Commune d’Argiésans Rapport de présentation 1


PARTIE B Organisation territoriale


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PARTIE B
Organisation territoriale
1. Paysage de la commune ..............................................................................................................................25
1.1. Contexte paysager général : le « Rebord vallonné du plateau d’Héricourt » .............................................................................. 25
1.2. Le village d’Argiésans ............................................................................................................................................................ 25
1.3. L’évolution historique d’Argiésans ........................................................................................................................................... 28
1.4. L’organisation urbaine ........................................................................................................................................................... 31
1.5. L’analyse de l’habitat ............................................................................................................................................................. 32
1.6. Les éléments du patrimoine ................................................................................................................................................... 32
2. Analyse de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers ................................................34
2.1. Évolution et analyse de la tache urbaine entre 1960 et 2011 ................................................................................................... 34
2.2. Nature et ampleur de l’artificialisation à Argiésans au cours de la période 2002-2016 ................................................................ 36
3. Analyse de la capacité de densification et de mutation des espaces bâtis .................................................41
3.1. Repérage des espaces non bâtis au sein de l’emprise urbaine .................................................................................................. 41
3.2. Repérage des espaces bâtis mutables .................................................................................................................................... 43

Voie ferrée
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1. Paysage de la commune
1.1. Contexte paysager général : le « Rebord vallonné du plateau 
d’Héricourt »
Argiésans fait partie de l’unité paysagère du «rebord vallonné du plateau d’Héricourt». 
L’Ouest  de  la  ville  de  Belfort  est  occupé  par  un  élément  de  plateau  où  de  petites 
collines  recouvertes  de  feuillus  émergent  mollement  d’un  espace  dont  les  altitudes 
dépassent  de  peu  celles  de  la  plaine  alluviale  de  la  Savoureuse  toute  proche.  Cet 
espace  est  dominé  par  les  cultures.  Belfort  étend  vers  cette  région  des  tentacules 
élancées le long des routes qui se faufilent entre les éminences. Au Nord du Salbert, 
qui marque la limite de cette unité, apparaissent la Savoureuse et ses étangs, puis le 
massif Vosgien.
Les structures paysagères de ce secteur restent dans la continuité de la Haute-Saône. 
La commune se situe dans la zone de transition entre le système Vosgien, représenté 
par le Salbert au Nord, et le système Jurassien, dont le premier élément de plateau 
prend  place  ici  et  se  prolonge  au  Sud  vers  Héricourt  et  Montbéliard.  Le  rebord  du 
plateau se résout localement en une série de butes alignées en contrebas desquelles 
un vaste évidement est retaillé dans des roches marneuses plus tendres. Là, s’étend un 
finage cultivé où le regard peut se dérouler avant de se bloquer sur les escarpements 
boisés des reliefs périphériques. 
Source : Atlas des Paysages de Franche-Comté – Territoire de Belfort
1.2. Le village d’Argiésans
Le paysage du côté Ouest du village est marqué par :
•  L’imposante  entaille  dans  le  relief,  due  à  la  carrière,  plus  particulièrement  ces 
fronts de taille (gradins successifs) rocheux.
•  Le poste de distribution électrique et les nombreux pylônes des lignes aériennes
•  La  ligne  de  chemin  de  fer  qui  traverse  la  commune  au  Sud  du  village  sur  un 
remblai partiellement boisé d’une dizaine de mètres de hauteur.

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•  La route nationale 1019, qui passe au Sud-Ouest du village.
Depuis cette dernière :
-  Le village apparaît caché derrière la végétation, à l’arrière de la voie ferrée, 
elle-même située au bord d’un finage agricole assez ouvert (peu de haies, de 
bosquets).
-  La  partie  septentrionale  du  village  constituée  majoritairement  de  la  zone 
d’activités est peu perceptible (seulement les toits). L’arrière-plan est constitué 
des  vastes  cultures  des  Chênelots  et  des  Champs  Rougeot,  devançant  les 
reliefs  boisés  lointains  du  Salbert,…Derrière  la  zone  d’activités,  on  aperçoit 
les habitations de Bavilliers et Belfort, et surtout les immeubles de grandes 
hauteurs blancs et bruns des Résidences de Belfort.
La partie centrale du village se décompose alors en trois séquences :
•  À droite, les habitations des lotissements de sur la Côte sont installées en gradin 
sur un coteau et constituent la partie du village la plus visible.
•  Au centre, se trouvent les constructions entourant la mairie. Elles se situent dans 
l’axe de la vallée du ruisseau d’Argiesans et sont dissimulées par le relief et la 
végétation.
•  À gauche, localisées sur le Coteau Rond, les maisons de Belleraye, Tombois, se 
conbinent et se juxtaposent aux arbres et arbustes. En crête, on reconnait les 
entrepôts agricoles de « Sous Cheniveau ».
On découvre le ruisseau d’Argiesans uniquement en se baladant dans le village. Son 
empreinte dans le paysage lointain est peu perceptible en raison de la configuration 
topographique vallonnée.

