La Chapelle Saint-André


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La Chapelle Saint-André 

 

 

 



 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« ...il fit vœu de construire une nouvelle basilique en l'honneur de saint André et de saint 

Saturnin». 

Grégoire de Tours. (De gloria martyrum, Livre I, chapitre 31). 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 L'association a adopté le mot «chapelle Saint-André» bien qu'il s'agisse en réalité d'une 



ancienne église.  

A cause de ses dimensions, l'église Saint-André a rempli un rôle secondaire par rapport à 

l'église paroissiale. Le culte y a été célébré jusqu'en 1794 de façon intermittente ou lors de 

fêtes religieuses précises, comme la procession aux reliques de saint André et de saint 

Saturnin. Après sa vente comme bien national, le lieu a subi des vicissitudes diverses. 

Le mot «chapelle»a semblé plus approprié pour désigner un édifice privé à vocation 

culturelle. 

 

 



 

 

 



 

 

 

 



 

 

 



 



 

 

 

 

SOMMAIRE. 

 

 



Histoire de l'ancienne église Saint-André : p 4 à 5 

 

Sauvetage de l'édifice et création de l'Association : p 6 à 8 



 

Etudes archéologiques : p 9 à 23 

 

                  



- Etude du bâti : p 9 à15 

 

                  



- Les peintures : p 16 à 20 

 

               



  - La façade ouest et le portail roman : p21 à 23 

 

Travaux de restauration de l'édifice : p 24 à 28 



 

Annexe : p 29 à 31 

 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 



Histoire de l'ancienne église Saint-André. 

 

La fondation de l'église Saint-André est racontée de façon précise par Grégoire de Tours, évêque de 

Tours et historien. Son récit détaillé permet de situer la consécration de l' église dédiée aux reliques 

de saint André et de saint Saturnin aux environs de l'an 550. Il permet également d' appréhender la 

vie politique et religieuse de l'époque. 

Après la mort de Clovis en 511, la Touraine échut en partage à l'un de ses fils : Clodomir ; celui-ci 

combattait âprement les Burgondes, dont le vaste territoire correspondait alors au sud de la 

Bourgogne, au Dauphiné et à la vallée du Rhône actuels. Un homme d'armes habitant Neuvy 

l'accompagna pour une nouvelle bataille, le 25 juin 524 à Vèzeronce en Dauphiné. Alors que les 

Francs, victorieux, se retiraient en ravageant la Bourgogne, brûlant et massacrant, l'homme de 

Neuvy sauva d'une église en flammes les reliques de saint André et de saint Saturnin. 

Notre Novicien déposa ces reliques dans l'église de son village, le premier édifice sur lequel l'église 

Saint-Vincent actuelle sera édifiée. 

Le fils de cet homme, tombé gravement malade, fit le vœu s'il guérissait de construire une nouvelle 

église. Ainsi fut bâtie l'église Saint-André avec lesdites reliques. 

 

 Grégoire de Tours signale dans le même texte qu'il existait à Novicensis deux églises, qu'il nomme 



ecclésia et basilica. La première correspond à l'église paroissiale actuelle et la seconde à l'église 

Saint-André qui se présentait sous la forme d'un édifice rectangulaire. Dès cette époque, elle servit 

de lieu d'inhumation. 

 

Les études archéologiques pratiquées sur l'édifice d'après l'appareil et le mortier du mur nord 



permettent de dater la nef de la chapelle actuelle (nom donné de nos jours à l'ancienne église) du  

X ème siècle. Nous sommes en présence d'un des plus anciens édifices de Touraine. 

 

Dans la période qui débute vers le XI ème siècle pour s'achever à la fin du XII ème ou au début du 



XIII ème siècle, un chœur est mis en place dans le prolongement de la nef. Il est agrémenté d'un 

chevet plat et de six contreforts. Des arcs brisés (en tiers points) dont 3 subsistent (au sud, au nord, 

à l'est ) soutiennent la voûte du chœur, les contreforts étant destinés à contrebuter la poussée de la 

voûte que l'on peut imaginer d'ogive ou d'arête. Une baie géminée s'ouvre dans le mur est. Un 

portail roman est apposé sur la façade ouest. Ces embellissements correspondent à des périodes 

romane et gothique de prospérité. 

