«Que ferait-il dans un calendrier de 80 matches?» Serge savard:«Je n'ai aucune assurance, aucune certitude et que de l'espoir dans le cas de Tretiak. J'ai toutefois la ferme conviction que ça peut marcher


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LARRY ROBINSON: « VLADISLAV TRETIAK N'EST 

PAS MEILLEUR QUE NOS DEUX GARDIENS» 



«Que ferait-il dans un 

calendrier de 80 matches?» 

SERGE SAVARD:«Je n'ai aucune assurance, aucune 

certitude et que de l'espoir dans le cas de Tretiak. J'ai 

toutefois la ferme conviction que ça peut marcher 

même si en langage de courses, j'appelle cela un long 

shot». o c 

pages 2 a 5 

l O O a n s 

LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 1 1 JANVIER 1934 

• GAIN DE 7-1 CONTRE PITTSBURGH • DEUX BUTS POUR PETER STASTNY ET GOULET 



Un exercice pour les Nordiques 

Les Pingouins de 

Pittsburgh, sauf leur 

gardien Roberto 

Romano, n'avaient pas 

tellement le coeur à 

l'ouvrage, hier soir, au 

Cotisée de Québec, 

et ils ont essuyé un 

revers de  7 - 1 . Michel 

Goulet en a profité 

pour ajouter deux 

buts à sa reluisante 

fiche pour atteindre 

la trentaine, imité par 

Peter Stastny qui 

touchait, lui aussi, le 

fond du filet à deux 

reprises. 

page 7 

Laser photo  C P 

G a r y  R i s s l i n g ,  d e s  P i n -

gouins, y a mis du tigre 

pour freiner les élans de Pe-

ter Stastny, des Nordiques, 

hier soir au Cotisée de Qué-

bec. Mais ce n'est pas un 

bâton haut qui a ralenti le 

joueur de centre

  s l o v a q u e -

...Ce dernier  a , en effet, 

compté deux buts en plus de 

fournir deux passes dans un 

gain de 7-1 des Fleurde-

lysés. 


50 POINTS POUR LA 



MOITIÉ DE $i

(

f: 

IAWHU 

Daoust 

En

 fixant



 des objectifs modestes, 

Serge  S a v a r d  d e m e u r e réaliste I

 chanson 

pour une 

Serge  S a v a r d a fixé un objectif de 50 points à ses joueurs pour la 

deuxième moitié de saison. 

C'est 10 points de plus qu'au cours des 40 premiers matches alors que 

le Canadien n'a pu faire mieux que de compiler une fiche de .500. 

«Je ne vois  p a s pourquoi nous ne serions pas capables de faire 50 

points, a dit le directeur général de l'équipe. Le calendrier n'est  p a s 

aussi difficil en deuxième moitié qu'il l'a été au début de la saison et ie 

pense que l'équipe sera meilleure avec le temps.» 

Si Savard semble avoir des objectifs modestes, il n'en demeure  p a s 

moins réaliste. Il aura une bonne idée de ce que sa formation peut faire 

au cours des prochains mois lors du voyage de deux matches d'aujour-

d'hui et demain, à Toronto et Long Island. 

Depuis 18 ans 

Avec 50 points en deuxième moitié, le Canadien bouclerait le calen-

drier avec 90 points. Cela constituerait son plus faible total de points en 

18 ans, soit depuis la dernière année avant l'expansion originale, en 

1965-66. Cette saison-là, le Tricolore avait  m a l g r é tout gagné le cham-

pionnat de la saison régulière avant de remporter la Coupe Stanley con-

tre Détroit. 

z

 Serge Savard demande à ses joueurs de procurer 50 points 

^ de classement à l'équipe pour la deuxième moite de saison. 

ex. 

LU 


OU 

H -




UJ 



uO 

•u 

G. 

BLOC-NOTES 

Rick Wamsley sera devant le filet pour une  q u a t r i è m e partie 

consécutive ce soir, malgré son échec de dimanche à Buffalo. 

«N'allez surtout pa* conclure que cela veut dire que



 Richard 

(Sévigny) jouera contre les Islanders jeudi», de préciser Bob



 Ber-

ry... Alt)e Turcotte,

 qui a moins bien paru à Buffalo qu'à ses deux 

premières parties, jouera encore tandis que John

 Chabot

 sera 


parmi les spectateurs... Le Canadien a subi une défaite de 5-4 à sa 

première visite de la saison à Toronto, le 22 octobre... 11 n'a pas 

gagne au Maple Leafs Garden depuis le 6  m a r s 1982... Sa dernière 

victoire sur la patinoire des Klanders remonte au 29 décembre 

1981... Beaucoup de pain sur la planche, donc...

