Commune d’Argiésans Rapport de présentation 1


Espaces ruraux naturels périphériques du village


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4. Espaces ruraux naturels périphériques du village
Source : Diagnostic écologique faune, flore et habitats, PLU Argiésans (90) – Octobre 2012 – Avril 2013.
Les prospections de terrain ont eu lieu en octobre 2012 et ont été complétées le 3 mai 
2013, dans de bonnes conditions météorologiques ayant permis une bonne définition 
des données de végétation et de faune.
Le niveau d’intérêt d’une végétation peut se déterminer par la recherche des espèces 
rares qu’elle contient. Toutefois, cette approche botanique ne rend pas compte de la 
répartition et de l’agencement des végétaux entre eux.
L’approche  phytosociologique  réalisée  ci-après,  basée  sur  la  classification  en 
groupements végétaux, permet d’obtenir une vue synthétique de la végétation. Elle 
permet de respecter la présence d’éventuelles espèces rares dans les groupements, où 
cette espèce est statistiquement présente.
4.1. La végétation
Carte des habitats sur le territoire communal : page 74
Carte des habitats autour du village : page 75

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•  Description des habitats
- Les forêts  occupent  principalement les  zones  les  plus éloignées de  la commune 
(« Le Fays », « La Beue », « La Feuillée du Roy » et « Le Trou Gavoillot »). Une petite 
forêt humide se trouve au Nord du lieu-dit « Le Fays ».
La surface forestière est occupée par quatre groupements principaux : une hêtraie-
chênaie-charmaie calcicole à aspérule odorante remplacée par une hêtraie-chênaie-
charmaie à canche cespiteuse au niveau des sols plus acides ou une chênaie-frênaie 
au contact des sols humides.
La majorité de ces forêts possède une qualité écologique moyenne, surtout du fait 
de leur structure complexe, de leurs capacités biogènes  et du temps nécessaire à leur 
installation ou à leur rétablissement (niveau d’intérêt communautaire).
Elle est remplacée sur les sols très humides par une aulnaie-frênaie à reine des prés de 
bonnes qualités écologiques (niveau d’intérêt communautaire prioritaire).
Par endroits, la forêt spontanée a été remplacée, au moins en partie, par des plantations 
mono spécifiques de résineux de qualité écologique bien moindre.
- Les milieux semi-ouverts sont représentés par des vergers, ou arbres fruitiers 
isolés, situés au sein du bâti, et de quelques rares haies. Les haies sont quasiment 
absentes d’une partie importante du territoire communal, exceptée la haie bordant la 
voie ferrée, qui est individualisée.
Les petits canaux d’assainissement sont bordés par des haies discontinues de petits 
saules.  On  retrouve  ces  saulaies  au  niveau  du  secteur  du  lagunage  et  au  sein  des 
prairies hygrophiles, au sud-est du territoire communal. Bien que répandues à l’échelle 
de la Franche-Comté, ces petites saulaies apportent de la diversité au niveau local (les 
saules sont la plante-hôte de nombreuses espèces d’insectes) ; cet habitat est de plus 
soumis à la loi sur l’eau.
Il existe encore quelques vergers d’amateurs de taille conséquente autour du village et 
dans les quartiers centraux. Les variétés fruitières locales, parfaitement adaptées à leur 
milieu, terrain et climat, constituent un patrimoine génétique culturel et historique ; on 
ne rencontre ces variétés fruitières anciennes ou locales guère que dans les vergers 
amateurs, la plupart ne figurant pas au catalogue officiel.
 