 

Au XIII ème ou au XIV ème siècle, la chapelle a été entièrement peinte. Des fresques sont visibles 



aujourd'hui seulement dans le chœur, à l'étage correspondant au grenier actuel. Deux programmes 

iconographiques se succèdent: le premier au trait assez naïf évoque des thèmes religieux dont un   

Christ en gloire, le second des scènes de batailles dans lesquelles s'affrontent des cavaliers protégés 

par des heaumes et des boucliers.  

Les fresques de Saint- André ressemblent beaucoup à celles de l'église de Saint-Julien de Poncé- 

sur-Loir dans la Sarthe et il est vraisemblable que l'école de la Vallée du Loir soit venue à Neuvy-

le-Roi. 

La charpente en chêne à chevrons-portant-fermes a pu bénéficier d'une datation dendrochrono- 

logique et fut le dernier ouvrage d'envergure réalisé à Saint-André à la fin du XV ème siècle. 

 

En 1768, l'archevêque de Tours reconsacre la chapelle selon le procès verbal enregistré dans le 



registre paroissial. La chapelle est alors recouverte d'un enduit blanc supportant 12 croix de 

consécration dont 10 sont encore visibles de nos jours. 

 

 

 





 Le culte fut célébré jusqu'en 1791 et le culte constitutionnel jusqu'en 1794 à Saint-André. La  

dernière procession annuelle des reliques eut lieu en 1790. 

Les bouleversements révolutionnaires vont avoir raison du caractère sacré de Saint-André et ouvrir 

une période de dégradations et de vicissitudes pour l'édifice. 

En 1796, le 28 thermidor an IV, l'église est vendue comme bien national à un marchand de Tours, 

François Loiseau Lestard, qui y installe une fabrique de salpêtre, ce dernier étant extrait des piliers 

des églises, en particulier de ceux de l'église paroissiale. La commune s'appelle alors Neuvy- la 

Loy. 


En 1798, le10 floréal an VI, un notaire royal, fervent catholique, Charles Rondeau Martinière 

achète Saint- André, ce sera le dernier propriétaire à posséder l'ancienne église dans sa totalité. 

 

Entre sa représentation en 1789 sur le Terrier de Béthune-Sully et celle sur le cadastre dit 



napoléonien de 1834, on constate que la chapelle a été amputée de 7 mètres sur sa longueur et que 

l'édifice se trouve maintenant très en retrait sur la rue. L'église paroissiale ayant besoin d'un  

nouveau portail, c'est très vraisemblablement Charles Rondeau Martinière qui a permis en 1802, le 

transfert du portail roman du milieu du XII ème siècle de l'ancienne église Saint- André, devenue 

un bâtiment utilitaire, sur le mur sud de l'église Saint-Vincent où l'on peut l'admirer actuellement. 

Le transfert du portail a entraîné l'arrachement de la façade ouest et la mise en place d'une nouvelle 

façade, en large retrait par rapport aux autres habitations de la rue Saint- André. 

 

En 1829, Charles Rondeau Martinière vend la chapelle à deux propriétaires qui la partagent en 



deux corps de bâtiments distincts aux destinations différentes. Un mur de séparation est donc 

construit aux deux tiers de la nef (il a été abattu par l'association). La partie ouest devient une 

grange, la partie est correspond à une occupation domestique. 

La partie est subit de profonds remaniements, le chœur devient le logement d'un ouvrier, pourvu 

d'un grenier. A cette occasion est construit un mur à l'emplacement de l'ancien mur porteur de la 

voûte pour délimiter la pièce d'habitation (de nos jours ce mur est percé d'une porte visible au fond 

de la nef, donnant sur la pièce dite du logement). 

