesnil-Vigot  /  La  Meurdraquière  /  Millières  /

Montchaton  /  Montcuit  /  Montgardon  /  Monthuchon  /  Montpinchon  /

Montreuil-sur-Lozon / Montsurvent / Montviron / La Mouche / Moyon /

Muneville-la-Bingard  /  Muneville-sur-Mer  /  Nicorps  /  Notre-Dame-de-

Cenilly / Orval / Ouville / Périers / Plomb / Pont-Hébert / Quettreville-sur-

Sienne  /  Quibou  /  Raids  /  La  Rochelle-Normande  /  Roncey /  La  Ronde-

Haye / Rouffigny / Saint-Aubin-des-Préaux / Saint-Aubin-du-Perron / Saint-

Denis-le-Gast  /  Saint-Denis-le-Vêtu  /  Saint-Germain-sur-Ay  /  Saint-Gilles /

Saint-Germain-sur-Sèves / Saint-Jean-de-Daye / Saint-Jean-de-la-Haize / Saint-

Jean-des-Champs  /  Saint-Jean-du-Corail-des-Bois  /  Saint-Malo-de-la-Lande  /

Saint-Martin-d’Aubigny  /  Saint-Martin-de-Bonfossé  /  Saint-Martin-de-

Cenilly /  Saint-Martin-le-Bouillant  /  Saint-Maur-des-Bois  /  Saint-Michel-de-

la-Pierre / Saint-Pair-sur-Mer / Saint-Patrice-de-Claids / Sainte-Pience / Saint-

Pierre-de-Coutances  /  Saint-Planchers  /  Saint-Rémy-des-Landes  /  Saint-

Romphaire / Saint-Samson-de-Bonfossé / Saint-Sauveur-de-Pierrepont / Saint-

Sauveur-la-Pommeraye  /  Saint-Sauveur-Lendelin  /  Saint-Sébastien-de-Raids  /

Saint-Symphorien-le-Valois  /  Sartilly  /  Savigny  /  Servigny  /  Soulles  /

Subligny /  Surville  /  Le  Tanu  / Tourville-sur-Sienne  /  Trelly  /  La  Trinité  /

Vaudrimesnil /  La  Vendelée  /  Ver  /  Villebaudon  /  Villedieu-les-Poëles  /

Yquelon.


R

       ZONES HUMIDES OBSERVEES

   (PHOTO-INTERPRETATION OU TERRAIN)

espaces humides détruits ou très détériorés

zones humides

plans d'eau

non défini





Do'stlaringiz bilan baham:
  1   2   3


Ma'lumotlar bazasi mualliflik huquqi bilan himoyalangan ©fayllar.org 2019
ma'muriyatiga murojaat qiling