Commune d’Argiésans Rapport de présentation 1


PARTIE A Justifications des choix retenus


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PARTIE A
Justifications des choix retenus
1. ...pour établir le PADD .................................................................................................................................103
2. ...pour établir les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) ........................................... 108
3. ...pour établir le réglement .........................................................................................................................110
3.1. Description et justification du zonage ...................................................................................................................................... 110
3.2. Description des dispositions réglementaires écrites .................................................................................................................. 112
3.2.1. Justifications des dispositions générales ........................................................................................................................ 112
3.2.2. Destinations des constructions et usages des sols .......................................................................................................... 114
3.2.3. Accès et voiries ............................................................................................................................................................ 114
3.2.4. Desserte par les réseaux .............................................................................................................................................. 114
3.2.5. Caractéristiques des terrains ......................................................................................................................................... 114
3.2.6. Implantation des constructions par rapport aux voies ..................................................................................................... 114
3.2.7. Implantation des constructions par rapport aux limites de propriétés  ............................................................................. 114
3.2.8. Hauteur des constructions ............................................................................................................................................ 115
3.2.9. Emprise au sol ............................................................................................................................................................. 115
3.2.10. Caractéristiques architecturales et espaces libres ......................................................................................................... 115
3.2.11. Stationnement ........................................................................................................................................................... 116

Agence d’Urbanisme du Territoire de Belfort - 2017 - Rapport de présentation
Plan Local d’Urbanisme d’ARGIÉSANS
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1.  …pour  établir  le  projet  d’aménagement  et  de 
développement durables (PADD)
Le  Projet  d’Aménagement  et  de  Développement  Durables  (PADD)  est  la  pièce 
centrale du PLU, puisqu’il porte le projet communal et exprime donc la stratégie de 
développement de la commune pour les 15 ans à venir.
Le PADD, dont les orientations ont été débattues lors du conseil municipal du 12 juillet 
2017, se structure en trois axes dont deux concernent l’organisation du développement 
résidentiel et économique de la commune et un troisième axe est relatif à la préservation 
des espaces naturels, des paysages et des entités architecturales.
Lors de la séance du Conseil Municipal du 12 juillet 2017, le débat a porté sur 2 scénarii 
de PADD :
-  un  premier,  envisageant  un  nouveau  secteur  à  vocation  d’habitat  en  dehors  de 
l’emprise urbaine sur le secteur « Les Chênelots » ;
- un deuxième, privilégiant un secteur plus stratégique « le Pâquis » situé entre le 
cœur du village et les principaux équipements (école, équipements, parc…) mais tout 
en conservant une partie du nouveau secteur « Les Chênelots » (1
er
 scénario modifié).
In  fine,  le  premier  scénario  a  été  abandonné  au  profit  du  second  favorisant  une 
densification  du  centre  et  limitant  les  incidences  sur  les  espaces  agricoles  et  plus 
globalement sur l’activité agricole.
I- 
Dessiner l’avenir d’Argiésans, une commune résidentielle attractive
1-  Faire croître le village en respectant l’équilibre entre croissance démographique 
et préservation d’une identité rurale
2-  Encourager  la  mixité  sociale  et  intergénérationnelle  en  diversifiant  les 
typologies d’habitat
3-  Privilégier les constructions à l’intérieur du village
4-  Délimiter deux nouvelles zones à urbaniser : « Le Pâquis » et « Les Chênelots»
5-  Modérer la consommation foncière et lutter contre l’étalement urbain
Justification des objectifs chiffrés du développement résidentiel d’Argiésans
Le  projet  du  PLU  doit  prévoir  des  capacités  de  constructions  équilibrées,  afin  de 
répondre  aux  besoins  des  ménages,  tout  en  préservant  la  qualité  de  vie,  et  donc 
conserver une identité de commune rurale.
La  commune  d’Argiésans  est  en  constante  croissance  démographique  depuis  les 
années 70 et le développement résidentiel récent devrait maintenir ce dynamisme.
Au regard de la proximité de voies de communication, de la position de la commune dans 
l’agglomération Belfortaine, et des ambitions des élus, le scénario de développement 
retenu à l’horizon 2032, est ambitieux, tout en étant raisonné.
 Il repose sur un taux de croissance de 1,2 % par an (1,7% dans les années 
90 et 2000), qui porterait la commune en 2032, à 550 habitants.
Ce développement nécessite un besoin de 75 logements nouveaux. Parmi ceux-ci, 33 
permettent de conserver le nombre d’habitants (une baisse de la taille des ménages), 
et 42 afin d’atteindre l’objectif de 550 habitants en 2032.
Après déduction des logements réalisés depuis 2016 ou en cours de création, ce sont 
48 logements qu’il est envisagé de produire, à l’horizon du PLU. À titre de comparaison, 
71 logements ont été produits entre 2001 et 2016 (source : DREAL FC-Sitadel sur les 
permis de construire), période exceptionnelle (de 381 à 454 habitants).
La  production  de  logements  envisagée  doit  être  diversifiée  afin  de  répondre  aux 
évolutions sociétales (vieillissement de la population, plus de familles monoparentales, 
de personnes seules…). La Commune est d’ores et déjà engagée dans cette dynamique 
avec de nouvelles formes d’habitat : logements collectifs, individuels groupés, mais 
aussi avec du logement locatif. 
Dans le projet communal, cette diversification est poursuivie (75 % d’individuels purs, 
10 % d’individuels groupés et 15 % de collectifs), permettant d’apporter une réponse 
plus  large  en  termes  de  besoins  en  logements  et  donc  de  favoriser  les  parcours 
résidentiels.
logements
à créer
foncier 
nécessaire (ha)
individuel pur
36
3,1
individuel groupé
5
0,2
collectif
7
0,2
Total
48
3,4
20% réservés aux emprises 
publiques, voiries, aménagements,…
4,1