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L’entrée Nord-Est du village, le long de la RD83, est essentiellement « routière ». Les 
constructions la bordant s’en sont protégées par des écrans végétaux. De l’autre côté, 
la voirie est en contact direct avec les champs et cultures des Chênelots et des Champs 
Rougeot. Il n’y a aucun accès direct sur la rue.
À  partir  du  carrefour 
desservant  l’école,  le 
caractère  «  routier  » 
de  la  rue  de  Gaulle 
est  moins  prégnant. 
Le  rue  devient  plus 
urbaine.  Elle  dessert 
de  chaque  côté  une 
rangée  de  maisons 
lesquelles ont un accès 
direct sur la rue. 
Au niveau de la rue du Tramway et du chemin du stratégique, le paysage est marqué
par les entrepôts agricoles. L’arrière des maisons bordant la rue de Gaulle se mêle avec 
les vergers. Beaucoup de terrains apparaissent comme de petites friches et semblent 
gorgés d’eau.

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1.3. L’évolution historique d’Argiésans
Le village s’est développé originairement au croisement de la route de Besançon – 
Belfort et du ruisseau d’Argiésans.
L’ancien cadastre dressé en 1828
En  1828,  selon  l’état  des  lieux  figurant  au  cadastre  napoléonien,  la  majorité  des 
constructions sont installées le long de l’axe de communication (RD83) de manière 
dispersée. Quelques-unes, sont cependant édifiées aux bords du fond de la vallée du 
ruisseau. La construction la plus en amont du village est un moulin (indication sur le 
plan) alimenté par un étang. La construction du village, la plus en aval du ruisseau, à 
l’impasse de Prés, devait certainement être également un moulin puisqu’elle enjambe 
le cours d’eau.
Photographie aérienne de l’IGN de 1949
En  1949,  le  village  s’étoffe  de  quelques  constructions.  Deux  ou  trois  fermes  ont 
été  construites  à  Belleraye.  La  commune  est  surtout  partagée  en  deux  suite  à 
l’aménagement de la voie ferrée qui sépare le village de la vallée de la Douce (terres 
agraires des Bichets et du Paquis)
Le réseau des voies de communications propre au village est déjà en place et n’évoluera 
quasiment plus. Le tracé probable de l’ancien tramway de Belfort semble encore visible
(pointillés oranges). Il donnera son nom à l’une des rues du village.

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En 1971, le village se densifie et s’étire. 
De nouvelles constructions sont édifiées rue du Pâquis et rue De Gaulle, en direction 
de Belfort. D’autres s’implantent le long de la rue De Gaulle, en direction de la Haute-
Saône, au niveau du «lotissement de la Critique».
En 1979, 
•  les lignes EDF et le poste électrique sont édifiés ;
•  la zone d’activités communautaires est en cours de construction,
•  le lotissement de la Critique est terminé,
•  plusieurs habitations remplissent le fond de vallée du ruisseau d’Argiésans,
•  le hangar agricole Mouilleseaux vers le chemin stratégique est en construction. 
En 1986, 
•  la carrière «Sous le Mont» est ouverte,
•  la  première tranche du lotissement des «Tombois» de 6 maisons est réalisée,
•  l’école actuelle, les hangars agricoles MURAT, LHOTE, le hangar d’activités BTP de 
la Côte, sont en construction (en cours ou en achèvement),
•  les terres agricoles de la vallée de la Douce sont drainées.
Photographie aérienne de l’IGN de 1971
Photographie aérienne de l’IGN de 1979
Photographie aérienne de l’IGN de 1986

