Commune d’Argiésans Rapport de présentation 1


PARTIE B Evaluation  des  incidences  des  orientations


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PARTIE B
Evaluation  des  incidences  des  orientations 
du  PLU  sur  l’environnement  et  mesures  de 
préservation et de mise en valeur retenues
1.  Les  incidences  du  projet  de  developpement  sur  les  espaces  naturels,  agricoles  et  forestiers  et  leur 
fonctionnalité ....................................................................................................................................................119
1.1. Un faible impact des zones ouvertes à l’urbanisation .................................................................................................................. 119
1.2. Une enveloppe urbaine contenue, qui limite la consommation foncière et des dispositifs qui favorise la densité ............................. 120
1.3. Un faible impact de l’urbanisation sur les milieux naturels les plus sensibles ................................................................................ 121
2. Les incidences du projet sur le fonctionnement écologique du territoire communal : une mise en valeur d’une 
trame verte et bleue à l’échelle communale .....................................................................................................122
2.1. Les forêts, réservoirs de biodiversité  ........................................................................................................................................ 123
2.2. Les haies et trames bocagères, éléments relais de la trame verte et bleue (TVB) ......................................................................... 123
2.3. Un faible impact de l’urbanisation sur les milieux naturels les plus sensibles ................................................................................ 121
3. Les incidences du projet en termes d’amélioration du cadre de vie .............................................................124
3.1.   La conservation des perspectives paysagères .......................................................................................................................... 124
3.2. Les déplacements doux, une alternative au ‘tout voiture’ dans la commune ................................................................................. 125
3.3. La protection des ressources naturelles ..................................................................................................................................... 127
3.4. La prise en compte des risques ................................................................................................................................................. 128

Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort - 2017 - Rapport de présentation
Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
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Le  plan  local  d’urbanisme  incite  à  davantage  de  compacité  dans  les  nouvelles 
zones  constructibles,  à  travers  les  réflexions  menées  dans  le  cadre  des  opérations 
d’aménagement et de programmation (OAP).
Enfin,  le  plan  local  d’urbanisme  apporte  des  garanties  de  pérennité  aux  activités 
agricoles  sur  le  territoire  communal,  tout  en  veillant  à  la  préservation  des  espaces 
naturels les plus sensibles, notamment les zones humides.
Incidences négatives ou risques potentiels 
Le PLU prévoit des possibilités d’urbanisation, à l’intérieur de la trame urbaine et en 
extension, qui auront nécessairement pour effet d’artificialiser de nouvelles surfaces de 
sols. Il s’agit pour l’essentiel d’extensions destinées à l’habitat. Cette « artificialisation 
» signifie en pratique que ces terrains, qui correspondent le plus souvent à des espaces 
cultivés, seront soustraits à l’agriculture et que leur aménagement peut en principe 
générer des impacts sur les sols adjacents (impacts indirects sur les activités agricoles, 
érosion/sédimentation liée aux rejets d’eaux pluviales...). 
Ces impacts prévisibles doivent toutefois être atténués dans le respect du rééquilibrage 
urbain demandé par le schéma de cohérence territoriale et traduit par le PLU (seuil 
de 3ha maximum de zone 1AU) et au regard des mesures de protection et de mise en 
valeur instituées par le PLU.
1.1. Un faible impact des zones ouvertes à l’urbanisation 
Les habitats naturels qui ont été identifiés au sein des secteurs 1AU sont principalement 
constitués de prairies fauchées ou pâturées.
Le secteur 1AU ‘Pâquis’ se situe au bord de la D83, au centre du village ; il se compose 
de trois parcelles, dont une comporte déjà un ancien bâtiment agricole désaffecté.
Comme pour le site des Chênelots, ces espaces présentent peu d’enjeux en termes 
de milieux naturels. La parcelle ‘partielle’, qui borde la rue du Pâquis, est occupée par 
une culture de maïs ; sa qualité écologique est donc faible. Compte tenu des pratiques 
agricoles (fauche, pâture et cultures céréalières intensives) sur l’ensemble de ce site, 
l’intérêt de ces milieux est faible à moyen.
Ce secteur 1AU constitue une ‘dent creuse’, au vu de son intégration dans la zone 
urbanisée et de l’existence d’un bâtiment agricole.
Il est limité au sud par la présence de zones humides, qui occupent la partie sud du 
territoire  communale.  Son  classement  en  zone  à  urbaniser  est  issu  d’une  réflexion 
menée en association avec les services de l’Etat et de la Chambre d’agriculture ; elle a 
conduit à une nouvelle réduction de la zone 1AU ‘Chênelot’.
Conformément  à  l’article  R.123-2  du  code  de  l’urbanisme,  en  vigueur  avant  le  1er 
janvier 2016, ‘le rapport de présentation […] évalue les incidences des orientations du 
plan sur l’environnement et expose la manière dont le plan prend en compte le souci 
de sa préservation et de sa mise en valeur. […]
Il  s’agit  ici  de  réaliser  une  évaluation  des  incidences  du  projet  communal  sur 
l’environnement  en  regardant  plus  précisément  quels  sont  les  impacts  positifs 
et  négatifs  prévisibles  des  orientations  du  projet  sur  les  ressources  naturelles,  les 
nuisances et les risques, le paysage et plus globalement la qualité de vie.
Outre l’expression de la prise en compte de l’environnement et de sa mise en valeur, 
cette  analyse  précise  également  les  précautions  prises  par  la  PLU  pour  limiter  les 
impacts de certaines orientations du projet sur l’environnement.
1.  Les  incidences  du  projet  de  developpement  sur 
les  espaces  naturels,  agricoles  et  forestiers  et  leur 
fonctionnalité
Les sols sont une richesse et une ressource, tant pour leur productivité biologique et 
économique qu’en tant qu’espace susceptible d’être valorisé de différentes manières.
Le  projet  d’aménagement  et  de  développement  durables  (PADD)  contient  de 
nombreuses orientations ayant des incidences sur les sols, et notamment : 
- l’objectif fondamental de constituer une commune plus compacte, permettant aux 
habitants d’être plus proches des équipements et services ; 
- la volonté d’économie d’espace par l’urbanisation, dans le but de préserver les terres 
agricoles et les espaces naturels ; 
- l’objectif de «confirmer l’agriculture comme activité économique et comme mode de 
gestion de l’espace » et de réduire l’impact de l’urbanisation future sur les exploitations 
agricoles. 
Incidences positives 
Le fait de contenir l’urbanisation dans des limites strictes et le frein mis à l’étalement 
urbain constituent la mesure la plus forte en faveur de la conservation des sols. 
Afin  de  lutter  contre  le  mitage  et  de  limiter  la  pression  sur  les  milieux  naturels,  la 
présence d’une habitation en zone agricole est identifiée au titre de l’article L.151-12 
du  code  de  l’urbanisme.  Le  règlement  conforte  son  existence  tout  en  limitant  ses 
possibilités  d’urbanisation,  puisque  seules  sont  autorisées  une  extension  de  la 
construction dans la limite de 50 m² de surface de plancher et la création d’une annexe 
limitée à 20 m² d’emprise au sol.

Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
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Son intégration au secteur 1AU permettra une densification du site, et une meilleure 
intégration des futures constructions dans le cadre d’un aménagement d’ensemble.
La délimitation de la zone U du PLU répond ainsi aux objectifs des lois Grenelle et 
ALUR  en  favorisant  la  densification  de  l’espace  bâti  et  en  évitant  son  étalement. 
Aucune extension de l’enveloppe urbaine n’est possible, hormis dans la délimitation 
des secteurs 1AU, dont l’absence d’incidence a été démontrée précédemment.
Le  PLU  n’impose  pas  d’objectifs  de  densité  en  tant  que  tels  car  il  est  difficile 
juridiquement  de  prescrire  de  telles  exigences.  Néanmoins,  un  certain  nombre  de 
choix opérés par les élus contribuent et encouragent la densification, afin de limiter la 
consommation du foncier ou d’éviter le ‘gaspillage’ de celui-ci. C’est ainsi que :

le  zonage  du  PLU  prend  en  compte  et  respecte  les  exigences  légales  et 
réglementaires quant à la limitation de la consommation foncière et de l’étalement 
urbain ;

les  OAP  des  secteurs  1AU  proposent  un  principe  d’aménagement  pour 
l’ensemble du quartier. Cette proposition va jusqu’à suggérer un découpage de la zone 
en plusieurs lots, dont la surface varie entre 600 et 1000 m² ; il s’agit d’un découpage 
indicatif, qui démontre ce qu’il est possible de réaliser.
A  ce  titre,  il  est  possible  d’ajouter  que  le  fait  de  classer  certaines  parcelles  de  ces 
secteurs  de  la  commune  en  AU  (alors  que  U  était  possible)  témoigne  déjà  d’une 
volonté de densification.

Au  niveau  du  règlement  écrit,  la  possibilité  offerte  aux  constructions  de 
s’implanter  en  limite  séparative  doit  favoriser  la  diversité  des  formes  d’habitat 
(orientation d’ailleurs affichée par le PADD) : maisons en bande, mais aussi tout type 
d’habitat intermédiaire. 
Le calcul des besoins en logements a également pris en compte cette mixité avec la 
volonté des élus de voir des opérations variées se réaliser : collectif, pavillonnaire et 
intermédiaire.

Enfin,  les  prescriptions  liées  à  l’architecture  des  constructions  permettront 
d’introduire une certaine densité, avec notamment la possibilité de moduler les pentes 
de toits (y compris les toits terrasses).
Sur le plan économique, l’impact du projet est faible. Hormis la zone urbaine, laquelle 
constitue une zone mixte à dominante résidentielle, où l’accueil d’activités reste permis, 
le  projet  d’Argiésans  n’augmente  pas  ses  capacités  foncières  au  profit  d’un  nouvel 
espace dédié à l’économie (hors activité agricole en zone A). Le zonage conserve en 
zone UE le périmètre de la zone d’activités de Bavilliers-Argiésans.
Le  secteur  1AU  ‘Chênelots’  se  compose  d’une  prairie  pâturée  eutrophe,  de  qualité 
écologique  faible,  et  de  parcelles  cultivées  présentant  une  qualité  écologique  très 
faible.
La prairie ne constitue pas un habitat communautaire ; son état de conservation est 
estimé comme mauvais.
Bien que ce secteur concerne trois parcelles agricoles de bonne qualité agronomique 
(cf atlas de la valeur des terres agricoles), l’impact sur cet espace agricole est faible : 
la délimitation de la zone a été revue par rapport aux prétentions de développement 
passées de la Commune et donc la grande parcelle n°72 est conservée en zone agricole 
(A). Les accès aux terres agricoles sont également préservés.
Les élus souhaitent offrir une nouvelle perspective d’accueil dans un secteur paisible 
de la commune (en recul par rapport à la D83), proche du centre et qui fait face aux 
lotissements les plus récents.
Le secteur de Chenevières situé le long de la D83 est logiquement inclus dans cette 
zone à urbaniser. La réalisation d’orientations d’aménagement et de programmation 
(OAP) sur l’ensemble du secteur 1AU devrait éviter les aménagements au coup par 
coup en bordure de voie. Son classement en zone constructible à terme favorise la 
densification du village conformément aux exigences des lois Grenelle et ALUR.
Le secteur 1AU était classé au POS (aujourd’hui caduc) pour partie en zones NAb et 
NC. 
Au  vu  de  ces  éléments, il  est  possible  d’affirmer  que  les  enjeux  naturels, 
agricoles et forestiers de ces deux zones sont faibles. 
1.2.  Une  enveloppe  urbaine  contenue,  qui  limite  la  consommation 
foncière et des dispositifs qui favorise la densité
Les objectifs du PLU en la matière visent à utiliser au maximum le potentiel d’urbanisation 
en ‘intra-muros’ par la mobilisation des logements vacants, la réhabilitation du bâti et 
l’utilisation  des  espaces  non  urbanisés  situés  au  sein  de  l’emprise  urbaine  («dents 
creuses»).
Les  parcelles  en  extension  de  l’emprise  urbaine,  inclues  dans  la  zone  urbaine 
représentent 0,6 ha et les espaces disponibles dans l’emprise urbaine représentent 0,9 
ha, après déduction d’un pourcentage de 30 % de rétention foncière.
Les parcelles au lieu-dit ‘En Belleraye ‘ sont en cours de construction et ne sont donc 
plus identifiées comme des espaces disponibles dans l’emprise urbaine.
L’ancien  hangar  agricole  au  lieu-dit  ‘Les  Boutattes’  sera  très  certainement  démoli. 

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Il indique, par ailleurs, que :

«  sont  seuls  autorisés  les  travaux  de  restauration  des  milieux  naturels 
nécessaires à la bonne gestion des zones humides »,