Ces formations ligneuses semi-ouvertes, quel que soit leur caractère, présentent divers 
intérêts écologiques et possèdent une qualité écologique moyenne à bonne (niveau 
d’intérêt local).
Les  haies  ne  remplissent  pleinement  leur  rôle  écologique  que  lorsqu’elles  forment 
de  beaux  réseaux  à  mailles  fermées  avec  une  strate  arbustive  et  herbacée  bien 
développées.
Elles  participent  dans  ce  cas  très  activement  à  la  préservation  des  continuités 
écologiques (trame verte).
Pelouse mésophile (on aperçoit le sainfoin en rose et la sauge des prés en bleu)
À droite : inflorescence de sauge des prés.
- Les prairies engraissées renferment une majorité d’espèces banales et possèdent 
une qualité écologique faible à moyenne en fonction de leur diversité (niveau 
d’intérêt  communautaire  pour  les  prairies  typiquement  de  fauche  et  sans  intérêt 
particulier pour les prairies pâturées).
- Les prairies restées encore peu ou moyennement fertilisées sont beaucoup 
plus diversifiées. Elles sont de qualité écologique moyenne à bonne en fonction 
de leur diversité (niveau d’intérêt communautaire pour les prairies typiquement de 
fauche et intérêt local pour les prairies pâturées).
- Des prairies hygrophiles pâturées ou fauchées sont bien représentées au niveau 
du  territoire  communal  (niveau  d’intérêt  local  pour  les  prairies  pâturées,  régional 
à  communautaire  pour  les  prairies  typiquement  de  fauche  en  fonction  de  l’habitat 
représenté ; habitats soumis à la loi sur l’eau). Elles participent activement à la trame 
verte et bleue pour les espèces hygrophiles et possèdent une qualité écologique 
plutôt moyenne à bonne en fonction de leur diversité et de leur rôle écologique 
(rôle de bande tampon en bordure de ruisseau).
- Un petit secteur de pelouse originelle subsiste au lieu-dit «en Belleraye» ; il est 
en bon état de conservation ; Les pelouses sèches peuvent être considérées comme 
de véritables «points chauds» de biodiversité car servant de refuge pour une 
flore et une faune adaptées aux conditions particulières qui définissent ces milieux très 
diversifiés. La qualité écologique de cet habitat est bonne.

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Deux secteurs de mégaphorbiée ou prairie hygrophile à hautes herbes se trouvent, 
l’un au lieu-dit «Le Trou Gavoillot» et l’autre au lieu-dit «Le Paquis», au niveau d’une 
prairie abandonnée, au contact d’une saulaie arbustive. Ces mégaphorbiées, bien que 
peu diversifiées du fait de la dominance d’espèces très sociables, abritent des espèces 
spécialisées peu communes, inféodées aux sols très humides et riches en nutriments. 
Elles  constituent  des  milieux  soumis  à  la  loi  sur  l’eau  et  sont  d’un  niveau  d’intérêt 
communautaire. La qualité écologique de cet habitat est moyenne à bonne en fonction 
de sa diversité.
Un petit secteur de roselière plutôt sèche fauchée se trouve au «Trou Gavoillot». Peu 
diversifié et en état de conservation plutôt mauvais, cet habitat possède une qualité 
écologique moyenne, dans un contexte de complexe de milieux humides.
La  plupart  des  prairies  sont  petit  à  petit  remplacées  par  des  prairies  temporaires 
artificielles  ne  présentant  aucun  intérêt  d’un  point  de  vue  écologique.  De  plus,  la 
mécanisation  nécessaire  au  labour  des  prairies  est  à  l’origine  de  la  disparition 
progressive des haies.
Du fait de l’utilisation régulière de pesticides, notamment d’herbicides, les zones de 
cultures annuelles possèdent une qualité écologique très faible.
Les habitats patrimoniaux sur le territoire communal
Les  habitats  patrimoniaux  situés  en  dehors  du  pourtour  du  bâti  sont  les  prairies 
mésophiles méso-eutrophes, les prairies hygrophiles, les secteurs de forêts spontanées, 
hygrophiles ou non et les haies.
La flore sur le territoire communal  
Aucune récente espèce protégée ou espèce patrimoniale (listes rouges) n’est signalée 
dans  les  banques  de  données  régionales,  aucune  n’a  été  observée  pendant  la 
prospection de terrain.
4.2. La faune terrestre
Quelques oiseaux patrimoniaux d’Argiésans
Milan noir
Linotte mélodieuse
Tarier des prés
Moineau friquet
- Les forêts naturelles sont des milieux intéressants pour la nidification des oiseaux, 
les plantations de résineux le sont beaucoup moins. Ces zones enrésinées couvrent une 
proportion assez faible du territoire communal d’Argiésans. Une vingtaine d’espèces 
d’oiseaux se reproduisent dans les zones forestières qui sont localisées principalement 
au niveau des bordures Nord, Ouest et Sud de la commune. Les oiseaux qui nichent 
dans ces milieux sont des espèces classiques des milieux forestiers.
Quelques espèces forestières particulières sont à signaler : le milan noir qui figure 
en annexe 1 de la Directive Oiseaux
1
Le pic vert est classé en catégorie III dans les 
ORGFH
2
 de Franche-Comté.
L’aire  du  milan  noir  n’a  pas  été  vue  sur  le  territoire  communal.  Il  n’est  donc  pas 
certain que cette espèce niche sur la commune d’Argiésans. Le territoire d’un couple 
couvre une surface de l’ordre de 800 ha, il n’est pas possible, dans le cadre d’une telle 
étude, de rechercher spécifiquement la localisation des nids des oiseaux. Il est possible 
qu’’il niche sur une autre commune mais les zones ouvertes d ‘Argiésans font partie de 
ses terrains de chasse.
Les mammifères qui fréquentent la forêt sont le chevreuil, l’écureuil, le renard roux, 
le blaireau... 
Ces milieux possèdent une qualité écologique moyenne.