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En 1993, la seconde tranche du lotissement des «Tombois» est réalisée, tandis que le 
secteur de Belleraye se densifie.
En 1999, la nouvelle route RN1019 semble achevée et permet de relier l’Ouest de 
Belfort depuis l’autoroute A36. Parallèlement, le lotissement de la Côte de 21 maisons 
est quasiment achevé, ainsi que le premier immeuble collectif de la rue des Marronniers. 
Le second sera édifié quelques années plus tard (2003 environ).
En 2013, le lotissement du Clos des Lilas, comportant 13 résidences, est en cours 
d’aménagement.
Au regard des analyses de ces photos aériennes, l’urbanisation du village s’est déroulée 
à partir d’un axe central, constitué par la rue De Gaulle (RD83). Le village s’est étiré 
depuis  son  noyau  central,  qui  regroupe  une  vingtaine  d’anciennes  constructions, 
linéairement dans les deux directions de cet axe (vers Belfort et vers la Haute-Saône).
L’aménagement successif de plusieurs équipements publics :

la voie ferrée qui partage le territoire communal, 

le poste de distribution électrique, 

la zone d’activités intercommunale,
a eu pour effet de cantonner le développement du village et de le canaliser sur son 
côté Nord, au niveau des lieux dits de la Côte et du Coteau Rond.
De plus, les contraintes naturelles, liées à la configuration de la vallée où s’écoule le 
ruisseau d’Argiésans, ont conduit à l’excentrement sur la pente de «la Côte». En effet, 
les nouvelles maisons auront échappé à l’humidité du fond de vallée et au relief abrupt 
de ses flancs.
Photographie aérienne de l’IGN de 1993
Photographie aérienne de l’IGN de 1999

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1.4. L’organisation urbaine

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1.5. L’analyse de l’habitat
L’habitat ancien est constitué principalement de vieilles fermes à l’architecture typée, 
situées sur de petites parcelles. La densité y est relativement faible. Cependant, les 
volumes  construits,  constitués  principalement  d’anciennes  granges  attenantes  aux 
bâtiments d’habitation, sont imposants.
Les constructions du quartier ancien s’apparentent au style franc-comtois : d’importants 
volumes, percements rectangulaires, surfaces verticales de teinte foncée, appareillages 
de  pierre  du  pays  aux  angles  des  constructions,  etc.  Les  surfaces  de  toiture  sont 
importantes, et se prolongent souvent sous la forme d’auvents.
Il est à noter que quasiment toutes les constructions anciennes ont fait l’objet d’une 
rénovation récente.
Ces anciennes constructions sont désormais éparpillées sur le village et entourées des 
constructions contemporaines.
L’habitat récent de la commune est constitué de constructions individuelles de type 
pavillonnaire. L’ensemble ne constitue pas une unité architecturale à cause de l’aspect 
disparate des constructions.
1.6. Le patrimoine
•  Les sites archéologiques
Selon les inventaires du Service régional d'archéologie, deux sites archéologiques sont 
recensés sur le territoire :

un atelier de débitage lithique, âge du Bronze-néolithique, situé au niveau du 
quartier d'« En Belleraye »

un moulin d'époque contemporaine, localisé au niveau du Trou Gavoillot.
Source : DRAC Franche-Comté – 30 janvier 2010