Avec les changements de propriétaires, les modifications que l'on peut voir aujourd'hui se mettent 

en place: cheminée, portes sur le mur nord, escalier, cave,..... 

 

La partie ouest a servi en 1935 de séchoir d'où les traces de portique dans les murs concernés, en 



1950 de cellier, en 1975 d'entrepôt pour un magasin d'électroménager. A cette dernière occasion, le 

sol est décaissé de 80 centimètres et une dalle de béton est coulée à la place de l'ancien pavage. 

 

En 1989, les deux propriétaires du bâtiment sont désireux de vendre leurs lots respectifs. On peut 



craindre que la chapelle Saint-André échappe au patrimoine de Neuvy-le-Roi. Dans le but de la 

sauvegarder, un couple de Noviciens, Yves et Anne-Marie Babonaux s'en portent acquéreurs. 

 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 



 

 

 



 

 

Chevet plat et baie géminée, façade est. 



 

 

 Cette gravure d'Anne Frigière réalisée lors de l'été 1989 est à l'origine du logo de l'association  



«Les Amis de la chapelle Saint-André». 

 

 



 

 



Sauvetage de l'édifice et création de l'association. 

 

Il semble intéressant de dresser le bilan, au cours des vingt ans écoulés, des actions entreprises pour 

le sauvetage, la restauration et l'animation culturelle de l'ancienne église Saint-André de Neuvy-le- 

Roi appelée de nos jours chapelle Saint-André.  

Deux volets sont à considérer : les études archéologiques et historiques dont l'édifice a bénéficié, et 

les travaux de restauration qui ont été réalisés. 

Yves et Anne-Marie Babonaux deviennent propriétaires le premier décembre 1990 et sollicitent la 

protection de l'ancienne église au titre des Monuments Historiques. Le 3 août 1992, la DRAC de la 

Région Centre inscrit l'édifice à l' Inventaire des Monuments Historiques. 

La première mission est de sauver de l'oubli et de la dégradation ce petit monument fondé au  

VI ème siècle et situé au cœur du village, sur un cheminement quotidien pour les habitants. 

 

 



                                1989                                                                        1994 

Au Printemps 1991, une trentaine de bénévoles consacrent leurs samedis à un premier travail qui  

consiste à dégager l'édifice et à le rendre visible. 

Ils déblaient la façade ouest occultée par un bâtiment commercial abandonné, nettoient les murs 

envahis par une végétation anarchique. Une porte de verre est installée pour fermer l'édifice.    

Enfin, le mur qui sépare la nef primitive et qui a été construit après 1829 et la vente de la chapelle à 

deux propriétaires différents est abattu.  

La chapelle retrouve une première cohérence avec une nef et un chœur mesurant respectivement 12 

et 5 mètres de longueur. L'espace dégagé correspond à celui de la nef sur le modèle basilical des 

églises du haut Moyen-Age. Le chœur fermé à l'est par un chevet plat a subi d'importantes  

transformations dans la seconde partie du XIX ème siècle puisqu'on y a aménagé un logement  

d'ouvrier agricole et un grenier.  

Des fresques sont d'ailleurs découvertes dans la partie grenier à laquelle on accède par un escalier 

extérieur accolé à la façade est ou chevet plat de l'ancienne église. 

 


Chevet plat vu des jardins. 

 

Au prix d'un travail considérable, la chapelle Saint-André peut abriter durant l' été 1991, la Maison 



du Pays de Racan. Ce petit office de tourisme qui propose documentations et circuits de 

découverte, produits locaux et objets artistiques, animé uniquement par des bénévoles, accueille 

4000 personnes en quelques mois.  

La chapelle va remplir un rôle d'accueil touristique en liaison avec l'association des Trois Vallées 

du Pays de Racan jusqu'en 2000. Dés le début, elle se définit comme un espace social et culturel 

ouvert.  