«  les  constructions  et  installations  nécessaires  aux  services  publics  et/
ou  d’intérêt  collectif  sont  autorisées,  sous  réserve  que  leur  implantation  revête  un 
caractère fonctionnellement indispensable et ne puisse donc être envisagée dans un 
autre secteur. »
L’aménagement des zones ouvertes à l’urbanisation est cependant susceptible d’avoir 
des impacts indirects sur quelques zones humides du fait des ruissellements générés 
par les surfaces imperméabilisées. Ces impacts sont néanmoins à nuancer sachant que 
les opérations d’aménagement conduisant à imperméabiliser des surfaces importantes 
seront soumises à déclaration ou à autorisation au titre de la loi sur l’eau. Dans ce cadre, 
des mesures compensatoires visant à limiter les débits et à assurer une dépollution des 
eaux de ruissellement seront mises en œuvre (noues paysagères, bassins de retenue 
qui ont la propriété d’assurer une bonne décantation des eaux).
Le Rû du ‘Trou Gavoillot’
Le PADD contient une orientation visant à valoriser le ruisseau comme une ‘coulée 
bleue’ au centre du village. Associé aux autres zones humides, ce cours d’eau participe 
à la mise en valeur du réseau des continuités verte et bleue.
Réglementairement,  la  protection  du  réseau  hydrographique  est  assurée  par  son 
inclusion préférentielle dans la zone N (y compris les abords des cours d’eau) et surtout 
par la création d’un secteur Ne ou Ae.
Le maintien des terres agricoles
Les espaces agricoles sont importants à Argiésans ; ils forment une ceinture autour 
du village. 
Les choix d’urbanisation ont été réduits pour limiter le plus possible la consommation 
de ces terres. Les élus ont pris le parti de privilégier l’urbanisation du secteur ‘Pâquis’ 
et de limiter l’emprise du secteur ‘Chênelots’, qui a été considérablement réduit par 
rapport aux ambitions de la municipalité.
Dans le même esprit, la nécessité de ne pas étendre la zone urbaine au lieu-dit ‘Les 
Langeros’ a conduit à un classement en zone agricole de l’ensemble des parcelles du 
secteur.
En  préservant  ainsi  une  agriculture  durable,  le  PLU  aide  à  garantir  l’entretien  et  la 
valorisation économique d’une partie importante des paysages.
En conséquence, l’atteinte du projet aux milieux naturels est faible.
Le projet de PLU conduit donc à une véritable protection des zones humides recensées 
et des espaces sensibles en général, et présente à ce titre une grande avancée par 
rapport au plan d’occupation des sols (POS).
1.3. Un faible impact de l’urbanisation sur les milieux naturels les plus 
sensibles
Patrimoine naturel
Le territoire communal d’Argiésans ne fait pas l’objet d’inventaires patrimoniaux autres 
que ceux liés aux zones humides. 
Il n’y a pas d’inventaire Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique 
(ZNIEFF), ni de zone Natura 2000.
Néanmoins, un périmètre de protection Natura 2000 est recensé à une distance de 7,6 
km des limites communales (distance la plus proche). 
Il s’agit du site « Etangs et vallées du Territoire de Belfort ». Cette Zone Spéciale de 
Conservation (Natura 2000 – Directive Habitats, Faune, Flore) est également une Zone 
de Protection Spéciale (Natura 2000 – Directive Oiseaux), qui couvre une superficie 
de 5 114 ha. 
Les habitats ayant motivé la désignation du site sont des forêts, des stades arbustifs, 
des prairies et des formations humides à haute-herbes. Les étangs sont également 
intéressants pour ce site Natura 2000. 
Etant donné que les zones Natura 2000 sont situées à plus de 5 km à vol d’oiseau 
du  territoire  communal  d’Argiésans,  le  PLU  n’aura  aucune  incidence  directe  sur  les 
habitats et espèces présents dans ce périmètre.. 
Les zones humides
Au-delà  des  inventaires  menés  par  la  Direction  Régionale  de  l’Environnement,  de 
l’Aménagement et du Logement (DREAL), une expertise a été réalisée conformément 
aux prescriptions de l’arrêté du 1er octobre 2009, dans les secteurs pressentis pour 
devenir urbanisables.
Les  conclusions  de  l’étude  révèlent  que  les  secteurs  classés  ‘à  urbaniser’  (IAU)  au 
projet de PLU ne présentent pas de caractère humide. 
Il en est de même des analyses menées dans les espaces libres classés en zone U, 
selon le protocole de la police de l’eau, qui démontrent une absence de zone humide. 
Ainsi, la vallée du Trou Gavoillot, le lit du ruisseau, les zones humides des lieux-dits 
‘Breuils, Boutattes’ et Pâquis, le secteur des anciennes lagunes et les zones humides 
situées à l’Est et au Sud du ban communal sont inventoriés en zone naturelle (Ne) ou 
en zone agricole (Ae) non constructible.
Dans ces zones Ne et Ae, le règlement du PLU interdit les remblais, ainsi que tous 
travaux, aménagements et constructions, à l’exception de ceux autorisés dans le cadre 
de mesures agri-environnementales et en article 2.

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•  «  en  cas  de  travaux  ou  d’aménagement,  des  mesures  compensatoires  de 
reconstitution des corridors ou des milieux naturels touchés sont obligatoires ».
Plus largement, la conservation du territoire agricole est indispensable à la préservation 
d’écosystèmes riches, car un grand nombre d’habitats ainsi que d’espèces animales et 
végétales sont directement liées à l’agriculture. 
Enfin, des dispositions à caractère paysager et environnemental sont intégrées dans 
les orientations d’aménagement et de programmation des zones à urbaniser. Il s’agit 
notamment  de  mesures  en  faveur  de  la  protection  ou  de  la  replantation  de  haies 
bocagères  ou  de  boisements,  de  la  création  d’espaces  verts...  (Notions  d’armature 
verte existante ou à créer, de trame verte et bleue existante, de connexion verte à 
créer, de boisement ou haie à conserver ou à créer, de traitement des limites). 
Certaines  de  ces  notions  peuvent  cependant  être  difficiles  à  interpréter  par  les 
aménageurs et de nouveaux savoir-faire devront être développés, notamment sur la 
manière de traiter les contacts entre les aménagements futurs et les espaces naturels.
Incidences négatives ou risques potentiels
Le  bourg  d’Argiésans,  la  RD83,  la  RN  1019,  ainsi  que  la  voie  ferrée  (double  voie) 
séparent le territoire communal en deux parties et constituent un ensemble d’obstacles 
quasi-infranchissable pour les mammifères forestiers. 
Néanmoins,  Argiésans  demeure  une  commune  en  majorité  rurale,  qui  offre  de 
nombreux espaces favorables à la reproduction et aux déplacements des espèces. 
Les  petits  passereaux,  ainsi  que  certains  insectes  peuvent  profiter  des  secteurs  de 
vergers et de prairies naturelles pour traverser. 
Ces  vergers  ne  font  l’objet  d’aucune  protection  particulière  d’un  point  de  vue 
réglementaire  car  leur  présence  n’est  pas  mise  en  péril.  Associés  à  des  jardins  et 
des arrières de maisons, ils constituent des lieux d’agrément, attenant à des espaces 
naturels (dont des milieux aquatiques) et agricoles.
Leur qualité reste moyenne et aucun classement de valeur n’a été effectué dans le 
cadre du diagnostic, si bien qu’il apparait difficile de protéger certains et pas d’autres 
; la justification de ces choix s’avérerait très délicate.
Les milieux aquatiques et humides sont très répandus sur la commune d’Argiésans. 
La faune liée à ces milieux peut circuler aisément au sud du territoire, au moins pour 
rejoindre la Douce.
Les  déplacements  en  direction  de  la  Lizaine  sont  cependant  beaucoup  plus 
problématiques, du fait de l’existence de la RN 1019. Ils sont possibles en direction 
des grandes zones humides de Châlonvillars, en suivant le ruisseau, via le secteur du 
« Trou Gavoillot ». 
2.   Les  incidences  du  projet  sur  le  fonctionnement 
écologique du territoire communal : une mise en valeur 
d’une trame verte et bleue à l’échelle communale
Le  PADD  d’Argiésans  exprime  l’objectif  de  préserver  les  continuités  écologiques  ;  il 
contient une orientation visant à protéger les principaux axes de déplacement de la 
faune à l’échelle supra communale, à savoir notamment :
- le maintien, au Sud-Est du ban communal, d’un axe de déplacement permettant des 
liaisons entre la forêt communale dite ‘sous le Mont’ et la forêt du Fahy ;
- en cœur de commune, les milieux aquatiques (rivière du Rû, anciennes lagunes et les 
zones humides) sont préservés de toute urbanisation ; 
- Enfin, à l’Est du ban communal, la zone inondable de la Douce constitue un milieu 
très favorable à certaines espèces et à leur reproduction. 
Incidences positives 
La « trame verte et bleue » (TVB) identifiée et préservée par le schéma de cohérence 
territoriale (SCoT) du Territoire de Belfort a été intégrée et précisée par le PLU sous la 
forme de continuités inconstructibles relevant le plus souvent d’un zonage de type N 
(zone naturelle) ou A (zone agricole). Le PLU protège aussi des continuités naturelles 
présentant un intérêt plus local, notamment au travers des protections instituées au 
profit des zones humides (indice ‘e’).
Plus spécifiquement, le PLU identifie des secteurs, qu’il protège au titre des corridors 
écologiques, en application de l’article L 151-23 du code de l’urbanisme.
Le règlement édicte des prescriptions relatives à ces périmètres en zones 
A et N.
Ainsi, en article 2 de chaque zone, il est écrit que :
•  « Les aménagements, constructions autorisés doivent permettre de maintenir les 
continuités écologiques :
- les clôtures doivent maintenir une perméabilité pour la faune,
-  les  aménagements  des  cours  d’eau  et  de  leurs  abords  doivent  maintenir  les 
continuités biologiques (maintien des ripisylves, les ouvrages doivent maintenir 
la libre circulation de la faune piscicole, maintien de l’intégrité du lit mineur du 
cours d’eau),
- les zones humides existantes et leur fonctionnement hydraulique doivent être 
maintenus,
-  les  haies  et  boisements,  participant  au  continuum  forestier,  doivent  être 
conservées et plantée si nécessaire. »

Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort - 2017 - Rapport de présentation
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123
La carte de la trame verte et bleue à l’échelle locale mentionne que les deux secteurs 
à urbaniser du projet de PLU se situent sur des axes principaux de déplacement des 
petits passereaux et insectes.
Néanmoins, les prairies et les cultures dépourvues de haies (comme c’est le cas ici 
pour les deux secteurs 1AU) sont peu attractives pour la nidification des oiseaux.
La  partie  basse  du  Pâquis,  inventoriée  en  zone  humide  et  préservée  de  toute 
urbanisation, est cependant favorable à leur nidification.
Les  enjeux  sur  la  commune  d’Argiésans  se  situent  au  niveau  de  l’avifaune  et  des 
insectes. De nombreux milieux sont favorables à leur présence et à leur développement : 
vergers, espaces agricoles, haies et boisements bordant le ruisseau et autres milieux 
aquatiques (anciennes lagunes, etc).
Aucune espèce protégée n’a été repérée sur les sites destinés à l’urbanisation future. 
La réalisation de projets immobiliers en zone 1AU ne créeront pas de barrières faisant 
obstacles à la circulation des espèces. Au Nord de la D83, dans le secteur ‘Chênelots’, 
il reste une grande emprise agricole, permettant de rejoindre le secteur ‘Pâquis’ en 
direction des zones humides, du Bois du Fays et de la vallée de la Douce.
Les orientations d’aménagement et de programmation doivent permettre de rendre 
perméable le secteur 1AU ‘Pâquis’ ; le règlement, grâce à un recul des constructions 
par rapport à la D83 doit aussi jouer son rôle.
Le long de la rue du Pâquis, une haie de faible hauteur pourrait favoriser à l’échelle 
locale le déplacement des petits passereaux et des insectes.
2.1 Les forêts, réservoirs de biodiversité 
Aucune surface boisée ne sera impactée par le projet communal.
Les forêts sont conservées en zone N (naturelle et forestière), mais la trame espace 
boisé classé (EBC) n’a pas été retenue car l’enjeu écologique de ces forêts est moindre 
et la majorité de ces espaces boisés est gérée par l’Office National des Forêts (ONF).
En termes de corridors écologiques, ce classement permet d’assurer le maintien d’un 
continuum  forestier  des  massifs,  notamment  celui  du  ‘Fays’,  lequel  représente  une 
certaine superficie et se prolonge sur les communes voisines. 
En revanche, le bois de ‘la Beue’ est davantage plus localisé sur Argiésans ; son emprise 
est limitée et il joue un rôle important dans le déplacement des espèces et constitue 
un refuge pour la faune forestière.
2.2. Les haies et trames bocagères, éléments relais de la trame verte 
et bleue (TVB)
Quelques boisements, haies ou bosquets sont protégés au titre de l’article L 151-23, 
en partie Ouest de la commune. Les élus souhaitent ainsi préserver les continuités 
écologiques dans ce secteur car les déplacements de la faune y sont plus difficiles : 
présence de la zone urbaine, de la carrière, et du poste EDF.
La protection de ces éléments du paysage permettra de veiller au maintien de zones 
plantées à l’intérieur des zones naturelles et agricoles. Ces éléments ayant tendance à 
disparaître au fil des années, leur protection et les prescriptions qui les accompagnent 
constituent une action importante du projet de PLU.
A  l’échelle  locale,  ils  favorisent  le  déplacement  des  petits  passereaux,  des  insectes 
ayant besoin de repères dans l’espace (papillon machaon et flambé) et des chauves-
souris. 
Dans  le  secteur  «  Pâquis  »,  une  ‘emprise  paysagère’  pourrait  être  créé  afin  de 
délimiter l’espace bâti de la zone agricole (à l’Est) et de l’espace routier (réaménagement 
du carrefour et du chemin de Stratégique, à l’Ouest).
L’idée  étant  de  créer  une  barrière  naturelle,  de  transition  entre  ces  espaces  ;  elle 
est  d’autant  plus  importante  en  façade  avec  la  D83  (même  si  un  recul  d’au  moins 
70 m existera entre les 1ère habitations et cet axe). Les OAP proposent à ce titre de 
maintenir des plantations afin de donner plus d’intimité à la nouvelle zone et de l’ouvrir 
davantage sur la rue du Pâquis plutôt que sur la départementale.
Dans le secteur « Chênelots », l’emprise paysagère est envisagée en limite Est de 
la zone, pour marquer la frontière avec l’espace agricole.
D’un  point  de  vue  réglementaire,  il  est  indiqué  que  «  les  espaces  verts  et  les 
plantations prévus dans les Orientations d’aménagement et de programmation (OAP) 
doivent être aménagés concomitamment à la réalisation des voiries ».