Directive Oiseaux : La Directive 79/409/CEE (appelée plus généralement Directive Oiseaux) du 2 avril 1979 
est une mesure prise par l’Union Européenne afin de promouvoir la protection et la gestion des populations 
d’espèces d’oiseaux sauvages du territoire européen. Cette protection s’applique aussi bien aux oiseaux eux-
mêmes qu’à leurs nids, leurs œufs, et leurs habitats. Par la mise en place de zones de protection spéciale, 
importantes pour la protection et la gestion des oiseaux, le Directive Oiseaux consacre également la notion de 
réseau écologique, en tenant compte des mouvements migratoires des oiseaux pour leur protection et de la 
nécessité d’un travail transfrontalier.
2
ORGFH : orientations régionales de gestion et de conservation de la faune sauvage et de ses habitats.

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-  Les  vergers  (ou  fruitiers  isolés)  représentent  une  surface  non  négligeable  sur  la 
commune. Ils sont localisés principalement à la périphérie de l’agglomération et sont 
intéressants comme milieu pour la nidification des oiseaux. Une dizaine d’espèces s’y 
reproduit. Le pic vert et la linotte mélodieuse sont classés en catégorie III dans 
les ORGFH de Franche-Comté.
Les oiseaux qui nichent dans les vergers sont des espèces liées aux arbres. La plupart 
se  reproduit  dans  les  vieux  sujets  qui  présentent  des  cavités,  ou  construisent  leur 
nid dans la fourche d’une branche. Les vieux vergers comportant des arbres de gros 
diamètre avec des cavités sont les plus intéressants pour la faune. Les jeunes vergers 
sont moins intéressants pour la nidification des oiseaux. Cependant ce sont de futurs 
vieux vergers...
Ces milieux possèdent une qualité écologique moyenne.
- La commune comporte des haies, bandes boisées et bosquets. Ces milieux sont 
essentiellement développés de chaque côté de la voie ferrée ainsi que dans la partie 
située au Sud de celle-ci.
Les haies sont très intéressantes pour la reproduction des oiseaux, ainsi que les bandes 
boisées, quand le sous-étage des buissons est conservé. Quand la strate buissonnante 
est  supprimée,  les  bandes  boisées  sont  beaucoup  moins  attractives  pour  certaines 
espèces.
Une vingtaine d’espèces nichent dans ces milieux qui sont, avec la forêt, les zones les 
plus favorables à la nidification des oiseaux. Ce sont pour l’essentiel des oiseaux qui 
nichent également en forêt.
Le pic vert est classé en catégorie Ill, le bruant jaune et le moineau friquet en catégorie 
IV dans les ORGFH de Franche-Comté.
Ces milieux possèdent une qualité écologique moyenne.
-  Les  prairies  et  les  cultures  dépourvues  de  haies  sont  peu  attractives  pour  la 
nidification  des  oiseaux.  Trois  espèces  seulement  se  reproduisent  dans  ces  milieux 
ouverts.  La  nidification  du  tarier  des  prés  observé  le  3  mai  n’est  pas  certaine.  A 
cette date, il est possible que les 3 individus observés soient des migrateurs. La prairie 
humide («Le Paquis») où a été effectuée l’observation de ces oiseaux est cependant 
favorable à leur nidification.
D’autres  oiseaux  fréquentent  également  les  milieux  ouverts  pour  rechercher  leur 
nourriture.  Les  rapaces  qui  se  reproduisent  en  forêt  ou  dans  les  haies  utilisent  les 
milieux ouverts comme terrain de chasse ; c’est le cas de la buse variable et du milan 
noir.
Deux  données  de  pie-grièche  écorcheur  sont  signalées  par  la  LPO  en  2012  et 
2010 au niveau de la carrière et à sa proximité. Cependant, cette espèce n’a pas été 
observée en 2013. Elle observe un déclin de ses populations depuis 20 ans et il est 
possible qu’elle ne niche plus sur la commune.
Ces  milieux  sont  de  qualité  écologique  faible,  mis-à-part  les  zones  de  prairies 
humides,  où  a  été  observé  le  tarier  des  prés,  qui  sont  de  qualité  écologique 
moyenne.
Les  anciens  bassins  de  lagunage  sont  les  seuls  plans  d’eau  de  la  commune. 
Bien que totalement artificiels, ces milieux apportent une petite diversification dans 
le territoire communal. Trois espèces liées au milieu aquatique s’y reproduisent : le 
canard colvert, le grèbe castagneux et la foulque macroule. D’autres espèces 
liées aux buissons nichent à proximité des bassins.
L’agglomération héberge la faune classique des milieux urbains et périurbains. Elle est 
hors classe du point de vue de la qualité écologique.
4.3. Carte des qualités écologique 
Une carte des qualités écologiques des formations végétales est réalisée à partir des 
observations effectuées. Elle permet de mettre en évidence l’intérêt des végétations 
rencontrées. Elle est basée sur une hiérarchie de 9 classes de qualité écologique.
 hors-classe
•  niveau 1 : qualité écologique très faible
•  niveau 3 : qualité écologique faible
•  niveau 5 : qualité écologique moyenne
•  niveau 7 : bonne qualité écologique
•  niveau 9 : qualité écologique très bonne à exceptionnelle
La qualité écologique d’un milieu peut s’apprécier en intégrant un certain nombre de 
critères tels que :
-   diversité spécifique (nombre et mode de répartition des espèces)
-   diversité écologique
-   verticale (nombre de strates)
-   horizontale  (nombre  et  mode  de  répartition  des  peuplements,  complexité  de 
mosaïque, effet de lisière, …)
-   qualité biologique d’espèces ou de peuplements (notion de rareté), animaux et 
végétaux
-   degré d’artificialisation
-   rôle écologique exercé sur le milieu (épuration latérale des sols, retenue des sols, 
diversification des strates, …)
-   rôle dans le fonctionnement des écosystèmes ou des écocomplexes
Cette  carte  permet  de  mettre  en  évidence  les  zones  de  plus  grand  intérêt  et  de 
hiérarchiser les différents milieux entre-eux.
Sur le territoire communal : page 80
Autour du bâti : page 81