De nombreux partenaires apportent une contribution gratuite à sa mise en valeur: fleurissement, 

signalisation, etc (CRP Fontenailles, Entreprise Motreuil,...). 

 

En octobre 1991, se crée l'association «Les Amis de la chapelle Saint-André» dont le but est la 



restauration de l'édifice et son ouverture aux divers publics à des fins culturelles ou artistiques. 

Les Noviciens vont pouvoir se réapproprier ce lieu qui appartient à leur patrimoine. 

Etudes archéologiques et travaux de restauration vont alors se succéder. 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 



Etudes archéologiques. 

 

Etude du bâti 

 Dés avril 1992, Henri Galinié, directeur de recherches, directeur du laboratoire Archéologie et 

Territoires à l'Université de Tours écrivait : 

La chapelle Saint-André présente un intérêt archéologique incontestable. L'état de conservation 

des élévations de l'édifice invite à une étude détaillée des vestiges, indispensable pour en 

reconstituer la chronologie relative dans un premier temps. La datation des différentes 

composantes de l'édifice, dont certaines peuvent remonter au moins au haut Moyen-Age, 

nécessitera un travail de recherche systématique et de longue haleine. 

Tel qu'il se présente, l'édifice constitue un champ d'expérimentation pour développer des 

techniques de relevé du bâti et former des étudiants de l'Université de Tours. 

 En 1993, deux étudiantes en Maîtrise des Sciences et Techniques d'Archéologie Préventive, 

Béatrice Favreau et Gaëlle Jacquet vont consacrer une première étude à la chapelle : Neuvy-le-Roi. 

Chapelle Saint-André. Étude archéologique, sous la direction d'Alain Ferdière et Henri Galinié, 

Université François Rabelais de Tours.  

Durant plusieurs mois, elles réalisent un travail tout à fait remarquable de relevés des élévations de 

l'édifice.  

Elles vont utiliser l'analyse stratigraphique comme en fouille. Étudiant le liant (analyse de la 

couleur, de la granulométrie et de la composition macroscopique du mortier) et l'appareillage (ici 

moellons ou pierres de taille en tuffeau) , elles regroupent fiches et croquis mur par mur. Le résultat 

aboutit à une première proposition des grandes lignes de l'histoire du bâti de la chapelle. 

 

 Virginie Blanchard va poursuivre leur étude, avec sa Maîtrise d'histoire : Ancienne église Saint-



André. Étude archéologique, sous la direction d'Henri Galinié et Élisabeth Lorans, Université 

François Rabelais de Tours, 1995.  

Elle tente de déterminer les phases de construction, de réfection et d'occupation. Les textes 

historiques étant insuffisants pour établir une chronologie de l'édifice, elle va approfondir l'analyse 

archéologique des murs. Elle étudie le type d'appareil, les peintures murales, les ouvertures, la 

charpente. Son travail très approfondi aboutit à une chronologie relative. 

Les textes historiques et les comparaisons avec des édifices présentant des caractéristiques 

similaires avec la chapelle Saint-André lui permettent de proposer également une chronologie 

absolue. 

Elle distingue 5 périodes dans la construction après l'étude des relevés des différents murs. 

                                                                   -La première est représentée par le mur nord de la nef 

actuelle et son appareil (qui imite le petit appareil antique) et correspond à un simple édifice 

rectangulaire ou basilique. Elle est contemporaine ou antérieure au X ème siècle. 

                                                                    -La seconde commence au XI ème siècle pour s'achever 

à la fin du XII ème ou au début du XIII ème siècle. Le chœur est mis en place. 

                                                                    -Au cours de la troisième période, le chœur est 

agrémenté d'un chevet plat et voûté. Six contreforts soutiennent le voûtement (soit d'ogives soit 

d'arêtes). Les doubles fenêtres romanes sont ouvertes sur le chevet. 

