Saint hyacinthe


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part du mariage de leur fille, 

Berthe, avec M. Gilles Payne, 

fils do M. et de Mme René 

Payne, également de Notre* 

Dame-de-Grâce. La bénédiction 

nuptiale leur sera donnée à 

neuf heures, à l'église Notre- 

Dame-de-Grâce, par le Rév. 

Père Guay, curé de la paroisse, 

le samedi 19 août.

— M. et Mme Frédéric Bru­

net, de Verdun, ont le plaisir 

d'annoncer le mariage de leur 

fille, Liliane, avec M. Georges 

Sabourln, B.A.Ing.P., fils de M. 

et de Mme Honoré Sabourin, de 

Montréal Le mariage sera cé­

lébré le samedi, 9 septembre, 

à l'église Notre-Dame des Sept- 

Douleurs, de Verdun.

MLLE CELINE LAGACE, fille de M. et de Mme Alphonse 

Lagacé, et M. PIERRE PAUL DAVID, fils de M. et de Mme 

Léopold David, dont lo mariage sera béni dans l'intimité, le 

samedi, 26 août, â l'église St-Joseph de Bordeaux.

La princesse 

Anne a 11 ans

BALMORAL, Ecosse. (UPI)

— La ravissante princesse An­

ne a célébré son onzième anni­

versaire de naissance, mardi, 

par un pique-nique et un parti 

au cours duquel on a mangé un 

énorme gâteau rose et blanc.

La petite princesse, qui a 

tout récemment écourté ses 

cours d’équitation et ses jeux 

à l’extérieur pour commencer 

à prendre des leçons de cuisi­

ne, a partagé son pique-nique 

traditionnel avec le prince 

Charles, son jeune frère, An­

drew, trois cousins d’Allema­

gne ainsi que les fils et filles 

des dames de compagnies de 

sa mère et des écuyers de la 

maison royale.

Son père, le prince Philip et 

son oncle, Antony Armstrong- 

Jones avaient remisé les fusils 

de chasse dont ils s’étaient ser­

vis au cours de la matinée pas­

sée sur les "Moors” et assisté 

à la réception organisée par la 

reine et la princesse Marga­

ret. Sous un soleil radieux, 

tous ont campé sur les terrains 

de la résidence royale, encore 

humides d’une ondée matinale.

Anne, qui par tradition, com­

me princesse royale, a droit à 

“un traitement de faveur" le 

jour de son anniversaire, a pro­

fité d’une promenade à che­

val. Elle est ensuite retournée 

a ses jeux d’enfants. La prin­

cesse a reçu également deux 

autres cadeaux traditionnels, 

un de sa mère et un des villa­

geois de Balmoral. La reine 

Elisabeth lui a offert une perle 

graduée pour ajouter au col­

lier commencé à sa naissance 

alors que les villageois lui ont 

remis un mignon bouquet de 

bruyère blanche avec leurs sou­

haits de "Bonne chance 1"

MLLE CLAIRE CHARLAND, fille de M. et de Mme R. F. 

Charlnnd, de Strathmore, et M. EARL WAGUESPACK, fil* 

d# M. et de Mm* H. Waguespack, de Garyville, Louisiane, 

dont le mariage sera célébré le samedi, 26 août, à l'église 

Sainte-Jeanne-de-Chantal, de Strathmore, Qué.

MLLE CECILE MARCIL, fille de M. et de Mm* Rodolphe 

Mardi, et M. NORMAND VEILLETTE, fils de M. et de Mme 

Napoléon Veillette, dont le mariage aura lieu dan* l'intimité, 

le samedi, 16 septembre, à l'église de l'Enfant-Jésus, de Tracy.



Réceptions

Plusieurs réceptions seront 

données, ce jours prochains, en 

l’honneur de Me Paule Tardif, 

avocate de Pointe-Claire et do 

Beaconsfield, à l’occasion de 

son prochain mariage, le same­

di, 2 septembre, avec Me Jean- 

Claude de Lorme, avocat de 

Montréal. Mercredi le 23 août, 

un thé sera offert par Mme J.- 

Albert Francoeur, à sa résiden­

ce de Lakeside; vendredi, le 25, 

Mlle Hélène Ranger et Mme 

Stewart Spalding recevront, à 

la résidence de Mlle Ranger, 

pour un shower de verrerie alors 

que Mme Alfred Sirois rece­

vra, à l’heure du thé, à sa ré­

sidence de Notre-Dame-de-Grâ- 

ce, le lendemain.