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Afin  de  développer  un  projet  cohérent  avec  les  objectifs  de  modération  de  la 
consommation de l’espace, les besoins fonciers sont estimés à partir de 8,5 ares en 
moyenne pour une maison individuelle, 4 ares pour un logement individuel groupé et 2 
ares pour un logement collectif. La commune a donc besoin de 4,1 hectares de surface 
constructible pour assurer son développement résidentiel.
Justification des choix de l’urbanisation future
Au regard de ces objectifs résidentiels, le projet de PLU prévoit deux nouvelles zones 
à urbaniser (1AU) :
La zone « Le Pâquis » (1,5 hectare)
Il s’agit d’une opportunité pour les élus de densifier ce quartier de la commune, bien 
que localisé en dehors de l’emprise urbaine. D’une superficie de 1,5 hectare, cette 
zone est située au sud de la D83, le long de la rue du Pâquis. La moitié de cette zone 
provient de l’emprise foncière de la ferme « Murat », aujourd’hui inexploitée et vouée 
à la démolition.
Il  s’agit  donc  d’un  lieu  stratégique  pour  le  développement  de  la  commune  et 
l’urbanisation de cette zone a un double intérêt : 

la reconquête d’une friche agricole ;

la proximité des principaux équipements communaux dont l’école, justifiant
l’opportunité d’y accueillir un nouveau quartier pavillonnaire.
La définition en zone 1AU permet donc d’y envisager un aménagement d’ensemble.
La zone « Les Chênelots » (1,5 hectare)
Elle est composée de deux entités : 

une partie au nord en face du lotissement « des Lilas », qui est directement en
contact avec la zone agricole. Plus en hauteur et plus en retrait de la départementale, 
ce secteur constitue un lieu qui pourrait séduire les potentiels acquéreurs. De plus, il 
dispose des réseaux nécessaires à sa viabilisation.

une partie plus au sud, qui englobe plusieurs parcelles disposées ‘en lamelles’
au lieu-dit « Chenevières », le long de la D83. Ce secteur, bien qu’en extension de 
l’emprise  urbaine,  permettra  à  termes  de  densifier  le  village  et  de  mieux  intégrer 
l’ensemble de cette zone à urbaniser aux fonctionnalités de la commune. Pour l’heure, 
il existe beaucoup de rétention foncière sur ce site.
Le reste des constructions pourra prendre place à l’intérieur de la zone bâtie (zone U). 
Le projet entend densifier son tissu urbain en prenant en compte :

le remplissage des « dents creuses » : 0,9 hectare de foncier dans l’emprise
urbaine.

Les parcelles situées en extension de cette emprise et intégrées à la zone
urbaine (U) : 0,6 hectare.
Ces  espaces  disponibles,  susceptibles  de  recevoir  de  nouvelles  constructions, 
s’ajouteront  aux  parcelles  destinées  à  l’urbanisation  future  de  la  commune  (zones 
1AU).
Ils  sont  insuffisants  pour  soutenir  les  besoins  résidentiels  du  projet.  Les  surfaces 
ouvertes à l’urbanisation sont donc en adéquation avec les perspectives de 
développement démographique envisagées par le projet de PLU. 
De  plus,  la  définition  de  3  hectares  de  zone  1AU  ne  dépasse  pas  les  seuils  de 
consommation foncière inscrits dans le document d’orientation et d’objectifs (DOO) du 
Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT).

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Justification  des  objectifs  chiffrés  de  modération  de  la  consommation  de 
l’espace et de lutte contre l’étalement urbain
Les objectifs du PLU en la matière visent à utiliser au maximum le potentiel d’urbanisation 
en ‘intra-muros’ par l’utilisation des espaces non urbanisés situés au sein de l’emprise 
urbaine («dents creuses») et la mobilisation du bâti existant. 
Ces dernières années, des espaces libres au sein de l’emprise urbaine et du bâti existant 
ont été appropriés pour le développement résidentiel. Les bâtiments susceptibles d’être 
transformés ou réhabilités l’ont donc pour la plupart déjà été, principalement dans le 
centre du village. Cette dynamique participe au ralentissement de l’étalement urbain.
Actuellement, le parc de logements compte peu de logements vacants. De plus, le parc 
de logements est récent à Argiésans (2/3 des logements construits après 1981), ce 
qui limite les possibilités de création de logements dans le bâti existant. Néanmoins, 
demeurent  quelques  belles  emprises,  qui  accueillaient  autrefois  des  exploitations 
agricoles. L’une de celles-ci est d’ailleurs intégrée au sein du secteur 1AU « Le Pâquis 
». L’aménagement d’ensemble de ce secteur stratégique (à proximité des équipements 
communaux)  permettra  d’agir  sur  cette  friche  agricole,  tout  en  créant  un  nouveau 
quartier pavillonnaire.
Le projet de la commune d’Argiésans prévoit un développement raisonné en termes 
d’objectif démographique et d’utilisation de l’espace. En effet, les espaces actuellement 
laissés libres et ne présentant pas de contraintes notables pour l’urbanisation ont été 
comptabilisés dans le potentiel d’urbanisation de la commune.
Situées à proximité de constructions existantes, d’axes de déplacements structurants, 
et d’équipements communaux, les deux zones à urbaniser (1AU) délimitées, participent 
également à la densification de la commune. 
Le projet s’appuie sur une meilleure consommation de l’espace par rapport aux années 
passées, en prévoyant d’accueillir plus de logements sur une surface équivalente à 
la période précédente sans toutefois être en déconnexion avec l’esprit et l’identité « 
village ». 
Le  présent  projet  prévoit  de  réduire  de  plus  de  20  %  la  consommation 
foncière  à  l’horizon  2032  (par  rapport  aux  5,8  hectares  artificialisés  au 
cours de la précédente décennie).
Les espaces artificialisés sont estimés à environ 4,5 hectares, tous types de 
destination confondus (habitat, activité, équipement, etc.). 
Pour soutenir cet objectif, le projet de PLU s’appuie sur les principes suivants : 
-  une  urbanisation  des  espaces  libres  dans  l’emprise  urbaine,  avec  un  potentiel  de 
0,9 ha ; 
- la délimitation de deux futures zones à urbaniser (1AU), en remplissage des dents 
creuses laissées libres dans la zone bâtie (exception faite de l’extension de la rue de 
la Vie Croze) ; 
-  la  prise  en  compte  de  quelques  parcelles,  en  extension  de  l’emprise  urbaine  et 
intégrées à la zone urbaine (U) pour 0,6 ha. 
Parallèlement  au  maintien  de  son  attractivité,  la  Commune  souhaite  conserver  son 
niveau d’équipements et de services aux habitants. 
II - Conforter la vie locale
1-  Améliorer l’environnement de la zone d’activités et son articulation avec le 
village
2-  Conforter une offre en services à destination des familles
3-  Assurer un équilibre entre un développement urbain maîtrisé et la préservation 
de l’agriculture
4-  Maintenir un bon niveau d’accès aux communications numériques
La commune d’Argiésans compte à l’extrémité nord de son territoire, la zone d’activités 
intercommunale de Bavilliers-Argiésans qui est gérée par le Grand Belfort Communauté 
d’Agglomération.
Les  activités  présentes  et  leurs  évolutions  interrogent  sur  la  qualité  du  site  et  son 
intégration  avec  le  reste  de  la  commune.  Le  projet  est  d’améliorer  l’attractivité  de 
la zone, notamment pour les activités artisanales. Bien que l’action de la Commune 
soit limitée, l’accent est mis sur les nuisances (paysagères, sonores,…) et les réseaux 
(voiries, numérique,…).
La commune a davantage une vocation résidentielle, renforcée par son attractivité, 
notamment auprès des familles. 
Les élus s’investissent dans le cadre de vie de leur commune et de nombreux services 
et équipements ont été créés (périscolaire, bibliothèque, aire de jeux,…). Dans son 
projet, la Commune souhaite pérenniser cette offre en services en conservant cette 
attractivité  résidentielle  (Axe  I  du  PADD)  et  en  confortant  la  centralité  du  secteur 
«  Pâquis-Marronniers  »  où  se  concentrent  les  équipements  communaux  et  le 
développement résidentiel récent (Résidences des Marronniers) et futur (zone 1AU « 
Le Pâquis »).