 Normand Dupont

 a 


été ignoré aux «waivers». C'est donc dire que les Whalers le retour-

neront aux mineures à Binghampton ou rachèteront tout bonne-

ment la dernière partie de son contrat. L'ancien Glorieux jouait 

son année d'option

 B B 

«Nous avons fait des bons changements en première moitié de saison 



et si on pense à apporter d'autres ajustements, c'est au niveau de la 

défense qu'il faut regarder, a ajouté le nouveau patron de l'équipe. Il 

n'y a aucun doute dans mon esprit que si nous avions pu compter sur un 

Rick Green en santé, nous serions en meilleure posture.» 



Un quart-arrière 

Savard l'a souvent dit et le répète encore. Ce qu'il manque au Cana-

dien dans le moment, c'est un défenseur mobile du type quart-arrière, 

capable de prendre charge de l'offensive. 

Larry Robinson n'est plus capable de suffire seul à la tâche. 

Certes, Savard aimerait mettre la main sur ce type de joueur: un 

Bourque, un Paul Coffey, un Doug Wilson ou un Phil Housley. Mais 

c'est à peu près impossible: il ne peut qu'y rêver. 

«Nous avons fait deux échanges en donnant des joueurs sur lesquels 

nous ne comptions pas beaucoup dans notre plan de recontruction, sou-

ligne-t-il. Mais je doute cette fois que nous puissions obtenir le joueur 

qu'il nous faut sans sacrifier l'un de nos éléments importants.» 



Le repêchage 

Et Savard se met à parler du repêchage. 

' Sans s'avancer sur un terrain glissant, il est évident que le l'ancien 

défenseur songe à repêcher un joueur dans cette veine. Un Jean-Jac-

ques Daigneault ou un Craig Redmond,  p a r exemple, deux jeunes qui 

s'illustrent présentement avec l'équipe olympique canadienne. 

Daigneault est l'élève de Jacques Lemaire. C'est lui qui l'a façonné 

l'an dernier à Longueuil pour en faire un prospect de premier plan. 

«Entre Daigneault et Mario Lemieux,  j ' o p t e r a i s personnellement pour 

Daigneault qui a les qualités pour devenir un autre Raymond Bourque», 

avait dit Lemaire au début de la saison, avant que Lemieux accomplis-

se tout ce que l'on sait à Laval. 

Présentement, le Canadien est assuré de choisir  p a r m i les cinq pre-

miers avec le choix de première ronde des Whalers de Hartford. Si le 

repêchage avait lieu aujourd'hui, il choisirait au troisième  r a n g puis-

que seuls les Devils et les Pingouins ont des pires fiches que les Wha-

lers. 

Savard ne nie pas qu'il puisse éventuellement tenter de négocier des 



choix plus élevés, mais il est trop tôt pour le faire. Le classement peut 

encore évoluer. 

A l'écouter parler, cependant, il ne semble pas tenir plus qu'il le faut 

à Lemieux, un joueur qui a encore dit récemment qu'il souhaitait s

(



retrouver avec les Devils. 



Et il y a Chris Chelios. 

«Certes, Chelios entre dans la catégorie des joueurs qu'il nous faut, 

ajoute le Sénateur. Si on avait Chelios et Green pour finir la saison, je 

crois que nous serions en mesure de bien nous défendre durant les sé-

ries.» 

Des chiffres révélateurs 

Contre les petites équipes, pas de problèmes, le Canadien s'en tire 

avec


 les honneurs. Une moyenne de réussite de 75%! Ça se compli-

que un peu lorsque vient le temps d'affronter les formations qui 

jouent pour une moyenne de .500 et plus: 13 points sur un total de 

48, moyenne d'efficacité de 27%. 