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une grande parcelle attenante à une entreprise, qui devrait conserver en grande partie 
son caractère naturel pour préserver cette activité. 
Dans les extensions
Dans  le  secteur  1AU  ‘Chênelots’  (emprise  foncière  de  moins  d’un  hectare),  la  vue 
sur Belfort et l’horizon des Vosges est préservée. Le tracé de la zone 1AU permet de 
conserver ce cône de vue paysager que l’on peut observer depuis le chemin qui monte 
au bois de ‘La Beue’.
D’autres  vues  restent  dégagées  également  sur  l’espace  agricole  en  direction  de 
Bavilliers.
Depuis le secteur 1AU ‘Pâquis’, l’impact paysager est quasi nul, d’autant que le site 
offre déjà actuellement peu de perspectives lointaines. L’espace semble plutôt fermé, 
enserré par le bâti et la voie ferrée, au sud, elle-même bordée de part et d’autre, par 
de la végétation.
Au  vu  de  ces  descriptions,  le  projet  ne  limite  guère  les  perspectives  paysagères, 
lesquelles sont prises en compte dans la délimitation du zonage et dans les principes 
environnementaux qualitatifs envisagés dans le cadre des Orientations d’Aménagement 
et de Programmation (OAP), comme décrit précédemment.
Au niveau du règlement, un certain nombre de mesures relatives à la protection 
des éléments paysagers, aux clôtures, à la végétalisation des aires de stationnement, 
aux espaces verts, participent à la conservation des paysages qu’ils soient urbains ou 
naturels.
Il s’agit principalement de limiter l’impact de l’urbanisation…ainsi le règlement :

 rappelle l’importance de préserver l’environnement à travers les dispositions 
d’ordre public de l’article R.151-27 du code de l’urbanisme,

prend en compte la topographie pour implanter la construction,

se soucie du respect des volumes des constructions, de leurs couleurs, de 
leur architecture, etc.
Les clôtures devront préserver les vues et être majoritairement minérales, avec des 
limites de hauteurs.
Enfin, les espaces libres de toute construction et non indispensables à la circulation 
automobile ou piétonnière devront être plantés, engazonnés, et entretenus. 
20 % de l’unité foncière devra être maintenu en espaces verts, en dehors de toute 
minéralisation (dallage, pavage…).
3.   Les  incidences  du  projet  en  termes  d’amélioration 
du cadre de vie
3.1.   La conservation des perspectives paysagères
Le  traitement  du  thème  des  paysages  dans  un  PLU  est  un  sujet  complexe,  car  il 
s’agit à la fois de conserver en l’état des paysages appréciés, de permettre l’évolution 
des paysages qui sont par nature en transformation permanente, et de produire de 
nouveaux paysages de qualité, en particulier dans le cadre de projets d’aménagement.
Le  paysage  fait  l’objet  d’orientations  spécifiques  (protections  et  mesures  de  mise 
en valeur) ou de dispositions à fortes incidences paysagères (objectifs de réduction 
de  consommation  d’espace  agricole,  de  diversification  des  formes  urbaines  ou  de 
préservation de la trame verte et bleue).
Incidences positives 
Le PADD contient des orientations en matière de paysages, dont plusieurs ont déjà 
été évoquées à propos des continuités écologiques et des milieux naturels, à savoir 
notamment : 

La protection des zones humides,

La  conservation  des  éléments  bocagers,  qui  participent  au  maintien  et  la 
restauration des continuités écologiques à l’échelle communale, 

Protection de l’espace agricole, etc.
Au niveau des OAP, les principes d’aménagement encouragent la création de haies, 
de lisières plantées en tant que zone de transition entre les espaces bâtis et les espaces 
agricoles et naturels.
De son côté, le règlement prévoit que « les éléments de végétations (arbres, haies, 
bosquets,…) identifiés au plan de zonage du PLU pour des motifs d’ordre écologique et 
contribuant aux continuités écologiques et à la trame verte (article L.151-23 du code 
de l’urbanisme) doivent être préservés. 
La suppression de ces éléments de végétations est interdite, sauf pour des raisons 
phytosanitaires ou de sécurité ».
Incidences négatives ou risques potentiels
Toutes les opérations d’urbanisation auront pour effet de modifier à des degrés divers 
le paysage local, sans que l’on puisse parler a priori d’incidences négatives.
Dans l’enveloppe urbaine du village
Les possibilités de constructions dans la zone urbaine sont limitées : il reste cependant 

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Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
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la zone 1AU ‘Pâquis, par ce même arrêt’ ; les usagers doivent toutefois faire 
100 mètres de plus à pied pour accéder à l’arrêt de bus, car cette zone se situe en 
dehors du périmètre des 300 mètres.
l- 
a zone 1AU ‘Chênelots’, par l’arrêt « Argiésans centre’, distance de moins de 
300 mètres,
Les habitants des futures zones disposent également d’un accès au transport scolaire 
depuis cet arrêt.
Le développement des cheminements doux 
Le chemin du Stratégique, c’est-à-dire « la rue des Saules » constitue la base des 
itinéraires doux (piétons et cycles) d’Argiésans, et doit être conforté en tant qu’axe 
doux, alternatif à la D83.
L’utilisation de ce cheminement permet d’accéder, en toute tranquillité et sécurité, à 
une partie des équipements de la commune, dont l’école.
Des travaux d’amélioration de la connexion de ce chemin à la rue du Pâquis et à la RD 
83 sont d’ores et déjà en cours.
Par  rapport  aux  nouvelles  zones  d’urbanisation,  le  secteur  ‘Pâquis’  est  directement 
connecté au chemin du stratégique. La partie sud de la commune présente l’avantage de 
pouvoir ‘ignorer’ la D83 et surtout d’éviter l’usage de la voiture pour ses déplacements 
dans le village.
A l’intérieur des secteurs 1AU, l’organisation des voiries et des accès, l’exigence d’un 
pourcentage d’espace vert et la création de voiries partagées participent à la réduction 
des émissions de gaz à effet de serre.
La réduction des nuisances liées à la route départementale 83
La D83, axe structurant de la commune d’Argiésans, constitue, comme dans d’autres 
communes, à la fois un atout et une nuisance.
Un atout, car Argiésans est une commune que l’on traverse, pour rejoindre la Haute-
Saône, la N1019 et l’A36.
Une  nuisance,  car  elle  génère  un  trafic  important,  source  de  nuisances  (pollution, 
bruit, dangerosité…).
Plusieurs actions ont déjà été mises en œuvre par la Commune et le Département 
pour atténuer l’impact de cette voie, notamment la mise en place de feux tricolores 
et  la  création  de  trottoirs  d’une  largeur  suffisamment  importante  (plus  importante 
dans le sens Argiésans – Bavilliers) pour permettre le déplacement des personnes à 
mobilité réduite. Ces aménagements diminuent l’impact de la route et augmentent le 
sentiment de sécurité des usagers.
3.2.   Les  déplacements  doux,  une  alternative  au  ‘tout  voiture’ 
dans la commune
A  l’échelle  du  village  d’Argiésans,  la  problématique  des  déplacements  concerne 
principalement les liaisons douces.
Celles-ci sont d’autant plus importantes que la commune est traversée d’Est en Ouest 
par la route départementale, qui relie le Territoire de Belfort à la Haute-Saône.
L’unique orientation du PADD dans ce domaine vise donc à ‘développer et structurer 
les liaisons douces (sécurisées) entre les quartiers’.
La desserte en transport en commun a également été évaluée à partir de périmètres 
de 300 m (équivalent à 5 mn de marche) dessinés autour des arrêts de bus réguliers. 
En  termes  d’accessibilité,  ces  zones  de  300m  couvrent  la  quasi-totalité  de  l’espace 
urbanisé de la commune : le centre et les principaux lotissements. 
La lutte contre l’étalement urbain et la limitation de la consommation foncière sont 
des orientations qui favorisent la maîtrise des besoins de déplacements, mais le PLU 
prévoit d’autres actions.
Incidences positives 
Elles concernent particulièrement : 