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L’équilibre entre le développement résidentiel maîtrisé et la préservation de l’agriculture 
est  une  préoccupation  majeure  pour  Argiésans.  Il  permet  de  conserver  l’identité  « 
village », tant recherchée par les familles.
Le patrimoine naturel de la commune qui permet d’offrir aux habitants un cadre de vie 
de qualité, est « façonné » par l’activité agricole.
Dans  le  projet  du  PLU,  l’urbanisation  est  privilégiée  à  l’intérieur  du  village  afin  de 
respecter  le  principe  de  lutte  contre  l’étalement  urbain,  et  de  préserver  l’espace 
agricole et donc l’activité agricole en pleine évolution et restructuration.
L’accès  aux  communications  numériques  est  aujourd’hui  devenu  un  des  principaux 
critères  décisionnels  dans  le  choix  résidentiel,  tant  pour  un  usage  personnel  que 
professionnel  (activité  à  domicile,  télétravail…).  Le  numérique  est  aussi  primordial 
pour pérenniser le tissu économique (entreprises, artisans,…). Le développement des 
communications numériques est donc un enjeu important. Bien que la Commune ait peu 
de moyens d’actions, elle souhaite que l’accompagnement de l’action supracommunale 
pour le développement de nouveaux moyens de communications, et notamment le 
déploiement de la fibre optique, soit intégré au projet communal. 
Les  choix  d’urbanisation  future  inscrits  dans  le  projet  de  PLU  permet  d’éviter  la 
dispersion de l’habitat et assure donc la desserte en très haut débit.
III - Protéger les milieux naturels et les paysages, support d’un cadre de 
vie de qualité
1-  Valoriser le ruisseau du Rû comme une « coulée bleue » au centre du village
2-  Développer et structurer les liaisons douces (sécurisées) entre les quartiers
3-  Préserver les éléments marquants du paysage
4-  Préserver les continuités écologiques
La Commune d’Argiésans a orienté son développement de manière à conserver son 
identité « village » en conciliant le développement résidentiel raisonné et la préservation 
des milieux naturels.
Le patrimoine naturel de la commune permet d’offrir aux habitants un cadre de vie de 
qualité. Afin de le préserver, la Commune souhaite protéger ses richesses naturelles et 
ses paysages remarquables. 
Au-delà d’un zonage spécifique en zone naturelle ou de la mise en place d’une protection 
particulière au titre du code de l’urbanisme, des actions concrètes de valorisation ont 
été mises en œuvre : la carrière qui n’est plus exploitée, et les anciennes lagunes, qui 
ont fait l’objet d’une réhabilitation paysagère et environnementale.
Le  ruisseau  du  Rû  constitue  un  élément  naturel  identitaire  d’Argiésans.  Le  projet 
prévoit donc de conserver, par un classement  en zone naturelle (N), l’écrin naturel 
dans lequel il s’inscrit, en maintenant une continuité naturelle le long de ses berges.
Cette « coulée bleue », longeant le Rû depuis les Sources du Trou Gavoillot jusqu’aux 
zones humides des « Verdoyés et du Pâquis » est préservée pour la qualité de ses 
milieux naturels ainsi que son rôle de corridor écologique (déplacements de la faune 
notamment). 
L’ensemble des zones humides recensées par les différents inventaires et les expertises 
complémentaires  sera  protégé  des  nouvelles  urbanisations.  En  effet,  ces  milieux 
particulièrement sensibles et menacés jouent un rôle essentiel en matière d’équilibre 
des bassins versants (soutien à l’étiage, atténuation des niveaux de crues), de qualité 
de l’eau (filtre) et de richesse biologique.
Le  projet  valorise  la  trame  verte  qui  correspond  à  des  milieux  naturels  de  qualité 
écologique intéressante :

aux milieux forestiers qui sont des réservoirs de biodiversité. Aucune surface
boisée ne sera impactée par le projet communal,

aux haies, arbres isolés, ou boisements qui participent au maintien et à la
restauration des continuités écologiques,

aux  habitats  hygrophiles    jouant  un  rôle  primordial  pour  la  faune  liée  aux
milieux humides,

aux prairies humides diversifiées.
La conservation d’un cadre de vie de qualité est le fil conducteur du projet communal. Le 
développement de liaisons douces (sécurisées) entre les quartiers est par conséquent 
essentiel pour la Commune. De plus, cela concourt à la lutte contre le changement 
climatique et à la réduction des émissions de gaz à effets de serre.
Le  chemin  du  Stratégique  constitue  l’armature  sur  laquelle  doit  s’appuyer  le 
développement des itinéraires doux (piétons et cycles).
Des ramifications à cette dorsale devraient améliorer la liaison entre ce chemin, la rue 
du Pâquis et la D83 et par conséquent, les déplacements entre les équipements publics 
(mairie, école, bibliothèque, parc…) et les quartiers résidentiels.
Une  meilleure  gestion  des  multiples  circulations  (voitures,  cycles,  piétons,..)  avec 
des voies partagées et matérialisées devrait améliorer la sécurité des utilisateurs des 
modes doux.