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•  Les éléments du patrimoine 
Trou Gavoillot
Cet entonnoir – qui doit son nom à un 
berger  qui  s’y  serait  noyé  -    est  placé 
en un lieu au sous-sol formé de calcaire 
fissuré,  et  reçoit  souterrainement  ses 
eaux,  qui  chemineraient  sous  terre 
depuis    l’étang  de  Buc.  La  source  du 
ruisseau  le  Rû,  qui  passe  à  Argiésans 
avant  de  rejoindre  la  Douce,  se  forme 
à  cet  endroit.  La  profondeur  du  trou 
Gavoillot  diminue  avec  le  temps,  sans 
jamais, néanmoins, tarir l’été.
Tombe des Prussiens
Cette  stèle  est  à  la  mémoire  de  douze 
soldats prussiens tués lors de la bataille 
d’Héricourt.  Les  16  et  17  janvier  1871, 
les  Prussiens  s’opposent  à  l’armée 
du  général  Bourbaki,  censée  délivrer 
Belfort.  La  tombe  est  entretenue  par 
l’armée allemande.
Vièrge à l’enfant
Cette vierge à l’enfant porte l’inscription : 
« Libération 21 novembre 1944 merci à 
notre mère ».
Mairie
La  mairie  est  bâtie  sur  un  terrain  en 
pente, ce qui explique le décentrage de la 
porte, qui rétablit une bonne perception 
visuelle.  Un  bandeau  de  pierre  sépare 
les deux niveaux. Les chambranles des 
fenêtres  et  de  la  porte,  ainsi  que  les 
angles de l’édifice, sont en grès rose des 
Vosges. Le toit à quatre pentes porte un 
campanile caractéristique de la fonction 
du bâtiment.
Par  ailleurs,  en  application  du  titre  III  de  la  loi  du  27  septembre  1941,  validée, 
règlementant  les  découvertes  fortuites,  toute  découverte  archéologique de  quelque 
nature qu’elle soit, doit être signalée immédiatement au Service régional d’archéologie 
(DRAC,  Service  régional  de  l’Archéologie,  7  rue  Charles  Nodier  -  25043  Besançon 
Cedex  –  Tel  03  81  65  72  00  –  Fax  03  81  65  72  72  –  email  :  marie-agnes.gaidon-
bunuel@culture.gouv.fr).
Les vestiges découverts ne doivent en aucun cas être détruits avant examen par un 
archéologue habilité. Tout contrevenant serait passible des peines prévues au Code 
Pénal,  en  application  de  la  loi  n°80-832  du  15  juillet  1980  modifiée,  relative  à  la 
protection des collections publiques contre les actes de malveillance.
La protection des sites et vestiges archéologiques est prise en compte par l'urbanisme 
dans le cadre de la loi du 27 septembre 1941, règlementant les fouilles archéologiques, 
soumettant les fouilles à l'autorisation et au contrôle de l'État.
En outre, l'article R111-4 du code de l'urbanisme constitue une disposition impérative 
et stipule que les constructions et aménagements ne doivent pas, par leur localisation, 
compromettre la sauvegarde ou la mise en valeur de sites archéologiques.

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2.  L’analyse  de  la  consommation  des  espaces  naturels, 
agricoles et forestiers
2.1. Évolution de la tache urbaine entre 1960 et 2011 
L’analyse de l’évolution de la tache urbaine repose sur un travail mené par la Direction 
Régionale  de  l’Environnement,  de  l’Aménagement  et  du  Logement  (DREAL)  de 
Franche-Comté. 
À  partir  des  données  foncières  de  la  Direction  Générale  des  Finances  Publiques 
(DGFiP) de 2011 (fichiers Majic / année de construction des bâtiments) et des données 
cadastrales fournies par l’IGN (BD Parcellaire et BD Topo), les services de la DREAL 
Franche-Comté ont mis en place un outil pédagogique qui matérialise l’évolution de la 
tache urbaine par décennie. À chaque construction est associée une zone tampon qui 
met en évidence l’extension urbaine et l’artificialisation.
À  noter  que  pour  certains  bâtiments,  notamment  à  usage  agricole,  l’année  de 
construction n’est pas connue. Le domaine public n’est quant à lui pas recensé dans 
les données foncières de la DGFiP.
La commune s’est fortement développée sur la période récente. En 1960, l’urbanisation 
se concentre en cœur de village : rues De Gaulle, du Moulin, des Roseaux et la Ferme 
Fontanier  en  direction  de  Bavilliers.  En  1962,  la  commune  compte  seulement  une 
trentaine de logements et une centaine d’habitants.
Dans  les  années  70,  la  commune  s’étire,  en  direction  de  la  Haute-Saône  grâce  au 
«lotissement de la Critique» et en direction de Bavilliers avec la zone industrielle et 
les premiers pavillons, rue du Paquis. La population et le parc de logements doublent 
durant cette période.
Dans les années 80 et 90, l’emprise urbaine s’étend fortement : 
•  au  sud,  avec  le  lotissement  des  «  Tombois  »  et  la  densification  du  secteur
« Belleraye » (rue du Tramway) ;
•  au nord, avec le lotissement de la Côte (21 pavillons) ;
•  à l’est, avec des constructions édifiées rue du Paquis et des Bouleaux et le 1
er
 
immeuble collectif achevé, rue des Marronniers. 
La population et le parc de logements ont de nouveau doublé durant cette période : 
de 66 à 138 logements et de 202 à 381 habitants.
Au cours des années 2000, l’urbanisation s’est poursuivie avec plusieurs opérations 
significatives : le lotissement, rue des Pommiers et le lotissement des Lilas. 