La réduction des émissions de gaz à effet de serre,

Le développement des cheminements doux 

La réduction des nuisances liées à la route départementale 83,

La santé publique.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre
Elle réside dans :

le  choix  d’une  commune  plus  compacte,  plaçant  l’habitat  à  proximité  des 
services publics et privés ainsi que des lignes de transports collectifs, 

la  promotion  des  modes  «  doux  de  déplacement  »,  principalement  des 
transports collectifs et des voies cyclables et piétonnes.
La  délimitation  des  nouvelles  zones  1AU  concerne  des  espaces  situés  en  cœur  de 
village.  Ces  nouveaux  sites  d’urbanisation  future,  bien  que  localisés  en  dehors  de 
l’emprise urbaine, contribuent à la densification du village (ils comblent des espaces 
libres au centre du village).
Par conséquent, ils bénéficient tous deux d’un accès rapide aux équipements de village 
: mairie et médiathèque à l’Ouest, école et salle polyvalente à l’Est.
Les futures zones à urbaniser disposent d’un bon accès aux arrêts de transport en 
commun : 

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Rapport de présentation - 2017 - Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort
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Afin  de  prendre  en  compte  ces  risques,  le  règlement  du  PLU  prévoit,  en  zone  U 
et  1AU,  que  les  nouvelles  constructions  comporteront  un  minimum  de  2  places  de 
stationnement, hors bâtiments fermés (garages…) par logement.
Pour les constructions destinées à l’hébergement hôtelier, aux bureaux, au commerce, 
à l’artisanat, à la petite industrie, au fonctionnement de services publics ou d’intérêt 
collectifs,  les  aires  de  stationnement  devront  répondre  aux  besoins  de  l’activité  de 
l’établissement.
Dans les secteurs 1AU, où un aménagement d’ensemble est exigé, il est demandé la 
réalisation d’une place hors clôture, afin de garantir le stationnement en dehors des 
voies publiques. Cette place est déduite des deux places exigées précédemment.
Des  solutions  sont  possibles,  notamment  avec  la  réalisation  de  voiries  étroites  et 
à  usage  mixte,  imposant  le  stationnement  sur  les  parcelles  ou  dans  des  espaces 
spécifiques.
Cet enjeu est repris au niveau des OAP, lesquelles envisagent en sus la création de 
parking mutualisé lors de la création de logements collectifs.
La coupure infranchissable de la route
Les deux secteurs 1AU délimités dans le projet de PLU se situent ‘grosso modo’ l’un en 
face de l’autre, de part et d’autre de la D83.
Chacun de ces secteurs dispose d’un accès sur cette dernière et offre également une 
possibilité d’accès ou de sortie sur une autre voie (rue de la Vie de la Croze pour le 
secteur ‘Chênelots’ et rue du Pâquis pour le secteur ‘Pâquis’).
Malgré l’ensemble des actions proposées dans le cadre du PLU, la route représentera 
toujours une coupure urbaine entre le Nord et le Sud de la commune.
Par  ailleurs,  l’artère  principale  du  village,  la  RD83,  a  été  réalisée  et  dimensionnée 
pour le passage des bus de transports en commun. Les giratoires, à chaque extrémité 
du  village,  sont  prévus  pour  permettre  aux  bus  de  faire  demi-tour.  L’ensemble  est 
structuré pour organiser et supporter une desserte plus cadencée par les transports 
collectifs.
Un emplacement réservé est inscrit au PLU afin d’améliorer la sécurité des usagers au 
niveau de l’intersection entre la D83 et les rues du Pâquis et des Roseaux.
Cet aménagement prévoit également de prolonger le chemin du Stratégique à la rue 
des Roseaux, en passant au nord du secteur 1AU ‘Pâquis’ ; Actuellement, ce chemin 
débouche sur la D83.
La  connexion  ‘chemin  du  Stratégique  –  rue  des  Roseaux  permet  de  rejoindre  le 
lotissement de la Rue des Merisiers et d’accéder un peu plus loin à la zone d’activités.
Cette liaison favorisera les déplacements à pied dans tout le sud de la commune, pour 
les séniors de la maison des aînés, pour les écoliers, etc…
La santé publique
L’ensemble des mesures prévues par le PLU, en cohérence avec le PADD favorise la 
pratique des modes doux pour les besoins quotidiens (marche, vélo, accès aux arrêts 
de bus), à l’échelle de la commune.
Ces actions contribuent à améliorer la santé des citoyens par une activité physique 
régulière et une diminution de la pollution.
Le règlement encourage notamment l’usage du vélo en exigeant lors de la création 
d’immeubles d’habitation et de bureaux, la réalisation :

d’une place de stationnement minimum par logement,

et d’une place de stationnement minimum par tranche de 30m² de surface de 
plancher de bureaux.
Incidences négatives ou risques potentiels
L’offre en transports collectifs (réseau Optymo) a aujourd’hui du mal à répondre seule 
aux particularités des déplacements domicile / travail. 
Une réduction de l’usage de la voiture particulière ne pourra s’observer dans les années 
à venir, que grâce à :

un réseau de transports collectifs plus performant, 

une  réduction  de  l’usage  de  la  voiture  individuelle,  résultant  à  la  fois  de 
considérations économiques et de mutations dans les modes de vie.
La hausse des besoins liés au stationnement
La densification de l’urbanisation peut ou pourrait, dans certains lotissements, avoir 
pour effet d’augmenter la pression du stationnement résidentiel, notamment sur le 
domaine public.