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2. …pour établir les orientations d’aménagement et de 
programmation (OAP)
Afin  de  répondre  aux  objectifs  du  PADD,  les 
orientations  d’aménagement  portent  sur  les 
deux secteurs d’urbanisation future prévus pour 
être aménagés et construits à court ou moyen 
terme :

secteur 1AU ‘Le Pâquis’,

secteur 1AU ‘Les Chênelots’.
Les 2 OAP du PLU d’Argiésans ont pour objectifs 
de  préciser  les  intentions  urbaines  et  les 
principes  d’aménagement  qui  garantissent  un 
cadre de vie de qualité.
À  travers  ces  OAP,  les  élus  souhaitent 
maîtriser  dans  les  grandes  lignes  les  futurs 
aménagements.  Leur  intention  est  de 
favoriser  un  urbanisme  plus  durable  et  moins 
consommateur de foncier. 
Les OAP décrivent l’intégration environnementale 
et  paysagère  des  secteurs  d’urbanisation 
future. Elles contiennent donc des éléments sur 
le  traitement  des  espaces  publics,  des  trames 
végétales,  les  liaisons  douces,  la  prise  en 
compte des caractéristiques liées aux voiries et 
présence des réseaux.

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L’insertion dans le site et l’environnement
La relation paysagère du secteur d’urbanisation future avec son environnement est 
traitée dans les principes d’aménagement. Pour cela, le schéma d’aménagement intègre 
les trames paysagères à créer, afin de délimiter les transitions entre la zone d’habitat 
et l’espace agricole. Cette trame végétale est importante, qu’elle soit composée de 
jardins privés, d’une végétation de clôtures ou encore d’espaces plantés. Ces éléments 
permettent de préserver les continuités écologiques.
Les intentions urbaines
Le projet du PLU souhaite poursuivre la diversification du parc de logements (orientation 
2 de l’axe I du PADD). Ainsi,  le schéma d’aménagement du secteur d’urbanisation 
future ‘Les Chênelots’ propose un habitat diversifié, où se mêleront pavillons individuels 
et petits collectifs. Le logement collectif sera privilégié sur le secteur proche de la D83. 
Cette mixité résidentielle est le juste équilibre entre répondre aux besoins en logements 
et modérer la consommation d’espaces naturels, forestiers et agricoles (orientation 5 
e l’Axe I). Le secteur ‘Le Pâquis’ accueillera davantage de l’habitat individuel, avec des 
parcelles de taille plus restreinte pour densifier le village et répondre aux capacités des 
ménages (notamment des primo-accédants).
L’organisation des voies et des cheminements doux
Les principes d’aménagement décrivent les accès à la zone, le choix de la desserte 
interne, le stationnement et les cheminements doux proposés.
La voirie principale desservira l’artère principale de la commune (D83) : 

dans le secteur ‘Le Pâquis’ par un aménagement d’ensemble du carrefour ‘rue 
du Pâquis / chemin du Stratégique / D83’. Un emplacement réservé a été matérialisé 
pour permettre cet aménagement.

dans le secteur ‘les Chênelots’ grâce à la parcelle 58, qui relie la Voie de la 
Croze et la D83,
Les OAP placent les cheminements doux au cœur de l’aménagement afin de faciliter 
les déplacements des nouveaux secteurs d’urbanisation avec le reste de la commune 
et notamment aux centralités (orientation 2 de l’axe III).
La  configuration  des  secteurs  d’urbanisation  future  privilégie  donc  une  circulation 
apaisée,  permettant  la  réalisation  d’une  voirie  principale  suffisamment  large  qui 
permettra d’intégrer des cheminements piétonniers et/ou cyclables.
Les clôtures
L’orientation 3 de l’axe II prévoit « Assurer un équilibre entre un développement urbain 
maîtrisé et la préservation de l’agriculture ». Au sein des OAP, les clôtures composées 
d’haies  d’essences  diversifiées  sont  encouragées  afin  de  créer  une  transition  plus 
agréable entre les futures espaces urbanisés et les espaces agro-naturels. Il convient 
donc d’éviter une banalisation des paysages avec certaines essences (type Thuyas), 
assimilable à du ‘béton vert’.

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110
3. …pour établir le réglement

de l’habitat pavillonnaire, principalement construit sous forme de lotissements,

et les équipements publics (marie, école, salle polyvalente,…).
Dans le respect des objectifs du Grenelle de l’Environnement, la zone urbaine n’est 
pas  étendue  à  l’ouest  et  au  Nord  de  l’emprise  urbaine  existante.  Le  secteur  ouest 
présente des contraintes liées aux nuisances sonores et aux canalisations de transport 
d’hydrocarbures.
Au Nord, il s’agit de préserver les terres agricoles (zone A), ainsi que le lit et les berges 
du ruisseau d’Argiésans, définis en zone naturelle pour la protection du paysage (le Rû 
constituant un élément identitaire de la commune), la prévention du risque inondation 
et des zones humides, comme énoncé dans le PADD.
Le secteur UE identifie la zone industrielle ‘dite d’Argiésans-Bavilliers’, puisque ‘à cheval’ 
sur ces deux communes et donc située en entrée de commune.
Créé  en  1971, cette  zone  est  gérée  par  la Communauté d’Agglomération du Grand 
Belfort (GBCA). Elle marque la limite de la zone urbaine à l’est de la commune, en 
limite de Bavilliers.
LA ZONE A URBANISER (AU)
Elle remplace la zone NA du POS, aujourd’hui caduc.
Deux secteurs du village sont délimités en zone 1AU à court ou moyen terme et sont 
donc destinés à être ouverts à l’urbanisation dans les 5-10 ans.
•  Le secteur ‘Pâquis’ de 1,5 ha, situé au sud de la rue De Gaulle de cette même voie, 
le long de la rue du Pâquis;
•  Le secteur ‘Chênelots’, de 1,5 ha, situé au Nord de la rue De Gaulle.
Ces deux secteurs, destinés majoritairement à l’habitat, se situent majoritairement en 
dehors de l’emprise urbaine. 
- Le secteur ‘Pâquis’, bien que localisé en dehors de l’emprise urbaine, contribue 
réellement à combler ce que l’on appelle plus communément ‘une dent creuse’. 
C’est un lieu stratégique pour le développement de la commune car la définition de ce 
secteur 1AU permet notamment : 
- d’envisager un aménagement d’ensemble englobant la parcelle 18, qui accueille une 
ferme désaffectée, 
-  de  développer  un  secteur  d’habitat  à  proximité  des  équipements  communaux 
(école,  salle  communale,  complexe  sportif,  chemin  du  Stratégique,  etc).  Ce  terrain 
est actuellement planté de maïs. C’est une opportunité pour les élus de densifier ce 
quartier de la commune. 
Conformément au code de l’urbanisme, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’Argiésans se 
compose de zones urbaine, à urbaniser, agricole et naturelle.
Chaque type de zone a été établi en prenant en compte la morphologie du tissu urbain 
et les usages.
3.1. Description et justification du zonage
Le zonage du PLU de la commune d’Argiésans respecte le principe d’équilibre (article 
L.101-2 du code de l’urbanisme) entre les différentes formes d’utilisation de l’espace 
(espaces boisés et naturels à protéger, habitat, activités, …).
Il a également été élaboré en prenant en considération les orientations d’aménagement 
et  de  développement  du  village,  énoncés  dans  le  PADD,  ainsi  que  les  diverses 
contraintes relevées dans les diagnostics et expertises environnementales.
Le zonage est indépendant du parcellaire cadastral : si un terrain est « à cheval » sur 
deux zones, ce dernier est soumis à l’application du règlement de chaque zone.
La  comparaison  POS/PLU  a  perdu  de  sa  pertinence  du  fait  de  la  caducité  du  POS 
effective depuis le 17 mars 2017. …
•  Délimitation des zones du PLU
LA ZONE URBAINE (U)
C’est une zone déjà urbanisée et suffisamment équipée en réseaux publics ou destinée 
à l’être, dans laquelle sont admises les constructions, notamment selon leur destination 
et leur nature.
Le zonage du PLU comporte deux secteurs urbains :