—Mme Jacques Gaulin a re­

çu, ces jours derniers, pour un 

sower de tasses, à la résidence 

de sa mère, Mme Henri Gau­

thier de Hull, en l’honneur de 

Mlle Louise Radakir, à l’occa­

sion de son prochain mariage.

— Le notaire et Mme 

Gérard 

Tardif, de Pointe-Claire et 

Beaconsfield, sont heureux de 

faire part du mariage 

de 

leur 

fille, Paule, avocate, avec Ma 

Jean-Claude 

de 

Lorme, avocat, 

fils de M. et de Mme Adrien 

de Lorme, de Montréal La bé­

nédiction nuptiale leur sera 

donnée par le recteur du collè­

ge Ste-Marie, le Rév. Père 

Réal Lebel, s.j., le samedi, 2 

septembre, à onze heures, à 

l’église St-Joachim, de Pointe- 

Claire.

Ottawa

Le colonel et Mme Guy de 

Pouvourville ont offert, lundi, ■ 

une réception à l’ambassade 

de France, à l’occasion de leur 

prochain départ d’Ottawa. Ils 

ont présenté à leurs invités, 

le nouvel attaché militaire près 

l’ambassade de France, le co­

lonel Yves Rupied et son épou­

se. Ils sont parmi les passa­

gers qui quitteront Montréal, 

à bord de l’Homeric, le vendre­

di, 18 août, pour Southampton 

et Le Havre.

—Le chargé d’affaires (ad in­

térim) de l’Indonésie et Mme 

B. P. H. Bintara offrent une 

réception, ce soir, à l’ambassa­

de, à l’occasion de la fête na­

tionale.

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Mlle LUCILLE FRAPPIER, fille de M. et de Mme Roland 

Frappier, de Saint-Robert, et M. LEONCE SALVAS, B.Comm., 

fils de M. et de Mme Médard Salvas, de Yamaska, dont fa 

mariage sera béni le samedi 19 août, 6 onze heures, à l'église 

paroissiale de Saint-Robert.



A4, 

et

 Mme 

Vanier sont à Paris

PARIS. (AFP) — Le gouver­

neur général du Canada et Mme 

George Vanier font un séjour à 

Paris à titre privé après avoir 

passé des vacances en 



Breta­

gne.


Le vice-roi du Canada qui a

résidé de longues années en 

France, comme ambassadeur, 

repartira, avec Mme Vanier, le 

29 août, par avion, pour Québec.

Ils passeront le mois de sep­

tembre dans leur résidence 

d’été de la citadelle.

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(Photo LA PRESSE)

MADAME ALBERT CHAUVET, 

passe quelques jours 6 Mont­

réal chez sa soeur Mme Yves 

Duchêno. Venue d'Haïti d'où 

elle est originaire, la visiteuse 

dit sa profonde admiration 

pour les arts pratiqués lè-bas : 

sculpture sur acajou, musique 

folklorique et théâtre français.



Nina K. se 

montre très 

intéressée

MOSCOU. (AFP) - "Il se 

peut que nous n’ayons pas le 

temps de revenir ici", avait 

tout d’abord déclaré Mme Nina 

Petrovna Khrouchtchev, venue 

visiter l’exposition française de 

Moscou. Mais, de plus en plus 

intéressée par ce qu’elle voyait, 

et charmée de l’accueil que lui 

avait réservé le personnel fran- ,s 

çais de l’exposition, elle a chan­

gé d’avis et a déclaré à plu­

sieurs reprises : “Il faut que 



i 

nous revenions voir toutes ces 

choses en détail.”

Après qu’elle eut visité le 

stand de l’automobile, les jour­

nalistes ont demandé à l’épouse 

du président du conseil de 

l’URSS pourquoi l’on ne voyait 

pas dans les rues de Moscou la 

"Floride" qui avait été offerte 

à M. Khrouchtchev lors de sa 

venue en France. "C’est que, 

voyez-vous, a répondu Mme 

Khrouchtchev, le père ne veut 

pas que les enfants la prennent. 