La chapelle a été très probablement entièrement peinte au XIV ème siècle. La charpente en chêne à 

chevrons-portants-fermes date de la fin du XV ème siècle. 

Cette période se termine en 1796 avec la vente de l'église comme bien national. 

                                                                    -La fin de la quatrième période est difficile à dater mais 

elle correspond à la mise en place des éléments du logement de l'ouvrier et de la grange. 

La façade ouest est reconstruite pour y installer des portes de grange après l'enlèvement du portail 

roman qui est installé sur la façade de l'église Saint-Vincent. L'édifice perd 7 mètres en longueur. 



La vente de la chapelle à deux propriétaires différents en 1829 entraîne la construction d'un mur  

séparatif à l'intérieur de la nef. 

La partie ouest fait usage de grange. La partie est se transforme en logement d'ouvrier agricole. Un 

mur sépare désormais la nef du chœur pour délimiter la pièce d'habitation au-dessus de laquelle on 

installe un grenier.                                                               

                                                           -La dernière période voit un certain nombre de reprises : 

ouvertures de portes utilitaires, creusement d'une cave, percements de trous pour recevoir des 

poutres destinées à servir de séchoir, décaissement du sol de la nef, enlèvement du pavage remplacé 

par un dallage de béton, base des murs enduite de ciment. 

 

Les historiens de la Société archéologique de Touraine, Clément Proust, l'abbé J J Bourassé, l'abbé 



C Chevalier, Louis-Auguste Bosseboeuf se sont intéressés à l'ancienne église Saint-André. Ces 

érudits ont publiés des articles de valeur la concernant. Cependant, il semble que se basant sur 

l'observation, la connaissance des édifices similaires, les textes historiques et n'ayant pas à leur 

disposition les méthodes d'étude archéologique des élévations actuelles, ils aient eu tendance à 

dater plus anciennement certaines parties de l'édifice en particulier la nef et le chœur. 

                                                                                                                                             N  

 

Plan au sol : G Amalric, B Favreau, G Jacquet. 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

10 



 

                                                     Plans par périodes antérieures à 1796 

 

 

 



 

 

 B Favreau, G Jacquet, V Blanchard. 



 

 

 



 

 

 



 

11 


 Plans par périodes postérieures à 1796. 

 

 



 

 

 



 

 

ouest                                                                                                                                                est 



 

 B Favreau, G Jacquet, V Blanchard. 

 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



12 

 

 

 



 

 

ouest                                                                                                                                                  est 



Coupe Mur nord, face interne: 

Relevé : B. Favreau et G.Jacquet, 1993. Relevé : V. Blanchard,1994 

 

 

 



 

 

 



 

 

 



13 

 

 

 



nord                                                                                                                                  sud 

Coupe Mur ouest, face externe: 

Relevé : B Favreau et G Jacquet, 1993. Relevé : V Blanchard, 1994. 

                             

 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

14 


 

 

sud                                                                                                                                              nord 



 

Coupe Mur est, face externe. 

Relevé : B Favreau et G Jacquet, 1993. Relevé :V Blanchard, 1994. 

 

 



 

15 


Les peintures. 

 

Christ en gloire et scènes de bataille (Cliché A M Babonaux). 



  

Au XIII ème ou au XIV ème siècle, la chapelle a très probablement été entièrement peinte. Des 

traces de fresques à l'état de fragments s'observent dans le chœur. 

Deux programmes iconographiques sont repérables, l'un représentant des personnages pacifiques 

dont un Christ en majesté, l'autre des scènes de bataille. Le premier programme, au trait naïf et très 

effacé par le temps a pourtant été dessiné sur le second, d'inspiration nettement plus guerrière. 

On retrouve ces fresques monochromes rouges sur les trois murs sud, nord et est du chœur au 

niveau du grenier. Elles se poursuivent à l'étage du logement car elles sont clairement recoupées 

par le plancher du grenier.  