Un secteur U, à vocation mixte, avec une dominante résidentielle,

un secteur UE, à vocation économique, qui correspond à la zone d’activités 
de Bavilliers-Argiésans.
Le secteur U correspond en grande partie à la tâche urbaine d’Argiésans, laquelle 
représentait 45 hectares en 2015. Elle englobe ainsi :

la partie la plus ancienne du village, caractérisée par la présence de quelques 
fermes, souvent rénovées, le long de la D83,

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111
La zone agricole comporte un secteur Ae, à forte valeur écologique, situé au Sud et à 
l’Est du ban communal ; il s’agit des secteurs humides de la commune recensés par 
la Direction Régionale de l’Equipement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) 
Franche-Comté et des terrains concernés par l’atlas inondable de la Douce.
La vocation agricole de ces terres est affirmée mais leur sensibilité naturelle est prise 
en compte par l’indice ‘e’.
LA ZONE NATURELLE ET FORESTIERE (N)
Dans les PLU, elle remplace les anciennes zone ND des POS.
A Argiésans, la zone naturelle englobe les espaces naturels et boisés (« Le Fays », « 
La Beue », « La Feuillée du Roy » et « Le Trou Gavoillot »). 
Ces milieux doivent être préservés notamment en raison de leur qualité écologique et 
paysagère.
Les zones humides recensées au sud du chemin Stratégique, aux lieux-dits ‘Les Breuils’ 
et ‘Les Boutattes’ sont classées en zone N.
Il en est de même des anciennes lagunes, qui ont fait l’objet d’un projet de valorisation 
environnementale après dépollution, et de l’ancienne carrière reconvertie en zone de 
stockage de déchets inertes.
Enfin, la vallée du ‘Trou Gavoillot’ et ses coteaux en amont du village ont été intégrés 
à la zone N
Cette  vallée  comporte  des  zones  humides  qu’il  convient  de  préserver  pour  leur 
biodiversité et leur rôle dans la gestion de l’eau. Les coteaux sont également classés 
en zone naturelle, notamment le coteau boisé au lieu-dit « Sur Bade », qui constitue 
un réservoir de biodiversité dans la trame verte d’Argiésans.
•  Les autres éléments du zonage
A côté de la délimitation générale des zones, le plan de zonage contient un certain 
nombre d’indications repérées par des trames ou symboles spécifiques. Ce sont : 

Les  emplacements  réservés  (ER)  :  ils  sont  destinés  à  recevoir  des 
équipements  et  installations  d’intérêt  général  (voies,  ouvrages  publics  et  espaces 
verts) et sont provisoirement soumis à un statut particulier afin qu’ils ne fassent pas 
l’objet d’une utilisation incompatible.
Les  terrains  ainsi  identifiés  en  ER  «  sont  gelés  »  dans  l’attente  de  la  réalisation 
d’un projet : ils ne doivent être ni bâtis, ni densifiés s’ils sont déjà construits ; les 
constructions à caractère définitif y sont donc interdites. Un droit de délaissement est 
ouvert aux propriétaires.
- Le secteur ‘Chênelots’ se présente sous la forme de deux entités, avec une partie 
au nord, qui est directement en contact avec la zone agricole, et une partie plus au 
sud, qui englobe plusieurs parcelles disposées ‘en lamelles’ (Chenevières), le long de 
la D83. 
Le lien entre ces deux ensembles est assuré par la parcelle 58, qui relie la Voie de la 
Croze et la rue De Gaulle. 
Ce secteur de Chenevières, bien qu’en extension de l’emprise urbaine, permettra à 
termes de densifier le village. 
Pour l’heure, il existe beaucoup de rétention foncière sur ce site ; dans le respect des 
objectifs du Grenelle de l’Environnement, les élus ont donc souhaité inscrire cette zone 
en 1AU mais ont trouvé opportun d’y adjoindre un autre site plus au nord. Localisé 
plus en hauteur, plus en retrait de la départementale, il constitue un lieu qui pourrait 
séduire  plusieurs  acquéreurs.  Face  au  lotissement  des  Lilas,  il  dispose  des  réseaux 
nécessaires à sa viabilisation. 
Ces deux secteurs 1AU sont destinés à accueillir des constructions à usage d’habitation 
et d’activités non polluantes. 
A  l’horizon  2032,  le  projet  de  développement  envisagé  ne  concerne  que  l’habitat  ; 
aucun  secteur  spécifique,  hormis  la  zone  d’activités  intercommunale  de  Bavilliers-
Argiésans, n’est prévu pour accueillir de nouvelles entreprises. 
LA ZONE AGRICOLE (A)
Elle remplace la zone NC du POS, aujourd’hui caduc, et sert de support à l’activité 
agricole.
C’est la zone la plus importante de la commune en superficie, avec quatre secteurs 
bien définis, au Nord, à l’Est, au Sud et à l’Ouest.
Ce dernier secteur accueille un siège d’exploitation, au lieu-dit ‘Fondenatte’, à l’extérieur 
de la zone urbaine.
Cette exploitation pratique la polyculture et l’élevage équin. Elle est concernée par un 
périmètre de réciprocité de 50 mètres. 
Aucun  bâtiment  agricole,  présentant  un  intérêt  patrimonial  ou  architectural,  pour 
lequel un changement de destination aurait pu être admis, n’a été recensé.
La zone A accueille également :

une partie du cimetière situé rue d’Urcerey,

le poste de distribution électrique,

une maison d’habitation, identifiée au titre de l’article L.151-12 du code de 
l’urbanisme.