C’est une voiture rapide, et 

avec les jeunes, on ne sait 

jamais ... ils peuvent non seu­

lement abîmer la voiture, mais 

aussi se faire du mal."



| ‘'i

Les journalistes français 

qui accompagnaient Mme 

Khrouchtchev ont été vivement 

impressionnés par l’intérêt 

qu’elle a manifesté devant une 

turbine de la centrale marée- 

motrice qui doil être montée, 

au cours des années 

à 

venir, 


en 

Bretagne, dans l’estuaire de la 

France. “Cette nouvelle sour- U 

ce d’énergie, a-t-elle déclaré, 

est très ingénieuse et les tech- ; 

niciens français semblent avoir . 



marqué un point sur les nôtres." Il

Beaux Mant. de Castor

Tondu

*339


de Perse

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22/LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 17 AOUT 1961

Le festival du cinéma

La fresque de Federico Fellini

mmm

■$

 J Concerts



par Gilles Marcotta,

Renault Gariépy,

Simona Augar,

Claude Gingrat

Qu’est-ce donc que "La dolce 

vita"? Une chronique scanda­

leuse ou, comme l’ont dit cer­

tains critiques, le réquisitoire 

le plus violent qui ait jamais 

été dressé contre certaine so­

ciété moderne? Une oeuvre fon­

cièrement païenne, ou d’inspira­

tion chrétienne? Un film à sket­

ches, discontinu, inégal, ou une 

fresque bien composée?

Je ne risquerai, pour moi, de 

réponse nette qu'à la dernière 

question. Malgré l’abondance et 

la diversité des éléments qui 

y entrent, ‘‘La dolce vita" 

m’apparaît bien comme une 

oeuvre profondément une, sou­

tenue de bout en bout par une 

forte passion. Bien entendu, Fel­

lini a puisé abondamment dans 

la chronique romaine, allant 

même jusqu'à reconstituer cer­

tains événements (la baignade 

d’Anita Ekberg dans la fontai­

ne de Trevi) avec les personna­

ges mêmes qui les avaient vé­

cus. Mais Balzac a fait de mê­

me, et nul n’oserait prétendre 

que ‘‘Splendeurs et misères des 

courtisanes’’ soit un simple re­

portage. Ce qui compte, dans 

‘‘La dolce vita’’, c’est moins la 

matière elle-même, son coeffi­

cient d’actualité immédiate, que 

son utilisation: le mouvement 

que lui imprime Fellini, le sens 

dont il charge les événements.

Ce sens, il faut tenter de le 

définir ; ce qui signifie prendre 

parti devant le film. "La dolce 

vita”, c’est Sodome et Gomor- 

rhe. Trouvez-moi vingt justes ; 

trouvez-m'en dix ; cinq... La 

corruption décrite par le film 

n'est d’ailleurs pas circonscrite 

à la société de journalistes, de 

vedettes de cinéma, d’hommes 

et de femmes du monde qui 

en constitue la matière princi­

pale. Steiner (Alain Cuny) le 

pur intellectuel, qui lit le sans­

crit et joue du Bach, qui mène 

une existence quasi contempla­

tive, commet le crime le plus 

atroce : dans un moment de 

désespoir, il tue ses enfants. 

Une certaine façon de fuir la 

vie engendre une corruption 

plus profonde encore que de 

s’abandonner à ses turpitudes.

Mais les personnages de Fel­

lini ne sont ni des monstres, 

ni des dévoyés à l'état pur. 

Chacun d’eux manifeste, dans 

un moment de grâce ou d’aban­

don, qu'il n’est pas seulement ce

le concours 

artistique de 

la province

QUEBEC. (DNC) - M. Geor- 

ges-Emile Lapalme, ministre 

des Affaires culturelles, rappel­

le à tous les artistes que le con­

cours artistique de la province, 

qui porte cette année sur la 

peinture â l’huile, ou autres sor­

tes de peintures ou dessins en 

couleurs, aquarelle, gouache, 

pastel, etc., se termine le ven­

dredi 15 septembre, à 5 heures 

de l'après-midi.

On peut obtenir les règle­

ments et les formules d’inscrip­

tion en s’adressant à M. Gérard 

Martin, secrétaire des concours, 

ministère des Affaires culturel­

les, Hôtel du Gouvernement, 

Québec.


que la vie a fait de lui. Une 

certaine grâce enfantine, ré­

vélée tout à coup chez la 

vedette de cinéma (Anita Ek­

berg) ; une expression de ten­

dresse désolée dans le visage 

de la nymphomane Maddalena 

(Anouk Aimée) ; un geste dé­

sintéressé du journaliste (Mar­

cello Mastrioanni)... Mais ces 

lueurs de pureté s'éteignent 

une à une, au cours du film, 

et c'est ce qui en fait une sorte 

de descente aux enfers.