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Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
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36
Au  1
er
  janvier  2015,  la  tache  urbaine  d’Argiésans  représente  45  ha,  soit  un  taux 
d’urbanisation de 16 % par rapport à la surface totale de la commune (279 ha, source : 
DGi-2015
1
). 
L’évolution  de  la  tache  urbaine  depuis  1960  permet  d’avoir  une  vision  générale  du 
développement  de  la  commune  sur  cinq  décennies.  L’analyse  de  la  consommation 
foncière  sur  la  dernière  décennie  permet  de  faire  un  focus  sur  ce  qui  a  généré  de 
l’artificialisation durant cette période.
2.2.  L’artificialisation à Argiésans au cours de la période 2002-2016
Conformément à l’article L. 151-4 du code de l’urbanisme, le rapport de présentation 
du  PLU  «  présente  une  analyse  de  la  consommation  d’espaces  naturels,  agricoles 
et forestiers au cours des dix années précédant l’approbation du plan ou depuis la 
dernière révision du document d’urbanisme ».
Cette analyse est ici effectuée sur la période 2002-2016. L’analyse de l’artificialisation  
repose sur une comparaison des photos aériennes de 2002/2008/2010/2013 (travail 
de photo-interprétation) et du cadastre de 2016 portant sur l’année 2015 ainsi que les 
projets connus en 2015 et 2016.
L’exemple du lotissement, rue des Lilas
1
  Données  issues  de  l’analyse  menée  par  l’AUTB  sur  la  surface  des  emprises  urbaines  communales  du 
département.
Pour  chaque  parcelle  identifiée  comme  artificialisée,  on  détermine  la  nature  de  la 
parcelle en T-n (2002), et la destination en T0 (2016) : soit du bâti lié à de l’habitat, 
des  activités,  des  équipements  publics,  soit  des  infrastructures  de  transport,  des 
parkings ou des chemins d’accès.
L’analyse de la consommation foncière, dans le cadre des Plans Locaux d’Urbanisme 
(PLU), s’appuie sur la méthodologie mise en place dans le cadre du SCoT du Territoire 
de Belfort.
Une artificialisation
2
 à destination de l’habitat et de l’activité économique
2
  Est entendue par surface artificialisée toute surface retirée de son état naturel (friche, prairie naturelle, zone 
humide, etc.), forestier ou agricole, qu’elle soit bâtie ou non (ex : parking).
2002-2016
 
Habitat
 
Activités économiques
 
Total artificialisation
 
Espaces agricoles, 
naturels et forestiers
 
4,28 ha 
1,56 ha 
5,84 ha 
Dans emprise 
urbaine 
Hors emprise 
urbaine 
Dans emprise 
urbaine 
Hors emprise 
urbaine 
Dans emprise 
urbaine 
Hors emprise 
urbaine 
1,23 ha 
3,05 ha 
0,13 ha 
1,42 ha 
1,37 ha 
4,47 ha 
 
Sur la période 2002-2016,  5,8 hectares d’espaces agro-naturels et forestiers ont été 
artificialisés dont 1,4 ha dans l’emprise urbaine. Des espaces artificialisés à destination :
-  de l’habitat (4,3 ha) ;
-  du  développement  économique  (1,6  ha)  pour  l’extension  du  bâtiment  de  la 
mutualité française et une plate-forme remblayée et occupée par une casse dans 
la zone industrielle. Il y a aussi la création de bâtiments agricoles sur l’exploitation 
Mouillesseaux, au lieu-dit « Sous Chenivau », en direction d’Urcerey.
L’extension  du  bâtiment  de  la  mutualité  française  et  la  plate-forme  remblayée  dans  la  zone 
industrielle
Photos : AUTB, janvier 2017

Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort - 2017 - Rapport de présentation
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Rapport de présentation - 2017 - Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort
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Pour  l’habitat,  4,3  hectares  ont  donc  été  artificialisés  à  Argiésans  permettant  la 
construction de 68 logements :
•  27 hors emprise urbaine consommant 3 hectares d’artificialisation (11,3 ares par
logement). Cela comprend les 2 lotissements, rue des Lilas et rue des Pommiers 
et 2 maisons, rue du Tramway.
•  29 dans l’emprise urbaine consommant 1,2 hectare d’artificialisation (4 ares par
logement). 
•  12 logements ont été créés en renouvellement urbain, donc sans artificialisation
(12 ares pour le stationnement et garages).
•  Une  artificialisation  à  destination  de  l’habitat  caractérisée  par  un 
phénomène d’extension urbaine
Pour différencier les différentes formes d’urbanisation, l’analyse proposée ici s’appuie 
sur une méthodologie issue d’un travail de définition réalisé en Alsace et adaptée par la 
Direction Départementale des Territoires 90 (DDT90). La méthode distingue trois types 
d’urbanisation au sein d’une commune : 
-  "Les 
extensions 
urbaines 
significatives", qui sont définies 
comme  les  grandes  opérations 
d’extension  de  la  tache  urbaine 
se  situant  en  frange  de  l’espace 
aggloméré  (ex  :  lotissement  de 
maisons  individuelles  ou  zone 
d’activités) ;
-  "Les  extensions  ponctuelles"
qui  se  situent  également  en 
frange  de  l’espace  aggloméré  et 
sont limitées à quelques parcelles 
diffuses, construites "au coup par 
coup" ; 
-  "Le  remplissage  interstitiel",  qui  correspond  à  l’urbanisation  des  «  dents 
creuses ».
Source : DDT90
Les 3 types d’urbanisation 
 
66,6% 
4,7% 
28,8% 
Extension significative
Extension ponctuelle
Densification par
remplissage
2,8 ha 
1,2 ha 
Source : AUTB 2017
L’artificialisation pour l’habitat est dominée par l’extension urbaine (hors de l’emprise 
urbaine) : 71 % de l’artificialisation (3 ha).
L’extension  significative  représente  67  %  de  l’artificialisation,  soit  2,85  ha.  Cela 
correspond  aux  2  lotissements  réalisés  durant  la  période  (25  maisons).  L’extension 
ponctuelle est nettement moins importante avec 2 maisons, rue du Tramway : 0,2 ha
(5 % de l’artificialisation).
La  densification  par  remplissage  est  importante  à  Argiésans  :  29  logements  créés 
pour  seulement  1,23  ha  artificialisés  grâce  notamment  à  la  Maison  des  Ainés  (18 
appartements) et à des parcelles pour maisons individuelles de plus petite taille (7 ares 
en moyenne contre 11 ares en extension).
Il y a aussi plusieurs opérations de renouvellement urbain qui ont permis de créer du 
logement sans artificialisation d’espaces naturels : 4 logements communaux en face 
de la mairie et 8 appartements, rue De Gaulle.
Dans les années 2000, il y a un phénomène de densification de l’emprise urbaine à 
Argiésans grâce à des opérations d’habitat.

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 L’artificialisation en fonction du zonage du POS
L’artificialisation en fonction du zonage du POS
 
1,42 
1,74 
1,91 
0,64 
0,13 
NAa
NAb
NC
UA
UY
Source : AUTB 2017
•  3,1 ha en zone NA (Naa et Nab) pour de l’habitat (lotissements),
•  1,9 ha en zone NC dont 1,4 ha pour de l’activité,
•  0,6 ha en zone urbaine UA pour de l’habitat (densification).
Lors de la décennie passée (2002-2016), l’urbanisation de la commune d’Argiésans a 
connu un développement important (5,8 ha) en majorité en extension (76 %). Cela 
représente au total 10 % de l’emprise urbaine actuelle. Cependant, la commune s’est 
densifiée avec de nombreux logements construits dans l’emprise urbaine et dans le 
bâti existant (renouvellement urbain). 
CE QU’IL FAUT RETENIR
•  Argiésans  fait  partie  de  l’unité  paysagère  du  «rebord  vallonné  du  plateau
d’Héricourt». 
•  L’habitat  ancien  constitué  principalement  de  vieilles  fermes,  s’apparentant
au  style  franc-comtois.  L’habitat  récent  de  la  commune  est  constitué  de 
constructions individuelles de type pavillonnaire
•  La  commune  s’est  fortement  développée  sur  la  période  récente  :  d’une
trentaine de logements en 1960 à près de 200 aujourd’hui.
•  Une artificialisation importante sur la période 2002-2016 : 5,8 ha dont 4,3 ha
liés à l’habitat, notamment pour des extensions significatives (lotissements).
•  Une  densification  de  l’emprise  urbaine  :  1,2  hectares  artificialisés  dans
l’emprise  urbaine.  et  des  logements  créés  en  renouvellement  urbain,  donc 
sans artificialisation.
LES ENJEUX
•  Une vigilance sur le parc de logements le plus ancien avec la préservation du
bâti ancien en cœur de village.
•  La définition d’objectifs de modération de la consommation foncière au regard
des espaces artificialisés durant la période 2002-2016.
•  La compatibilité du PLU avec le SCoT du Territoire de Belfort.
•  Un  développement  urbain  qui  mobilise  en  priorité  le  bâti  ou  les  parcelles
libres disponibles au sein de l’emprise urbaine -> analyse de la capacité de 
densification de la trame bâtie (foncier + bâti).