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Un seul emplacement réservé n°1 est prévu pour aménager une liaison douce entre le 
chemin du Stratégique et la rue du Pâquis, et améliorer les conditions de sécurité des 
usagers (tout mode de déplacement) du carrefour entre la RD83, la rue du Pâquis, et 
le chemin stratégique.

En application de l’article R. 123-11 du code de l’urbanisme en vigueur avant 
le 1er janvier 2016, sont identifiés par une trame spécifique au plan de zonage :

L’atlas  des  zones  inondables  du  bassin  de  la  Douce  (en  plus  d’un 
classement en secteur Ae), réalisé en 2002.

Les zones de dangers significatifs (effets irréversibles) des canalisations 
de  transports  d’hydrocarbures.  Même  si  la  commune  n’est  pas  traversée  par  ces 
canalisations, elle est concernée par les périmètres d’éloignement et de protection de 
3 conduites de transport :
•  d’hydrocarbures liquides, dit d’oléoduc de Défense Commune ODC1 (de 203 mm 
de diamètre et 70,5 bars de pression), située sur le territoire de Banvillars,
•  de gaz, dit «Artères des Marches du Nord-Est», établie entre Malmaison et Oltingue 
(de 900 mm de diamètre et 85 bars de pression), sur le territoire de Banvillars,
 de  gaz,  entre  Andelnans  et  Belfort  (de  150  mm  de  diamètre  et  67,7  bars  de 
pression) installée sur la commune de Bavilliers.
Ces zones traversent principalement les zones A et N, et impactent le sud de la zone 
U et le nord du secteur UE.

une maison d’habitation, située en zone agricole (A), au Nord-Est du ban 
communal, pour laquelle une extension limitée de 50 m² de surface de plancher est 
autorisée, au titre de l’article L.151-12 du code de l’urbanisme.

Un périmètre de réciprocité de 50 mètres autour de la ferme située au 
lieu-dit ‘Fondenatte’.

Des éléments du paysage à protéger au titre des corridors écologiques de 
l’article L.151-23 du code de l’urbanisme, à l’Ouest du ban communal, en zones A et 
N.
3.2. Justification des dispositions réglementaires écrites 
Les  prescriptions  réglementaires  retenues  doivent  favoriser  un  développement 
harmonieux d’Argiésans, tout en permettant aux habitants de réaliser leurs projets et 
de les intégrer au mieux dans l’environnement.
Pour chacune des zones délimitées au document graphique du règlement, diverses 
règles  d’urbanisme  précisent  la  destination  des  constructions,  leurs  caractéristiques 
architecturales, paysagères, leur insertion dans le site, le stationnement, la desserte, 
etc.
L’élaboration du PLU ayant été prescrit par délibération du conseil municipal en date du 
29 janvier 2010, la structure du règlement correspond à celle édictée par les articles 
R.123-4 à R.123-10 du code de l’urbanisme, applicable avant la réforme de la partie 
réglementaire de ce code, en vigueur depuis le 1er janvier 2016.
3.2.1. Justifications des dispositions générales
Les dispositions générales reprennent un certain nombre d’éléments, qui doivent être 
portés à la connaissance des pétitionnaires dans la mesure où ces informations ont un 
impact direct sur la constructibilité de leur terrain. Ces dernières concernent toute la 
commune et parfois certains secteurs en particulier.
3.2.2. Destinations des constructions et usages des sols
Pour toutes les zones du PLU, diverses utilisations des sols sont interdites…

les constructions qui seraient insuffisamment desservies,

les dépôts en tout genre,

les carrières,

les terrains de camping.
…Et certaines occupations  sont autorisées, sous conditions particulières :
•  les affouillements et exhaussements du sol ne sont permis que s’ils sont utiles à 
une construction ou un aménagement,
•  les programmes immobiliers de plus de 5 logements doivent prévoir la réalisation 
d’un garage à vélo ouvert directement sur l’extérieur,  et d’un local accueillant les 
poubelles.
Juridiquement, ces mesures sont déjà imposées par le code de la construction 
et  de  l’habitation  en  tant  que  normes  de  construction.  Néanmoins,  le  PLU  les 
rappelle afin de garantir leur réalisation. Le but de ces dispositifs est d’une part 
d’encourager l’usage des deux roues et d’autre part d’éviter l’encombrement du 
domaine public avec des poubelles souvent volumineuses.

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Les secteurs U et à urbaniser (1AU) ont une vocation essentiellement résidentielle. 
Y sont interdits :

les installations classées pour la protection de l’environnement soumises à 
enregistrement et à autorisation, qui sont de par leurs activités souvent incompatibles 
la destination résidentielle. 

dans le même esprit, les industries et les exploitations agricoles et forestières 
sont également interdites.
Sont admis dans ces zones  sous conditions particulières :

les constructions ou installations de type artisanal, de services et d’activités 
économiques sont admises si elles ne présentent pas de nuisances pour l’environnement 
(bruits, odeurs, poussières, pollution, etc.), et respectent la réglementation en vigueur. 
Il s’agit là de précautions que les élus ont souhaité inscrire dans leur règlement.

à l’intérieur des zones à urbaniser AU, les constructions sont possibles dans le 
cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble. Autoriser des constructions au coup 
par coup conduirait à déstructurer l’organisation urbaine du village, ne rentabiliserait 
pas la création des réseaux, et surtout entrainerait nécessairement une consommation 
du foncier.
Le secteur UE correspond à la ZAC de Bavilliers-Argiésans ; elle est destinée à l’accueil 
d’entreprises dont l’activité serait incompatible avec le voisinage de résidences. 
À l’intérieur de ce secteur, sont autorisés : 

les constructions liées aux activités artisanales, industrielles, commerciales, 
de bureaux, d’entrepôts,

les dépôts de matériels ou matériaux liés au fonctionnement des entreprises 
installées,

le logement de fonction si :

il est nécessaire au fonctionnement de l’entreprise, 

la  partie  de  l’habitat  reste  plus  petite  que  la  partie  consacrée  à 
l’activité. Il n’y aura pas plus de deux logements par entreprise,

la partie de l’habitat est intégrée dans le bâtiment d’activité,

l’habitat est réalisé antérieurement ou simultanément à l’installation 
de l’activité.
Afin de favoriser la cohérence des zonages, le règlement de cette zone correspond peu 
ou prou à celui de la zone UE de Bavilliers, également intégrée à la ZAC.
La zone agricole A est destinée à l’accueil de constructions et installations agricoles. 
Toutefois, sont autorisés : 

l’habitat de l’exploitant agricole (un logement par exploitation),

les constructions et installations des services publics ou collectifs, compatibles 
avec l’activité agricole (d’où notamment la présence en zone A du poste électrique EDF 
et du cimetière), et les travaux nécessaires aux équipements présents (voie ferrée),