P L U S  . 5 0 0 

É Q U I P E S 

I S L A N D E R S — 

FLYERS — 

NORDIQUES 6-4 

BRUINS 

NORTH STARS  5 4 

NORTH STARS — 

OILERS — 

SABRES — 

NORDIQUES 3-2 

BRUINS 

BLACK HAWKS 3-0 

BLACK HAWKS 

BRUINS 4-2 

CAPITALS — 

SABRES — 

NORDIQUES — 

SABRES — 

BRUINS — 

CAPITALS — 

NORDIQUES — 

SABRES — 

NORDIQUES 4-2 

NORDIQUES — 

SABRES 

Vict. Def. Nulle 

 7-4 — 



— 6-3 — 

—  4 2 — 



 10-4

 — 

— — 5-5 

•  • • • • • • • • • • •  • • • • • • • • • • 



M O I N S  . 5 0 0 

É Q U I P E S 

V A N C O U V E R 

JETS 

MAPLE LEAFS 

WHALERS 6-2 

KINGS — 

CANUCKS — 

BLUES 5-2 

REDWINGS 4-2 

WHALERS 4-3 

FLAMES 4-2 

WHALERS 4-1 

PENGUINS 

PENGUINS 3-1 

BLUES W 

DEVILS 6-0 

WHALERS 2-1 

REDWINGS 5-1 

BLUES 5-0 

Vict. Def Nulle 

—  5 4 — 

12-2 — — 

—  5 3 — 

— — 3-3 



Total (PLUS) 

( M O I N S ) 

1 8 

Eft. BP 

2 7 %  7 5 

7 5 %  8 4 

B C 

L'un des secrets les plus ja-

lousement gardés par Ir-

ving Grundman a été la valeur 

des «considérations futures» ob-

tenues des Maple Leafs de To-

r o n t o en  r e t o u r  p o u r  G a s t o n 

Gingras et Dan Daoust. 

Quand  r é c h a n g e a été réalisé 

à la surprise générale, le 17 dé-

c e m b r e 1982, M.  G r u n d m a n 

avait refusé de dévoiler la natu-

re des compensations, sous pré-

texte que lui et son homologue 

G e r r y  M c N a m a r a  d e s  L e a f s 

s'étaient entendus pour les gar-

der secrètes. 

Autre temps, autres moeurs. 

Toutes les spéculations ont eu 

cours dans les semaines qui ont 

suivi, mais il faut finalement 

consulter les publications de la 

ligue Nationale pour découvrir 

la véritable monnaie de la tran-

saction. 

Deuxième pour Gaston 

M. Grundman semble avoir 

réalisé un bon coup dans le cas 

de Gingras qui continue à en ar-

racher à Toronto. 11 a procuré 

au Canadien un choix de deuxiè-

me ronde, avec l'option de l'uti-

liser soit en 1985 ou en 1986. Gin-

g r a s  a v a i t  l u i - m ê m e  é t é 

repêché en deuxième ronde, au 

27e rang, en 1979. 

Si le Canadien y gagne au 

change avec Gaston, il y perd 

nettement avec Daoust. 



Troisième pour Dan 

Les Leafs, en effet, ne per 

dront qu'un choix de troisième 

ronde en juin prochain pour le 

petit joueur de centre dont le dé 

part avait révolté Bob Berry. 

Daoust a pris la porte après 

a v o i r  j o u é  s e u l e m e n t quai.» 

parties dans l'uniforme mont 

réalais. 

A Toronto, il est vite devenu le 

centre numéro un de l'équipe. 

Après un lent depart occasionné 

par un surplus de poids, le petit 

joueur qui aura

 24

 ans le 2i* fé-

vrier, a retrouvé son  r \ t h m e 

d'enfer de l'an dernier. 

D a o u s t a  m a i n t e n a n t 47 

points, dont 37 assistances, au 

deuxième rang des  m a r q u e u r s 

de son équipe. Son total, chez le 

Canadien, le placerait en tête 

des marqueurs, avec une priori-

té  d e six  p o i n t s  s u r  B o b b y 

Smith. 


Quant à Gaston qui voit de 

moins en moins de glace, ses in 

quiétudes ont repris. Comme il 

le faisait à Montréal quand les 

choses allaient mal, il se refer-

me davantage sur lui-même en 

blâmant le mauvais sort. 

L'an dernier — et l'annuaire 

des Leafs en fait foi — on l'a 

louange pour avoir dominé son 

équipe au chapitre des plus et 

moins avec un beau plus 17. A 

l'heure actuelle, il domine enco 

re les Leafs, mais à l'inverse 

Il est moins 23. 

Pauvre Gaston! - -



JACQUES OLIVIER POURRAIT OUVRIR DES PORTES MAIS... 

• ' m m '

 H « « 

Le venue die Trefiak: que de l'espoir 

Serge Sa va • d vient d'obtenir 

un «cadeau» inespéré dans 

sa lutte pour tenter d'obtenir le 

gardien Vladislav Tretiak après 

les Jeux Olympiques. 

La nomination du nouveau mi-

nistre d'Etat à la condition physi-

que et au sport amateur, Jacques 

Olivier, tombe à point. M. Olivier 

est un ami personnel de longue 

date du directeur général du Tri-

colore, un partisan du Canadien 

et Savard ne peut compter sur 

meilleur interlocuteur pour me-

ner sa cause à bien. 