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3. Analyse de la capacité de densification et de mutation 
des espaces bâtis
Conformément à l’article L.151-4 du code de l’urbanisme, le rapport de présentation 
du PLU « analyse la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces 
bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales ».
Il convient par conséquent de réaliser un recensement de ces bâtiments et « dents 
creuses » potentiellement constructibles.
Le foncier restant potentiellement urbanisable dans l’emprise urbaine d’Argiésans a été 
évalué à partir du cadastre 2016 et de l’orthophotographie 2013.
Ce repérage consiste, dans un premier temps, à identifier « les dents creuses », que 
l’on peut définir comme des espaces vides entourés de constructions. Elles peuvent 
concerner une parcelle entière ou des fonds de parcelles, que l’on nommera « parcelles 
partielles ».
Dans un second temps, l’analyse nécessite d’étudier les terrains qui sont dit mutables. 
Occupés  par  des  bâtiments  à  l’abandon  ou  sous  utilisés,  ces  espaces  peuvent  être 
réinvestis pour permettre notamment un changement de destination des bâtiments 
édifiés ou des reconstructions.
3.1. Repérage des espaces non bâtis au sein de l’emprise urbaine
Les parcelles libres de toute construction ont donc été recensées, tantôt en totalité, 
tantôt partiellement, dès lors que leur surface étaient supérieures à 400 m².
La prise en compte partielle de certaines parcelles tient compte d’un recul de 10 mètres 
par rapport à l’habitation principale, de façon à laisser un peu d’aisance à celle-ci.
Les espaces non bâtis peuvent être :
 -   soit des espaces naturels de type espace vert urbain ou privé (jardin privé 
non aménagé
1
, verger), espace agricole (prairie), espace boisé (non aménagé) ;
 -   soit des espaces artificialisés de type chantier, espace lié à de l’activité ou 
stationnement.
Ces différents éléments sont repérés sur la carte « le potentiel foncier dans l’emprise 
urbaine : les dents creuses ». 
1
Sont identifiés seulement les jardins privés non aménagés c’est-à-dire ceux qui ne sont ni clôturés (ou haies), ni jardinés (massif
de fleurs, potager).
Enfin, d’autres niveaux de précision sont apportés afin d’apprécier au plus juste 
la constructibilité des terrains :
-  l’existence  d’une  servitude  d’utilité  publique  (SUP)  qui  viendrait  limiter  ou 
interdire les constructions,
-  la configuration des parcelles identifiées,
-  la topographie et son accessibilité (voirie, réseau),
-  la caractéristique naturelle des parcelles (zone humide, …).
Une visite de terrain et des échanges avec les élus locaux ont permis de vérifier la 
pertinence du repérage de certaines parcelles.

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2, rue Vie de la Croze : 869 m²
1, rue des Lilas/ rue sur la Côte : 5 500 m²
6, impasse des Tombois/du Tramway : 640 m² 7, rues des Carrières/des Pommiers : 2 550 m²
5, rue du Tramway : 2 200 m²
1,3  hectare  d’espaces  libres  a  été  identifié  au  sein  de  l’emprise  urbaine 
d’Argiésans.
Le phénomène de rétention foncière est important. Une comparaison du tissu urbain 
entre 1985 (date d’approbation de la dernière révision générale du POS) et celui actuel, 
fait apparaître un remplissage de 55 % des zones d’urbanisation future initialement 
prévues au document d’urbanisme.
Un repositionnement cohérent des zones urbaines et d’urbanisation du village pourrait 
permettre  de  réduire  le  phénomène  de  rétention  des  parcelles  à  construire.  La 
réduction des potentialités de construction à l’intérieur du village est estimée à 30 %. 
En appliquant une rétention de 30 %, 0,9 hectare de foncier a été identifié 
dans l’emprise urbaine.
Le  parti  d’aménagement  retenu  par  la  commune  est  avant  tout  de  privilégier  le 
remplissage des espaces libres dans l’emprise urbaine. Ce choix apparaît davantage 
fondé  et  productif  plutôt  qu’imposer  une  surdensité  à  construire  dans  le  village, 
disposition qui contribuerait manifestement, à bloquer davantage l’urbanisation et la 
mise sur le marché de terrains à bâtir. Ce choix d’urbanisation permet également de 
tenir compte et de respecter de la morphologie générale du village, ces caractères 
urbains paysagers, patrimoniaux.
3, rue De Gaulle/Vie de la Croze : 731 m²
4, rue du Fahy : 960 m²