le camping à la ferme lié à une exploitation agricole existante, qui participe à 
la diversification des activités agricoles,
La  zone  agricole  comprend  une  maison  d’habitation,  pour  laquelle  le  règlement 
autorise une extension limitée à 50 m² de surface de plancher et la construction d’une 
annexe de 20 m² d’emprise au sol. Ces nouvelles constructions devant se situer dans 
le polygone d’implantation figurant sur le plan de zonage, conformément à l’article 
L.151-12 du code de l’urbanisme.
Cette mesure vise à lutter contre le mitage (éviter le classement en zone urbaine et le 
développement trop important d’une habitation située au cœur des espaces naturels, 
tout en prenant en compte son existence).
Le règlement édicte également des dispositions relatives à l’emprise et à la hauteur 
des bâtiments.
La zone A comprend un secteur Ae, qui correspond à des terrains présentant des 
caractéristiques  de  zones  humides,  et  qui  doivent  être  protégés  :  interdiction  des 
remblais, des travaux et constructions.
Toutefois, sont seuls autorisés les travaux et aménagements intervenant dans le cadre 
de  mesures  agri-environnementales  ou  liés  à  la  restauration  des  milieux  naturels. 
De même, les constructions d’intérêt public ou collectif ne s’implanteront que s’il est 
impossible de les mettre ailleurs.
En zones naturelles N, la construction est par principe interdite.
Sont néanmoins admis : 

les  constructions  d’équipements  publics  ou  collectifs  compatibles  avec 
l’exercice d’une activité agricole et sans atteinte sur la sauvegarde des milieux naturels,

l’implantation des éventuels bâtiments doit être réalisée sous condition d’une 
intégration soignée de ceux-ci dans le paysage.
Comme en zone N, il est délimité un secteur Ne, qui comporte la même réglementation 
que le secteur Ae.
Ces deux zones A et N sont également concernées par un périmètre identifiant des 
éléments à sauvegarder au titre des continuités écologiques, en application de l’article 
L.151-23 du code de l’urbanisme.
Il s’agit dans ces petits espaces boisés ou plantés de conserver des lieux de refuge ou 
de passage pour la faune.

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3.2.6. Implantation des constructions par rapport aux voies
Pour l’ensemble des zones :
En cas d’ordonnancement et d’alignement particulier des constructions voisines, les 
nouvelles constructions doivent respecter cet ordonnancement.
Des reculs nécessaires pour conserver la visibilité au débouché des carrefours peuvent 
être imposés.
Dans  les  autres  cas,  en  secteur  U,  1AU,  et  A,  les  constructions  doivent  être 
implantées à une distance de 5 mètres de l’alignement des voies. Cette distance de 
5  mètres  a  été  considérée  comme  nécessaire  pour  s’assurer  que  les  voitures  des 
résidents pourront stationner au-devant des résidences, sans empiéter sur la propriété 
publique, et en secteurs 1AU, cette distance permettra la réalisation d’une place de 
stationnement hors clôture.
Les  petites  constructions  de  moins  de  20  m²  peuvent  être  édifiées  partout  depuis 
l’alignement, ainsi que les installations et équipements publics ou collectifs.
En  secteur  UE,  la  distance  de  recul  des  constructions  par  rapport  aux  voies  est 
portée à 8 mètres.
Cette  marge  de  recul  est  imposée  pour  des  raisons  de  sécurité  et  d’esthétisme  : 
l’espace resté libre pourra accueillir des plantations ou des espaces verts, doublé le 
plus souvent d’un grillage de protection.
En  zone  agricole,  cette  distance  est  fixée  à  10  mètres  si  la  voie  est  une  route 
départementale.
Il est important que les bâtiments à édifier soient éloignés des axes de circulation, afin 
de maintenir le caractère naturel et agricole du paysage.
La  zone  naturelle  N  étant  par  principe  inconstructible,  il  n’existe  pas  de  recul 
obligatoire par rapport aux voies.
3.2.7.  Implantation des constructions par rapport aux limites de propriétés 
Pour les secteurs U, et à urbaniser 1AU, les constructions :

peuvent être implantées en limite séparative,

ou à une distance minimale de 4 mètres et à une distance variable, calculée 
en fonction de la hauteur de la construction ; le recul devant, dans ce cas, être au 
moins égal à la moitié de la hauteur de construction.

les petites constructions de moins de 20 m², de faible hauteur (4 mètres à 
l’égout du toit, et 6,5 mètres au faîte), sont autorisées à 1 mètre au moins de la limite 
séparative,

pour  respecter  une  organisation  architecturale,  la  construction  en  limite 
séparative contre des bâtiments existants peut être imposée.
3.2.3. Accès et voiries
Les  règles  organisant  les  voiries  et  les  accès  sont  une  des  figures  habituelles  d’un 
PLU.  Les  enjeux  de  sécurité,  de  confort  et  d’organisation  des  accès  ainsi  que  leur 
dimensionnement  ou  les  caractéristiques  des  voies  nouvelles  sont  essentiels  à  la 
réussite d’un projet de construction et d’urbanisme.
Principalement,  dans  le  cas  de  zones  ou  secteurs  faisant  l’objet  d’orientations 
d’aménagement et de programmation (OAP), ces règles d’accès mais surtout de voirie 
participent à la qualité de vie au quotidien des futurs occupants ou utilisateurs.
Le 1er alinéa prévoit que chaque terrain doit avoir un accès, condition première à la 
constructibilité d’un terrain.
Les autres alinéas sont rédigés en tenant compte des préoccupations des personnes 
et de la sécurité publique.
Si la probabilité de réalisation de voies nouvelles en zone U reste faible, elle existe 
néanmoins dans les secteurs concernés par une OAP.
Les caractéristiques des voies diffèrent selon qu’elles sont à double sens ou non, avec 
une largeur minimale d’emprise et une largeur maximale de chaussée. L’objectif étant 
de  laisser  plus  de  place  aux  modes  doux  et  aux  espaces  verts  dans  les  nouveaux 
quartiers. 
Le nombre de voies en impasse devrait être limité.
Les  normes  imposées  aux  voies  en  zone  U  et  1AU  concernent  les  voies  qui  seront 
nouvellement créés.
3.2.4. Desserte par les réseaux
L’obligation de desserte par les réseaux pour pouvoir construire est un fondamental 
de l’urbanisme.
Les  questions  liées  à  l’assainissement  et  à  la  gestion  des  eaux  pluviales  sont 
particulièrement réglementées.
L’infiltration des eaux à la parcelle est imposée, et pour préserver l’image urbaine, les 
raccordements doivent être réalisés en souterrain ou ne pas être visibles.
3.2.5. Caractéristiques des terrains
Cet article n’est plus réglementé dans les PLU. Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014, il 
n’est plus possible d’introduire de disposition relative à la taille minimale des terrains ; 
la rédaction de cet article est donc sans objet.