Ces fresques se retrouvent également sur de nombreuses pierres de réemploi dont des colonnettes  

ornées de chevrons exposées actuellement dans la pièce dite du logement de l'ouvrier. Ces 

colonnettes se retrouvent dans la cave, le mur intérieur de la face ouest, la façade intérieure, le mur 

sud intérieur, ce qui permet de dire, (si l'on considère que ces pierres de réemploi présentant le 

même type de peintures proviennent toutes de l'édifice) qu'une grande partie de la chapelle était 

peinte. 

 Les fragments de fresques figurent des cavaliers s'affrontant avec des lances. Les cavaliers sont 

protégés avec des heaumes et des boucliers. Un personnage, représenté les mains levées vers le 

ciel, porte des chausses dont le bout est recourbé vers le bas  Il s'agit de chaussures armées de 

pièces de fer qui se posaient sur la maille des bas de chausse. La petite taille des boucliers peut 

laisser supposer que les cavaliers portaient des cottes de maille. Virginie Blanchard, en fonction de 

ces éléments date ces peintures du XIII ème siècle. 

Les scènes de bataille évoquent celles représentées à Poncé-sur-Loir dans l'église Saint-Julien. Les 

peintures de Saint-André sont en mauvais état et on peut rêver de leur restauration quand 

l'intégralité de l'édifice sera recréée. 

 

 

16 



Relevé : B Favreau, G Jacquet, 1993. Relevé : V Blanchard, 1994. 

Fresques du mur est, face interne. 

Arc entre le mur est, face interne et le mur sud, face interne. (Cliché V Blanchard). 

17 


 

Fresques sous l'arc ogival est (B Favreau ,G Jacquet,V Blanchard). 

             Fragments de fresques : scènes de bataille, chevaux et cavaliers (Cliché A M Babonaux) 

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Colonnettes ornées de chevrons. 

 

Fresque de couleur rouge, verte et jaune: croix (Cliché V Blanchard). 



 

 

 



 

 

 



 

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Fresque : croix de consécration, 1768 (Cliché V Blanchard). 



 

 

En 1768, l'église Saint-André a été reconsacrée par l'archevêque de Tours. On ignore à la suite de 



quel événement. A cette occasion, l'église est recouverte d'un enduit blanc sur lequel 12 croix de 

consécration sont apposées. Il s'agit de rosaces de couleur rouge. Seules celles de la nef sont encore 

visibles. 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 

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La façade ouest et le portail roman de Saint-André  

Si on examine la représentation de la chapelle sur l' Atlas des plans à terrier des terres de 



mademoiselle de Béthune en Touraine datant de1789la chapelle, dans le centre du bourg se 

présente comme un édifice rectangulaire, se prolongeant jusqu'à la rue. 

Sur le cadastre de 1834, la représentation est différente, le rectangle est plus petit en longueur et se 

trouve en retrait par rapport à l'alignement de la rue.  

                         Atlas de Béthune : gros plan sur la chapelle (lot 216) : Fonds Henriette de Béthune-

Sully, Archives Historiques de Touraine. 

Cadastre de 1834 : gros plan sur la chapelle (lot 483 et 484). Archives de Touraine. 

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En 1796, lors de la vente comme bien national, les dimensions étaient identiques à celles de l' 

Atlas.  

En 1829, lorsque Charles Rondeau Martinière vend la chapelle à deux propriétaires différents , 

l'édifice est considérablement raccourci. Entre ces deux dates, le bâtiment a perdu 7 mètres de 

longueur. Que s'est-il passé entre 1796 et 1829 ? 

En 1798, le citoyen Loiseau Lestard, marchand à Tours revend la chapelle à Charles Rondeau 

Martinière, notaire royal. Cet habitant de Neuvy-la Loi, très estimé de ses compatriotes, est connu 

pour son engagement dans la résistance royaliste et sera d'ailleurs révoqué de ses fonctions de 

maire. Fervent catholique, on peut penser qu'il achète l'ancienne église pour la protéger. 