Les négociations sont déjà en-

tamées depuis longtemps avec 

les autorités soviétiques à ce su-

jet, mais Savard refuse d'élabo-

rer. A tout prendre, il aimerait 

môme mieux ne pas en parler, 

par crainte de faire avorter un 

dossier déjà délicat. 



Ça peut marcher! 

«Je n'ai aucune assurance, au-

cune certitude et que de l'espoir 

dans le cas de Tretiak, affirmait 

le directeur général, hier midi. 

J'ai toutefois la ferme conviction 

que ça peut marcher même si en 

langage de courses, j'appelle cela 

un «long shot». 

M ê m e si  S a v a r d  a i m e r a i t 

mieux garder bouche cousue sur 

le sujet, il entretient lui-même 

l'espoir du public montréalais 

que Tretiak, «le meilleur gardien 

au monde», vienne terminer la 

saison dans l'uniforme tricolore. 

Les affirmations faites lundi 

par deux joueurs soviétiques se-

lon qui l'affaire serait déjà ré-

g l é e , n'ont fait qu'ajouter de 

l'huile sur le feu. 

«Je n'ai jamais dit à personne 

que c'était fait ou que c'était sur 

le point de se faire, renchérit Sa-

vard. II y a déjà longtemps que 

ce dossier est au point d'arrêt et 

j e ne pense pas le rouvrir avant 

la fin des Jeux.» 



Savard à Moscou 

Mais Savard ne perdra aucune 

minute «dans l'espoir d'amélio-

rer mon équipe», dès que les mé-

dailles auront été attribuées. De 

Sarajevo où il se rendra en com-



La position 

officielle 

du nouveau 

ministre 

Olivier 

La chronique 

de Réjean Tremblay 

en page 5 

pagnie de Ronald Corey, Claude 

Ruel et son ami Claude Saint-

Jean, Savard mettra le cap sur 

Moscou afin de parler aux plus 

hautes instances du ministère des 

Sports à ce sujet. 

Quelle forme prend l'argumen-

tation entre les deux parties? 

Est-ce davantage une question de 

philosophie, de politique ou sim-

plement d'argent?' 

« C ' e s t surtout une question 

d'argent, affirme Savard. Pour 

eux, c'est surtout et avant tout 

une  a f f a i r e monétaire.  M ê m e 

s'ils n'ont rien fait ni dit pour me 

permettre de croire que ça va 

marcher, le suis sûr que s'ils si-

gnent un contrat, il va être ques-

tion de dollars. De gros dollars.» 

Le Canadien est prêt à verser 

le prix pour mettre sous contrat 

son choix de septième rende au 

d e r n i e r  r e p ê c h a g e . Un choix, 

faut-il en convenir, pas tout à fait 

comme les autres. 

Mais que viendrait faire M. Oli-

vier là-dedans? 

A titre de ministre des Sports, 

il pourrait plus facilement ouvrir 

les portes du ministère soviétique 

des Sports, l'autorité suprême en 

la matière. Jusqu'ici, les négocia-



Vladislav Tretiak, s'il venait jouer pour le Canadien, ferait tourner bien des tètes. 

fions entre le Canadien et les diri-

geants de Tretiak ont suivi les 

voies diplomatiques normales. Il 

n'y a pas eu de travail à la James 

Bond comme les Nordiques ont 

fait avec les Stastny. Si Tretiak 

vient à Montréal, il viendra avec 

l'accord et la bénédiction du gou-

vernement soviétique et de l'ar-

mée pour laquelle il est toujours 

colonel. 



Un an ou deux 

Et il ne viendra pas ici seule-

ment pour terminer la saison. Un 

contrat d'un an ou deux serait da-

vantage dans l'ordre des choses. 

Avec la présence du ministre 

dans le dossier, les Soviétiques 

bénéficieront automatiquement 

de la caution du gouvernement 

canadien. 

Et si Tretiak arrivait finale-

ment à Montréal au début mars? 

Savard qui n'aime pas la ques-

tion, la retourne par une autre 

question. 

« E t puis quoi? Ne pensez-vous 

pas qu'il pourrait nous aider?» 

Certes, Savard est conscient de 

ce que l'entretien de la rumeur 

peut avoir comme effet sur ses 

joueurs, ses deux gardiens ac-

tuels en particulier. Il s'en mo-

que. 