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En  zone  agricole,  il  en  est  de  même  pour  les  constructions  agricoles.  Dans  ces 
mêmes zones, la hauteur des autres constructions : 

doit s’harmoniser avec celles des bâtiments voisins en cas d’ordonnancement 
architectural,

est limitée à 6 mètres à l’égout du toit, sans pour autant que la construction 
n’excède deux niveaux avec combles aménageables,

est indépendante pour les bâtiments et équipements de services publics ou 
collectifs.
Concernant la maison d’habitation, identifiée au titre de l’article L.151-12 du code de 
l’urbanisme, la hauteur d’origine ne doit pas être dépassée.
3.2.9. Emprise au sol
En secteurs U et 1AU, l’emprise au sol des constructions est fixée à 40%.
Cette emprise au sol est plus élevée en zone UE, où une densité plus importante est 
possible et où les bâtiments sont souvent de plus grande ampleur.
En  zone  A,  l’emprise  au  sol  de  la  maison  d’habitation,  repérée  au  titre  de  l’article 
L.151-12  du  code  l’urbanisme,  est  limitée  à  son  polygone  d’implantation,  dans  le 
respect des superficies de développement autorisées.
L’emprise  au  sol  en  termes  réglementaire  s’appréhende  en  tenant  compte  du 
pourcentage d’espaces verts attendu sur chaque parcelle.
3.2.10. Caractéristiques architecturales et espaces libres
Les règles édictées visent, en toutes zones, à garantir l’intégration des constructions 
dans le site et l’environnement immédiat.
Elles ne sont pas très nombreuses et laissent plutôt de la liberté au projet, de façon à 
permettre de :

faire  converger  les  préoccupations  patrimoniales  et  les  objectifs  du 
développement durable, 

tenir  compte  de  l’orientation,  des  reculs  par  rapport  aux  voies  et  de  la 
disposition générale des autres constructions environnantes. 
La  topographie  est  un  élément  substantiel  en  termes  d’urbanisation  :  les  effets  « 
monticules » sont par conséquents interdits, et les talus des déblais et remblais sont 
règlementés : leur taille ne doit pas dépasser 1 mètre, et seuls deux talus successifs 
sont permis.
Les implantations en limite séparative favorisent davantage la densification et donc 
l’économie du foncier. Elles permettent également d’accueillir de la maison jumelée et 
donc favorisent une certaine mixité de l’habitat.
Dans les autres hypothèses, le recule de 4 mètres permet de conserver un dégagement 
suffisant  pour  apporter  de  l’éclairage  naturel  et  le  maintien  d’une  intimité  entre 
constructions en vis-à-vis de part et d’autre d’une limite séparative.
Dans le secteur UE, les bâtiments peuvent : 

être édifiés à 4 mètres de la limite séparative,

être édifiés en mitoyenneté dans le cadre d’un projet d’ensemble.
Pour la zone agricole, les constructions :

peuvent être implantées en limite séparative,

ou à une distance minimale de 3 mètres et à une distance variable, calculée 
en fonction de la hauteur de la construction ; le recul devant, dans ce cas, être au 
moins égal à la moitié de la hauteur de construction.
Une disposition particulière est introduite concernant les périmètres de réciprocité qui 
génèrent des reculs de 50 ou 100 m autour des exploitations agricoles. Le règlement 
prévoit  ainsi  que  lorsqu’une  limite  séparative  constitue  une  limite  de  zone  entre 
une zone A et U ou AU, le périmètre de réciprocité (déterminant l’emplacement de 
l’exploitation agricole vis-à-vis de l’habitation existante) soit compté à partir de cette 
limite et non de l’habitation.
3.2.8.  Hauteur des constructions
En secteurs U et à urbaniser 1AU, les hauteurs de constructions :

doivent  s’harmoniser  avec  celles  des  bâtiments  voisins  en  cas 
d’ordonnancement architectural,

sont limitées à 6 mètres à l’égout du toit, sans pour autant que la construction 
n’excède deux niveaux avec combles aménageables,

sont indépendantes pour les bâtiments et équipements de services publics ou 
collectifs.
Il s’agit ici de veiller à une certaine harmonie du tissu urbain. La hauteur des habitations 
reste raisonnable, adaptée à l’existant, dans le souci de limiter l’impact visuel de la 
future opération.
En secteur UE, la hauteur des bâtiments d’activité ne doit pas dépasser 10 mètres à 
l’égout de toiture.
Le dépassement est admis uniquement pour des ouvrages techniques spécifiques.
Si  l’habitation  ne  peut  pas  être  intégrée  à  ce  bâtiment,  sa  hauteur  est  limitée  à  8 
mètres au faîtage.

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L’ensemble  des  règles  d’urbanisme  littérales  de  prospects  et  desserte  des  terrains, 
d’aspects des constructions, doivent permettre de conserver une cohérence temporelle 
de  l’architecture  des  constructions  d’Argiésans  et  la  sauvegarde  de  la  physionomie 
générale du village.
Les évolutions doivent également rendent possible la densification et la construction 
de maisons énergétiquement plus performantes.
3.2.11. Stationnement
La fixation des normes de stationnement est un exercice complexe dans la mesure où 
elle influe sur plusieurs paramètres :

la politique des déplacements : limiter les places de stationnement encourage 
le recours aux transports en commun ;

le coût de l’habitat : plus les places exigées sont importantes, plus ce coût va 
augmenter ;

le domaine public : un manque de places génère inévitablement un report du 
stationnement sur cet espace ;

l’attractivité, dans la mesure où le ménage aura tendance à rechercher un 
logement avec « parking », même si cela augmente ses charges.
Plusieurs usages doivent donc être satisfaits, un équilibre doit être atteint.
En zone U et en secteur 1AU, il est exigé 2 places de stationnements par logement 
(hors bâtiments fermés). En secteurs 1AU, une de ces places doit être réalisée hors 
clôture pour s’assurer que les véhicules ne seront pas sur la voie publique pendant le 
temps de midi, où les gens sont souvent pressés et ne prennent pas le temps de renter 
leur véhicule dans leur propriété.
Des normes sont également fixées pour les bâtiments d’activité et l’utilisation des vélos 
est encouragée par la création d’une place minimale.

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