Faut-il préciser que "La dol­

ce vita” n’est pas l'oeuvre sa­

lace qu’une certaine publicité 

a décrite ? Je n’oserais dire 

carrément qu'elle est d’inspi­

ration chrétienne, car Fellini 

ne se dépouille pas d’une com­

plaisance un peu équivoque à 

l’égard de ses personnages, 

mais je suis convaincu que le 

film exprime un profond scan­

dale, et que ce scandale — il 

faudrait peut-être dire : hor­

reur -- est efficacement com­

muniqué.

Disons enfin l'évidence : que 

"La dolce vita” est, technique­

ment, un tour de force peut-être 

sans précédent dans l’histoire 

du cinéma.

Court métrage : "Anna la 

bonne”, de Claude Jutra, sur 

un poème de Jean Cocteau, 

avec Marianne Oswald. Un bril­

lant exercice de style.

G. M.

"LA PRIERE D’UN 

SOLDAT"

Les cinéphiles enragés (et ils



(Mssski Kob.y.shi)

LA DOLCE VITA (f*,,ini)

LA PRIERE D'UN SOLDAT 

LA MANO EN LA TRAMPA 

(Torra Niltaon)

FILMS EXPERIMENTAUX AMERICAINS

"LA MANO EN LA 

TRAMPA"

Un conte gothique, voilà com­

ment on pourrait définir “La 

main dans le piège”, de L. 

Torre Nilsson. Tous les élé­

ments 


sont : la tèmme sé­

questrée qu’on croit folle, le 

monstre bâtard qu’on a fait dis­

paraître, les soeurs exaltées qui 

vivent en recluses, l’étrange pa­

rente qui écrit toutes les se­

maines. Seule émerge de ce 

monde troublant une jeune fille 

qui perdra presque la raison 

à vouloir percer le mystère qui 

l’entoure.

Elle croyait son demi-frère 

fou furieux ? Elle apprendra 

qu’il est enterré depuis belle- 

lurette et que sa tante Inès, 

loin de mener une existence 

luxueuse aux Etats-Unis, vit 

depuis 20 ans dans la chambre 

interdite. Elle découvrira sur­

tout qu’Inès n’a jamais pardon­

né à son fiancé d’avoir retardé 

le mariage après en avoir fait 

sa maîtresse, qu’elle a préféré 

rompre et sauvegarder ainsi son

étaient nombreux ! ) qui avaient honneur. Elle s’attachera enfin

pris rendez-vous avec “La Prié 

re d’un soldat” à minuit, mer­

credi matin, au cinéma Loew’s, 

ont pu voir là un des films les 

plus bouleversants qui soient.

Le dernier d’une trilogie du 

réalisateur japonais Masaki 

Kobayashi (on l’a d’ailleurs pré­

senté au public) et qui a pour 

titre général ‘‘Ninken No Jo- 

ken” (La condition humaine), 

ce film en cinémascope, d’une 

durée de quelque trois heures, 

raconte la fuite devant les Rus­

ses, depuis le Mandchoukouo 

vers le sud de la Mandchou­

rie, de quelques soldats japo­

nais, sous la conduite de Kaji, 

qui est aussi le héros des deux 

premiers films.

Le vocabulaire me manque 

pour évaluer avec justesse la 

présence de Tatsuya Nakadai 

dans le rôle principal. Disons 

seulement qu’il sait être de 

façon émouvante ce Kaji, tou­

jours en quête de l’humain, 

tant chez les siens que chez 

l’ennemi, en quête de son 

épouse qui, l’espère-t-il, l’at- * 

tend toujours là-bas, et qu’il ne 

reverra d’ailleurs pas. Ce sou­

venir et cet espoir de l’épou­

se conditionnera tout son com­

portement.

Tatsua Nakadai est, il faut 

l’ajouter, admirablement ap­

puyé par les rôles secondaires, 

ainsi que par la caméra qui, 

se jouant de toutes les diffi­

cultés, fait ressortir toute la 

poésie de chacune des scènes 

ainsi que le caractère profon­

dément humain de Kaji et des 

autres.

Vraiment, on se prend à re­



gretter de n’avoir pas vu les 

deux premiers films, en dépit 

do l’absence de sous-titres et 

de la longueur (jamais trop 

longue) de “La Prière d'un 

soldat”.


R. G.

à celui qu’a aimé Inès se sé­

questrant à son tour dans l’ap­

partement où il viendra la vi­

siter : elle est tombée dans le 

piège.


Cette histoire, on le voit, est 

fortement teintée de romantis­

me : l’amour y est éternel, 

l’honneur, plus important que la 

vie, et le fantastique tout en­

semble, horrifiant et agréable.