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3.2. Repérage des espaces bâtis mutables
Le  renouvellement  urbain  a  l’avantage  d’éviter  le  financement  de  nouvelles 
infrastructures (voirie et réseaux divers) et permet de rentabiliser celles existantes.
•  La rénovation de constructions résidentielles
Un  examen  de  la  vacance  du  parc  de  logements,  et  des  anciennes  constructions 
à  rénover  permettrait  de  déterminer  le  potentiel  de  création  de  logements  par 
réhabilitation de bâtis existants 
Le  parc  de  logement  d’Argiesans  compte  quelques  logements  vacants.  Cette  faible 
vacance  s’avère  plutôt  préjudiciable  car  elle  limite  la  fluidité  du  marché  immobilier 
nécessaire à la rotation des ménages. 
Dans les années 2000, plusieurs opérations d’habitat ont permis de rénover plusieurs 
bâtiments  anciens  et  de  produire  une  quinzaine  de  logements  collectifs,  désormais 
tous occupés.
Selon  l’inventaire  de  la  commune,  plusieurs  anciennes  constructions  (vacantes  ou 
occupées) pourraient être réaménagées.
Toutefois,  la  rénovation  de  ces  anciennes  constructions  s’avère  plutôt  complexe  en 
raison de nombreuses difficultés :
-  problème de succession s’éternisant : les indivisaires n’arrivant pas à s’entendre, 
-  difficulté pour le propriétaire de se séparer d’un patrimoine familiale : propriétaire 
moralement  attaché  à  la  construction  (maison  de  son  enfance,  maison  de  la 
famille,…)
-  difficultés architecturales et structurelles de diviser ces constructions et constituer 
plusieurs  appartements,  problème  de  désamiantage,  impossibilités  techniques 
de rénover…
-  conservation d’un actif immobilier en attendant d’avoir les moyens financiers de 
rénover,
-  surcoûts  économiques  pour  réaliser  les  démolitions,  puis  les  travaux 
d’aménagement  et  parvenir  au  même  niveau  de  confort  qu’une  construction 
nouvelle.
-  spéculation immobilière, rétention immobilière
En raison de ces difficultés et entraves à la rénovation immobilière, le potentiel de 
production de logements par réhabilitation d’immeubles apparaît faible. 
•  La réhabilitation de sites agricoles
Avec l’évolution récente de l’activité agricole à Argiesans, deux sites localisés dans le 
village sont inutilisés.
Le premier, à l’intersection de la rue des Saules (chemin du Stratégique) et l’impasse 
des Près, comporte un hangar agricole d’environ 2 200m² d’emprise au sol environ. Il 
est situé en limite de zone humide.

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Le second site est l’ancienne ferme Murat. Il est inoccupé après le transfert de l’activité 
à Dorans. Ce site en friche pourrait changer de destination et éventuellement accueillir 
des logements après la démolition.
Le terrain de cet entrepôt mesure 0,65 hectare. Il y a aussi une parcelle en lanière qui 
borde le bâtiment d’environ 0,1 hectare.
L’opportunité  serait  d’envisager  un  aménagement  d’ensemble  sur  ce  secteur  (tache 
rose  sur  la  carte).  Dans  le  projet  de  la  commune,  ce  secteur  «  Le  Pâquis  »  d’une 
superficie de 1,5 hectare, sera inscrit en Zone à Urbaniser (IAU).
Il s’agit d’un secteur stratégique entre le cœur du village, et la centralité « équipements » 
(école, salle, terrains de sport...).
Les 2 sites agricoles inoccupés
Le site de l’entrepôt «Murat» et le secteur stratégique à aménager « Le Pâquis »

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