Sur le territoire communal :
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80

Autour du bâti :
niveau
dans 
maréc
méso-
n
r
b
m
s
u  7
:  bonne 
un  état  de
cageuses da
-eutrophes d
niveau  5
  : 
robiniers, pra
bande  enhe
mégaphorbié
spontanées, 
qualité  écol
e  conservat
ns un contex
iversifiées, p
niveau  3
hygrophile
grasses pe
robiniers,
conservati
qualité  écolo
airies de fauc
rbée  en  bo
ée  eutrophe
vergers, sau
ogique  :  mé
tion  moyen,
xte de prairie
pelouses mé
hors clas
ou hangar
niveau  1
secteurs 
prairies ar
potagers
:  qualité  é
s,  grands  s
ermanentes 
prairies  h
on
ogique  moy
che eutrophe
ordure  de  ru
e,  haies,  b
ulaies maréc
égaphorbiées
,  faisant  pa
es hygrophile
sophiles, aul
sse : zones u
rs isolés, rou
1  :  qualité 
de  cultures
rtificialisées, 
écologique  fa
secteurs  de 
pâturées, pla
hygrophiles 
enne  :  plan
es, prairies h
uisseau,  pra
bosquets  et
ageuses, ba
s  méso-eutro
artie  d'un  g
es et mégaph
lnaie-frênaie
urbanisées =
utes... 
écologique
s  annuelles
grands sect
faible  :  prai
jardins  pot
antations de 
en  mauv
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hygrophiles jo
airies  de  fau
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grand  ense
horbiées, pra
e (forêt hygro
= village, ferm
e  très  faible
s,  secteurs 
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ries  artificie
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résineux  ou 
ouant le rôle
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4.4. Les zones humides
Le territoire communal d’Argiésans ne fait pas l’objet de contraintes administratives ou 
d’inventaires patrimoniaux autres que ceux liés aux zones humides. 
La carte des  zones humides de la DREAL fait mention sur le territoire communal d’un 
certain nombre de zones humides soumises à la loi sur l’eau mais leur exhaustivité n’a 
pas été recherchée.
Les  zones  ponctuelles  de  petite  taille  restent  à  localiser  ainsi  que  les  secteurs 
régulièrement  inondés  par  les  ruisseaux  temporaires  ou  les  remontées  karstiques. 
C’est pourquoi, une carte précise au 1/ 5 000éme a été réalisée sur le pourtour des 
secteurs urbanisés (200m autour).
La carte des zones humides fait apparaître trois types de secteurs :
1.  des  secteurs  à  hydromorphie  du  sol  évidente,  ne  justifiant  pas  d’expertise 
complémentaire  (habitat  répertorié  comme  étant  humide  par  nature,  présence  et 
abondance de végétaux indicateurs d’hydromorphie) ;
2. des secteurs non humides, ne justifiant pas non plus de diagnostic du sol poussé 
(végétation  ne  comportant  aucune  espèce  indicatrice  d’humidité  et  situation  ne 
nécessitant pas d’analyse complémentaire précise du sol à la tarière à main car ne 
réunissant pas des conditions théoriques à la présence d’humidité dans le sol : situation 
éloignée de tout cours d’eau et ne constituant pas un fond de vallon ni située sur un 
placage de marnes) ;