 

Après le concordat de 1801, les biens de l' Eglise vendus comme biens nationaux restent privés. 



Comprenant que l'église Saint-André ne retrouverait jamais son caractére sacré, Charles Rondeau 

Martinière a probablement permis le transfert du portail roman de Saint-André à l'église paroissiale 

Saint-Vincent. Cet événement est alors à mettre en liaison avec la reprise de la façade ouest pour 

mettre en place de simples portes de grange. Les murs nord et sud de la nef sont alors partiellement 

détruits et l'édifice perd 7 mètres en longueur. 

Tout cela explique que la façade ouest actuelle soit banale. Cependant, des travaux de restauration 

récents l'ont considérablement améliorée. 

 

 



   

 

 



 

Cadastre de 1979. 

 

 

   



 

 

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A ce jour, aucun texte ne nous permet de dire de quelle autorité dépendait l'église Saint-André. 

Etait-elle privée, ou sous la tutelle de l'église paroissiale, cette dernière appartenant elle-même à 

l'abbaye de Marmoutier ? 

 

 



 

 

 



 

 

Portail de l'église Saint-Vincent. 



 

 

 

 

 

 



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Travaux de restauration. 

 Tous les travaux de restauration réalisés à la chapelle Saint-André l'ont été après l'approbation des 

architectes des Bâtiments de France et sous leur contrôle étroit. 

 Les travaux les plus urgents mais aussi les plus onéreux concernaient la réfection de la charpente 

et de la toiture. Des infiltrations d'eau rendaient les activités à l'intérieur du bâtiment difficiles. Le 

toit de tuiles et d'ardoises ne pouvait plus se satisfaire de pansements. Cependant, sa réfection 

devait s'accompagner de celle de la magnifique charpente à chevrons-portants-fermes du XV ème 

siècle. Ces travaux, de plus, ne pouvaient se réaliser sans un cerclage des murs. 

 

Toit avant réfection. 



Charpente avant réfection. 

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La première tranche de ces travaux a été réalisée en 1994 et 1995 et confiée aux entreprises Jean-

Marie Lubet, pour la toiture et la charpente et Plée pour le renforcement des murs. 

Le montant des travaux pour cette tranche s'élevait à 300.000 francs. Les subventions furent 

obtenues auprès de la DRAC du Centre (72.000), de la Protection des Monuments historiques 

(50.000) , de la Sauvegarde de l' Art français (30.000) et de la Fondation des Pays de France 

(140.000). 

L'association avait présenté son projet : «Le Patrimoine au service du développement local. Projet 



de valorisation de la Chapelle Saint-André» à la Fondation des Pays de France du Crédit agricole. 

Il fut sélectionné et récompensé. Les membres du bureau de l'association, accompagnés du maire 

de la commune, Patrick Cintrat reçurent leur prix dans les locaux de la direction régionale à Tours. 

L'association qui comptait environ 55 adhérents comme actuellement, participa pour 14.000 francs 

(adhésions, dons des propriétaires). 

  

 



Travaux sur la toiture. 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

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 Spectaculaires travaux sur la charpente  

 


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La seconde tranche concernant la restauration de la charpente et de la toiture du chœur fut réalisée  

par l'entreprise J-M Lubet au printemps 1999. Le budget s'élevait à 90 000 F. Les subventions 

furent accordées par l'Etat (DRAC du Centre) et le département (Conseil général). En juin 1999, la 

chapelle était hors d'eau et en quelque sorte sauvée. 

 

 



Charpente restaurée 

De nombreux travaux moins spectaculaires concernèrent la fabrication de nouvelles portes et 

fenêtres qui ne présentaient plus aucun caractère de protection ni de sûreté. Elles avaient été 

ouvertes lors de la séparation de l'édifice, au milieu du XIX ème siècle. 

La signalétique du lieu, voulu comme un point de rencontre a été définie : fronton illustré, plaque 

indicative. 