Certains plans, certaine ex­

pression de Francisco Rabal ou 

d’Eisa Daniel, certaine scène 

réaliste (je pense au moment 

où le héros, prêt à posséder 

Eisa, enlève lentement ses bou­

tons de manchette : dans un 

film d’Hollywood, il l’aurait 

plutôt embrassée passionné­

ment) révèlent un metteur en 

scène original. Mais dans l’en­

semble, le film ne dépasse guè­

re le cadre du traditionnalisme: 

il raconte excellemment une ex­

cellente histoire. Sans plus. 

Nous sommes loin d'Antonioni 

et de Bunuel auxquels une pu­

blicité tapageuse s’est plu à 

comparer L. Torre Nilsson.

S. A.


FILMS EXPERIMENTAUX

(U.S.A.)

Hier après-midi, nouvelle 

séance de courts-métrages. Au 

programme : seize — je dis 

bien: seize films expérimen­

taux américains.

"Expérimentaux”, c’est-à-di­

re des essais tantôt profession­

nels, tantôt amateurs, de ci­

néastes connus, méconnus ou 

inconnus, qui cherchent (...) et 

qui tantôt frappent juste, tan­

tôt réussissent en tous cas à 

nous ennuyer profondément.

Bonne nouvelle : malgré l’in­

cohérence qu’entraine forcé­

ment une telle programmation, 

l’après-midi s’est assez bien 

passé. Nous avons vu surtout 

de bonnes choses et même 

quelques-unes qui pourraient 

être qualifiées de trouvailles.

"Jamestown Baloos” et 

"Science Friction” utilisent la 

technique du papier-montage. 

Des figures historiques (dans le 

premier fiim) et des photos de 

nos hommes d’Etat (dans le 

second) sont accolées à d’au­

tres corps, à des objets hété­

roclites. On leur fait faire les 

pires bêtises. Dans le second 

film, à un moment donné, les 

monuments les plus célèbres 

du monde (de l’Empire State 

Building à la Tour Eiffel) de­

viennent des fusées interplané­

taires. Le tout se déroule à un 

tempo continuellement chan­

geant et le résultat est. du plus 

drôle effet sur le public.

Robert Breer raconte la pro­

menade d'un monsieur et de 

son chien en couvrant l’écran 

blanc de petites lignes noires 

qui finissent par se rejoindre 

et former un dessin d'une du­

rée de quelques secondes seu­

lement.

"Gumbasia" et "Yantra” 



sont des jongleries extrême­

ment habiles à partir de divers 

objets (qui m'ont semblé être 

de simples morceaux de caout­

chouc mou dans le premier, 

des perles multicolores dans le 

second).

"A Movie” crée tout un ro­

man en mettant simplement 

bout à bout des images prises 

au hasard dans d'anciens films 

ou dans les actualités. Le nom 

du réalisateur, Bruce Conner, 

de gros chiffres de référence et 

les mots “THE END” revien­

nent sans cesse. Très divertis­

sant !

Dans le même genre comi­



que, Carmen d’Avino utilise le 

dessin purement cinématogra­

phique : tantôt la fioriture 

(comme dans "Motif”,) film 

"vertical” sur la construction 

d'une maison imaginaire, tan­

tôt le gros trait noir mêlé aux 

couleurs vives (les rails de che­

min de fer dans “A Trip”). 

D’Avino se distingue par sa 

brièveté et son effet toujours 

sûr.


En plus sérieux, voici tout 

d’abord “Desistfilm”, tourné 

dans une chambre où sont 

entassés des garçons et des 

filles rongés par l’ennui. Bien­

tôt, un couple se met à danser... 

La photographie et le son sont 

très mauvais, mais il est évi­

dent que cela complète l’atmo­

sphère.


"Dance Chromatic” est une 

réussite dans un genre nouveau 

montrant une danseuse à l’exer­

cice et, en surimpression, des 

traits de pinceau prolongeant 

les mouvements qu’elle fait, le 

tout sur une musique de Lou 

Harrison.

Dans "Bridges Go Round”, 

Shirley Clarke (dont nous ne 

verrons pas "The Connection”) 

photographie, dans la nuit, et 

en couleurs, les ponts entou­

rant New York, et laisse courir 

son imagination au moyen de 

surimpressions souvent origi­

nales.

Dans "House”, la camera 



se contente de photographier 

sous toutes sortes d’angles 

l’ensemble et toutes les pièces 

d’ameublement et de décoration 

d’une maison très moderne. 

Très belles couleurs, mais le 

tout dure deux fois trop long­

temps.


C. G.

A la Comédie-Canadienne


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