3. des secteurs intermédiaires à hydromorphie du sol possible, nécessitant, dans le 
cas de réalisation de travaux ou de construction de bâtiments, une expertise précise 
à la parcelle avec un complément d’expertise du sol à la tarière à main
1
. Ces secteurs 
à humidité potentielle correspondent à des secteurs repérés sur le terrain comme 
pouvant présenter des critères d’humidité bien que les seuls critères de végétation 
ne  permettent  pas  de  les  classer  comme  secteurs  à  humidité  du  sol  évidente.  Ces 
secteurs  correspondent  à  certaines  situations  topographiques (fonds  de  vallons par 
exemple),  géologiques  (placages  de  marnes  et  présence  par  endroits  de  quelques 
traces d’oxydoréduction à l’analyse du profil de sol à la tarière à main) ou géographiques 
(proximité immédiate d’un cours d’eau) et nécessitent de plus amples investigations 
pédologiques et floristiques.
1
 Zone remblayée avant application de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, ne correspondant plus à de la zone 
humide et permettant son classement en zone constructible (cf. lettre du 15 mai 2014 DDT, Cellule Eau).
Dans  les  secteurs  pressentis  pour  devenir  urbanisables,  une  expertise  de 
police de l’eau a été réalisée conformément à la dernière législation.
Les  fonctions  des  zones  humides  dans  le  cycle  de  l’eau  sont  essentielles  : 
rétention  pendant  les  périodes  pluvieuses,  régulation  des  crues,  autoépuration  des 
eaux de surface, alimentation des nappes souterraines, soutien des étiages des cours 
d’eau en période sèche, réservoirs de biodiversité.
La  valorisation  économique  de  ces  milieux  peut  se  traduire  par  des  productions 
forestières ou agricoles (fourrage, etc.). En parallèle, des valorisations pédagogiques 
et  touristiques  peuvent  bien  souvent  être  envisagées  sur  certains  de  ces  milieux 
humides, Toutes ces valeurs et fonctions ont fait l’objet d’évaluations économiques, et 
l’équivalence financière moyenne se chiffre en plusieurs centaines d’euros par hectare.
Le SDAGE met l’accent sur la nécessité de protéger les zones humides :
•  « les documents d’urbanisme définissent des affectations des sols qui respectent
l’objectif de non dégradation des zones humides présentes sur leurs territoires ».
•  « les documents d’urbanisme doivent permettre de maîtriser (…) l’artificialisation
des milieux et la préservation des milieux aquatiques et des zones humides ».
Le classement d’une zone humide en secteur urbanisable est plutôt incompatible avec 
le SDAGE.
Selon les préconisations du SDAGE, ces mesures compensatoires doivent prévoir sur 
un même bassin versant, soit la création de zones humides équivalentes sur le plan 
fonctionnel et de la biodiversité, soit la remise en état d’une surface de zones humides 
existantes, et ce à hauteur d’une valeur guide de l’ordre de 200% de la surface perdue.

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