Plusieurs années de suite, la chapelle grâce au soutien du CRP Fontenailles reçut un prix de la  

commune pour la qualité de son fleurissement. 

En juin 2004, la façade ouest a bénéficié d'un ravalement et d'un nouveau portail. Ces travaux ont 

été confiés après l'accord et les indications de l'architecte des Bâtiments de France aux entreprises 

Terca et Lespinasse. On notera que les travaux ont été pratiquement toujours attribués à des 

entreprises locales. La façade principale et son portail ont bénéficié sur un coût de 9130 euros de 3 

subventions : 1700 euros du Conseil général, 2000 euros de la Communauté de Communes Racan, 

1500 euros de la commune de Neuvy-le-Roi. Les fonds restants furent fournis par l'association. 

 

 

 



 

 

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 Le parvis, réalisé en mai 2007 a considérablement embelli l'entrée de la chapelle. Le budget 

consacré à la réalisation du parvis s'élevait à 9870 euros. Les subventions des collectivités 

territoriales qui permirent de concrétiser le projet furent respectivement de 4900 euros pour le Pays 

Loire Nature, 1100 euros pour la Communauté de Communes Racan, 2000 euros pour la commune 

de Neuvy-le-Roi. 

 Les journées du patrimoine 2007 ont vu l'inauguration du parvis. Que de chemin parcouru ! La 

chapelle accueille chaque année de nombreuses manifestations culturelles. Dés le début, le projet 

de restauration et la volonté d'en faire un lieu à vocation culturelle sont allés de pair pour les 

propriétaires, l'association et les différents sponsors. 

La musique y est largement représentée avec des concerts instrumentaux ou vocaux. La qualité 

acoustique du lieu permet des enregistrements. 

Séances de lecture et dédicaces d' auteurs attirent de nombreux lecteurs. Des expositions de 

peintures, sculptures, tissus y sont présentées chaque été. La chapelle entend poursuivre ce rôle  

d' espace vivant dédié aux rencontres artistiques et ouvert à tous.  

 

 Les projets concernant d' autres travaux de restauration sont à développer. La restitution de 



l'intégralité du lieu permettrait de retrouver l' édifice primitif débarrassé des aménagements 

utilitaires du XIX ème même si la pièce dite du logement présente un certain intérêt 

ethnographique. Dans ce cas la restauration des fresques du chœur actuellement inaccessibles dans 

le grenier trouverait toute sa valeur. 

 


 

Façade ouest restaurée 



  

 

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Archives de Touraine (Archives historiques de Touraine). Vente de biens nationaux Q 453. 

 

 Un corps de bâtiment ci devant appelé la chapelle Saint André situé au chef lieu de la commune de 

Neuvy la Loy. De la longueur d'environ quatre vingt quatre pieds sur vingt quatre pieds de largeur 

et quatorze pieds de hauteur avec son tour d'échelle seulement ayant son ouverture au couchant 

sur la rue, ledit bâtiment couvert de tuilles et en mauvaise réparation, se trouvant à ........ en entier, 

enduire en majeure partie et repiquer en plusieurs endroits joignant du bourg de Neuvy aux 

citoyens urbains Moureau et Veuve Maturin Pesnard, du nord aux héritiers Brosser, d'un bout du 

levant aux citoyens Poisseau et Veuve Pierre Mouger et d'autre bout du couchant à la rue appelée 

Saint andré. (sic) 

 

Le «commissaire du Directoire exécutif près l'administration municipale du canton de Neuvy» est 

le citoyen François Rémy Belle. L'expert géomètre nommé par l'acheteur porte le nom de Louis 

Barthélemy Leroy. 

L'acte en question est signé également par plusieurs administrateurs du département. 

 

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Liste des propriétaires. 

Doc : V Blanchard 

 

 



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                                                                              Madeleine FARGUES. 

                                                                                       Mars 2010. 

                                                                      Les Amis de la Chapelle Saint-André. 

            



 

 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 



 

 

 





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