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des Eaux (SDAGE) 2016-2021 Rhône Méditerranée, qui explicite les actions à mettre 
en œuvre pour obtenir une gestion maîtrisée des eaux pluviales, à savoir :

prendre  en  compte  les  eaux  pluviales  dans  la  conception  de  dispositifs 
d’assainissement  dans  une  optique  d’efficacité  du  système  en  temps  de  pluie,  en 
privilégiant  la  décantation  des  eaux  pluviales  pour  limiter  le  rejet  des  matières  en 
suspension (MES),

éviter toute infiltration directe des eaux pluviales en milieu karstique,

encourager les techniques alternatives de traitement du ruissellement urbain, 
moins pénalisantes.
Des  mesures  doivent  être  prises  afin  de  limiter  les  apports  d’eau  de  la  parcelle  en 
préconisant par exemple l’infiltration ou le raccordement à débit régulé. 
Ainsi,  le  règlement  des  zones  du  PLU  intègre  les  prescriptions  fixées  par  le  Grand 
Belfort, en accord avec la réglementation, à savoir :

« tout rejet direct d’eaux pluviales issu des parcelles privées dans le réseau 
d’assainissement de Grand Belfort est exclu, sauf impossibilité technique à justifier. 
L’infiltration sur le terrain est à privilégier.

le stockage et la restitution à faible débit pour limiter les pics de pollution et 
les surcharges dans le réseau d’assainissement de Grand Belfort est à prévoir lorsque 
l’infiltration n’est pas possible. L’écrêtement se fera de préférence par mise en place 
de techniques alternatives de gestion des eaux pluviales (type chaussées réservoir, 
chaussées drainantes, noues d’infiltration, bassins de retenue eaux pluviales,…). Le 
débit sera fixé par Grand Belfort selon les capacités du réseau existant.

les eaux de parking et de voirie doivent être prétraitées ».
Par  ailleurs,  le  règlement  comporte  des  dispositions  pour  conserver  des  surfaces 
perméables permettant l’infiltration et la gestion des eaux de pluies et de ruissellement 
sur  le  terrain  conformément  aux  préconisations  du  SDAGE  2016-2021  :  les  articles 
13 des zones du PLU disposent que « 20% de l’unité foncière, recevant une nouvelle 
construction, doit être maintenu en espace verts, en dehors de toute minéralisation. »
Dans  le  but  de  limiter  les  impacts  sur  le  milieu  naturel,  les  OAP  privilégient  les 
aménagements à l’air libre (noue, fossés,…) qui, de plus, agrément les espaces publics.
Vis-à-vis  de  la  gestion  de  l’assainissement,  les  nouvelles  zones  à  urbaniser 
seront raccordées aux réseaux d’assainissement. La station d’épuration de Bavilliers 
d’une capacité de plus de 15 000 EH, dispose de marges de traitement suffisantes pour 
traiter les flux d’eaux usées générés par la réalisation des opérations d’urbanisme.
Le climat
Les nouveaux secteurs à urbaniser sont relativement bien exposé pour bénéficier d’un 
bon ensoleillement, favorable à l’utilisation de principes bioclimatiques.
3.3.   La protection des ressources naturelles
La capacité des réseaux
Elle est suffisante tant pour l’eau potable que pour l’assainissement.
Toutefois, l’augmentation envisagée de la population d’Argiésans à l’horizon 2032 va 
accroitre la demande en eau potable de l’ordre de l’ordre de 50 m3 par habitant et 
par an. Un accroissement de 96 personnes, estimé dans le cadre du PLU, équivaut à 
4800m3 d’eau potable supplémentaires par an, ce qui correspond à moins de 0,1% 
des  prélèvements  effectués  dans  le  bassin  de  la  Savoureuse  (données  extraites  du 
SAGE Allan, Etat initial –août 2013, EPTB Saône-Doubs)
L’ensemble des prélèvements à usage domestique est de l’ordre de 6 millions de m3 
(source : agence de l’eau 2012).
Afin de réduire la pression sur la ressource en eau potable, le Grand Belfort met en 
œuvre un programme d’amélioration du rendement du réseau existant, ce qui permettra 
de répondre aux besoins nouveaux sans prélever davantage dans la ressource en eau 
; le rendement du réseau est estimé à 70 %.
L’amélioration du rendement du réseau conjugué à la baisse des consommations fait 
que Grand Belfort produit nettement moins d’eau qu’avant 2000.
Le territoire d’Argiésans ne supporte ni captage, ni périmètre de protection.
L’ensemble des zones urbaines et à urbaniser est desservi par le réseau d’eau potable 
et est raccordable.
Les eaux superficielles et souterraines
L’imperméabilisation des sols constitue l’impact le plus important car il augmente les 
ruissellements et limite les capacités d’infiltration de l’eau dans les sols.
La  partie  Sud-Est  de  la  commune  repose  sur  des  terrains  du  Jurassique  supérieur 
constitués  de  calcaires  et  de  marnes  qui  sont  karstifiés.  Les  eaux  de  surfaces 
s’infiltrent dans le sous-sol pour alimenter les circulations souterraines. Ces eaux sont 
très sensibles à la pollution, car l’autoépuration réalisée par les végétaux et l’activité 
biologique des cours d’eau est quasi inexistante en milieu souterrain. 
Les sources alimentées par les circulations souterraines sont captées pour l’alimentation 
humaine. Il est donc très important que tout rejet d’eau usée et effluent agricole ne 
soient pas rejetés dans le milieu naturel sans traitement préalable efficace. 
Le  projet  de  PLU  a  pris  en  compte  ces  caractéristiques,  notamment  à  travers  des 
mesures visant à préserver les axes naturels d’écoulement des eaux.
Les axes naturels d’écoulement des eaux pluviales sont préservés ; le projet 
de PLU est établi conformément au Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion 

Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
Rapport de présentation - 2017 - Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort
128
Les mouvements de terrain
Argiésans est concerné par :

Au Nord, par des zones marneuses sur pentes faibles du lieu-dit ‘Chênelots’ 
au lieu-dit ‘Paquis’, qui concernent des quartiers bâtis classés en zone urbaine et en 
zones d’extension à urbaniser, des terres agricoles et espaces naturels.
Il s’agit d’un aléa faible de glissement de terrain, où des précautions de construction 
doivent être prises dans le cadre de terrassement, drainage, infiltration d’eau, etc., afin 
d’éviter de déstabiliser le terrain.

Au Sud-Est, par des zones marneuses sur pentes moyennes, correspondant 
au Bois du Fays.
Il s’agit d’un aléa moyen. Ces terrains, qui peuvent être sujets à des instabilités en cas 
d’intervention humaine, sont inconstructibles (classement en zones Ae et N du PLU).

Au Sud-Est et ponctuellement, des zones tourbières situées au ‘Breuil’, aux 
‘Verdoyers’, dont la portance du sol est variable, sont soumises à l’aléa de liquéfaction.
Ces secteurs sont inconstructibles (classement en secteur Ae) ;

Deux  sites,  l’un  ‘en  Belleraye’  et  l’autre  ‘aux  Bichels’,  correspondant  soit  à 
des dolines soit à des effondrements, sont répertoriés dans les aléas affaissements – 
effondrements. 
Le secteur ‘aux Bichels’ se situe en zone agricole et il est fortement déconseillé qu’une 
exploitation  agricole  s’implante  à  proximité  de  ces  zones  d’influence  de  dolines  et 
autres phénomènes karstiques (le règlement rappelle cette disposition).
Le secteur ‘En Belleraye’ comporte déjà une construction.
Ces dolines sont reportées sur le plan de zonage.
Par ailleurs, les articles 2 de toutes les zones du règlement du PLU rappellent que : 
«  Les  futures  occupations  et  utilisations  du  sol  doivent  prendre  en  considération 
les  caractéristiques  spécifiques  du  sous-sol  de  la  commune  et  prendre  toutes  les 
dispositions  qui  s’imposent  pour  s’assurer  de  l’aptitude  du  terrain  à  supporter  les 
constructions et aménagements projetés, constructions et aménagements ».
Les nuisances sonores
Trois  infrastructures  de  transport  sont  susceptibles  de  générer  des  nuisances  à 
Argiésans : la N1019, le D83 et la voie ferrée Besançon-Belfort.
Le projet n’engendre aucune aggravation de ces risques ; la population exposée aux 
risque ne va pas augmenter avec la mise en œuvre du PLU.
 
3.4.   La prise en compte des risques
Le risque inondation
Il est présent en partie Est du ban communal 
L’atlas  du  bassin  de  la  Douce,  élaboré  en  2002,  a  fait  l’objet  de  nouvelles  études 
hydrauliques  qui  ont  débouchées  sur  une  actualisation  de  l’enveloppe  de  la  zone 
inondable ainsi que la réalisation d’une carte des aléas.
Elaboré fin 2013, le nouvel atlas définit une enveloppe de zones inondables plus large 
que  celui  de  2002  et  identifie  3  niveaux  d’aléas  d’inondation  (aléas  très  fort-  fort, 
moyen- faible et résiduel) afin d’assurer une meilleure prise en compte du risque, en 
diminuant la vulnérabilité des biens et des personnes.
Argiésans  est  concerné  par  trois  types  d’aléas,  résiduels,  faibles  et  moyens.  La 
majorité des zones concernées de la commune sont classées en zones naturelles (N) 
ou agricoles inconstructibles (Ae).
Au centre du village, l’aléa inondation touche quelques habitations en zone urbaine 
mais le risque est faible.
Les canalisations de transport de matières dangereuses
Ces canalisations ne traversent pas la commune, mais deux secteurs sont impactés par 
les périmètres de protection liés à ces canalisations. Ces zones de dangers significatifs 
sont reportées sur le plan de zonage (effets irréversibles), et le règlement expose les 
dispositions applicables en la matière.
Le risque sismique
Argiésans est situé en zone de sismicité modérée.
En complément des dispositions de gestion du risque sismique contenu au code de la 
construction et de l’habitation (CCH), le règlement du PLU rappelle dans les articles 
1  de  toutes  les  zones  du  PLU  que  «  Les  futures  occupations  et  utilisations  du  sol 
devront  prendre  en  considération  les  caractéristiques  spécifiques  du  sous-sol  de  la 
commune et prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour s’assurer de l’aptitude 
du terrain à supporter les constructions et aménagements projetés, constructions et 
aménagements qui devront être conçus selon les résultats et conclusions d’analyses 
préalables (études de sol,…) à réaliser sur le terrain ».
Le retrait-gonflement des argiles
Argiésans  est  concernée  par  un  risque  d’aléa  faible  sur  la  quasi  intégralité  de  son 
territoire.
Le règlement écrit rappelle les précautions à prendre en compte lors des projets de 
construction.

Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort - 2017 - Rapport de présentation
Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
129

Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
Rapport de présentation - 2017 - Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort
130
PARTIE C
Indicateurs de suivi

Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort - 2017 - Rapport de présentation
Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
131
Conformément  à  l’article  R.123-2  du  code  de 
l’urbanisme,  en  vigueur  avant  le  1
er
  janvier 
2016,  ‘le  rapport  de  présentation  […]  précise 
les  indicateurs  qui  devront  être  élaborés  pour 
l’évaluation des résultats de l’application du plan 
prévue à l’article L. 123-12-1’.
Toutefois,  l’article  L.  123-12-1  du  code  de 
l’urbanisme  a  été  abrogé  par  l’ordonnance 
n°2015-1174 du 23 septembre 2015 et remplacé 
par l’article L.153-27 du même code, lequel prévoit 
que neuf ans au plus après l’approbation du PLU, 
le  conseil  municipal  procède  à  une  analyse  des 
résultats de l’application du plan. 
THEMES
INDICATEURS
SOURCES
POPULATION
- Evolution de la population
- Les objectifs démographiques fixés dans le PLU ont-ils été
atteints ?
INSEE
LOGEMENTS
- Evolution du nombre de logements
- Part de la construction neuve
- Part des logements réhabilités
- Typologie de logements, dont part du logement social
INSEE, Sit@del
MODERATION DE 
LA CONSOMMA-
TION FONCIERE
- Surface consommée dans les ‘dents creuses : habitat/activités/
équipements publics
-  Surface  consommées  en  secteurs  1AU  :  habitat/activités/
équipements publics
- Les objectifs de modération ont-ils été atteints ?
DGFIP Cadastre, 
IGN, SIG (Système 
d’information géo-
graphique)
DENSITÉ
Au regard des surfaces artificialisées :
Part des logements crées dans l’enveloppe urbaine
Part des logements crées dans les secteurs 1AU
INSEE, Sit@del
AGRICULTURE
Evolution des exploitations agricoles
Evolution des périmètres de réciprocité
Part des surfaces agricoles consommées pour l’urbanisation
Commune, Chambre
d’agriculture
ACTIVITES
 Evolution du nombre d’établissements dans la commune, dont 
en secteur UE
- Evolution du nombre d’emplois dans la commune, dont en 
secteur UE
- Niveau de l’offre commerciale
INSEE, Commune
SERVICES A LA 
POPULATION ET 
EQUIPEMENTS 
PUBLICS
- Evolution des communications numériques 
- Desserte en très haut débit
- Raccordement des foyers, immeubles et activités à la fibre
- Niveau de l’offre médicale
- Niveau de l’offre en direction des personnes âgées
INSEE, Commune
DEPLACEMENTS
- Evolution du trafic routier
- Fréquence de l’offre en TC
- Suivi des réalisations cyclables et/ou piétonnes, y compris 
dans les secteurs 1AU
- Part consacrée à l’automobile dans les nouvelles opérations : 
création de parkings publics, d’aire de stationnements
- Part des espaces réservés aux modes alternatifs
Commune, SMTC
ESPACES VERTS ET 
CADRE DE VIE
- Part d’espaces verts créées dans les nouvelles opérations
- Evolution qualitative des entrées de la commune
- Evolution des risques
Commune


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