«J'ai joué durant 14 ans avec le 



Canadien et il y a toujours des 

jeunes qui nous ont poussé dans 

le dos, qui voulaient prendre nos 

jobs. C'est normal et c'est dans 

ce temps-là qu'un joueur offre 

son meilleur rendement.» 

Et Savard de conclure l'entre-

tien en demandant une faveur 

aux journalistes. 

«Voulez-vous, s'il vous plaît, ne 

plus me parler de cette affaire-

là. 


«Au moins jusqu'à... la confé-

rence de presse.» 



« I I

 n'est

 pas

 meilleur que 

les

 deux que nous avons» 

La venue hypothétique de 

Vladislav Tretiak chez le 

Canadien est loin de faire l'una-

nimité. 

«Il ne faut pas croire au Père 

Noel, il est passé depuis long-

temps!  » , lance Guy Lafleur. 

Larry Robinson, de son côté, 

hausse les épaules comme si ces 

bruits persistants se voulaient à 

la fois un vote de non confiance 

à l'équipe et surtout aux deux 

gardiens actuels, Rick Wamsley 

et Richard Sévigny. 

Robinson se fait même fort de 

dire que la venue de Tretiak ne 

changerait probablement rien. 

«Il n'est pas meilleur que les 

deux que nous avons dans le 

moment», lance-t-il sans sour-

ciller. 


L e grand défenseur refuse 

d'accréditer la rumeur selon la-

quelle Tretiak est le meilleur 

gardien au monde. 

«Tout ce que Tretiak a prouvé 

jusqu'ici, c'est qu'il pouvait bat-

tre Team-Canada et les autres 

équipes dans des championnats 

du monde. Mais il ne faut pas 

oublier qu'il joue seulement une 

quarantaine de parties par an-

née. 


«Que ferait-il dans la ligue 

Nationale dans un calendrier de 

80 parties, avec tous ces voya-

ges, loin de chez lui, de sa famil-

le et de ses amis?» 

Robinson ne voit manifeste-

ment pas la venue possible du 

gardien soviétique d'un bon oeil 

Quand on lui fait remarquer 

que Tretiak pourrait être une 

valeur sûre à l'approche des sé-

ries, il hausse les épaules en di 

sant que c'est loin d'être prouvé 

ou même certain. 

«La chose la plus facile à fai-

re pour un partisan, c'est de 

blâmer le coach, les gardiens de 

but et les défenseurs pour les 

problèmes d'une équipe. Nos 

deux gardiens ne sont pas à 

blâmer pour quoi que ce soit.» 

Mais Tretiak, Larry, ce n'est 

pas  n ' i m p o r t e qui, tout de 

même? 


— C'est vrai. Mais je reste 

persuadé que s'il connait tous 

ces succès, c'est parce qu'il est 

habitué de  j o u e r devant son 

équipe. Il connait ses jeux et 

l e u r  f a ç o n de se  d é p l a c e r . 

Qu'est-ce que ce serait ici? 

«De toute façon,  j e n'y pense 

pas parce que rien ne nous per-

met d'affirmer s'il viendra ou 

non. Tout n'est que spéculation. 

Je ne perds pas de sommeil au 

sujet de cette histoire.» 

Et Wamsley 

Le gardien Rick Wamsley, de 

son côté, affirme que toute cette 

arry Robinson 

question lui tape un peu sur les 

nerfs, mais pas au point d'en 

perdre le sommeil lui non plus, 

ou de lui faire perdre sa concen-

tration. 

«J'ai de toute façon la convic-

tion que  j e peux tenir mon bout 

dans la ligue Nationale et ce 

n'est pas une rumeur comme 

celle-là qui va me porter à l'in-

quiétude», explique-t-il. 

Wamsley a choisi de ne pas 

s'en faire à dessein. De ne pas 

se triturer les méninges avant 

qu'on annonce sa venue officiel-

le. 

«Je peux analyser cette ques-



tion de deux façons, dit-il, sans 

révéler son choix. Ou bien c'est 

un vote de non-confiance à notre 

endroit ou c'est tout simplement 

pour le Canadien, la possibilité 

d'acquérir un joueur de grande 

qualité.» 

7-







rr 

















CJ 



• •* * 4 

*•  V W - . l . t  V . < * * *  l . M «  l * * i » 4 4 4 A * A 4 4  4 4 ' .  1 4 4 4 * * 4 * « * 4 4 4 

SURTOUT LES DÉFENSEURS 

Les Soviétiques sont 

des maîtres passeurs 

Que faut il retenir de la vie 

toire de 6-5 inscrite par les 

Sélects de l'URSS, lundi soir au 

F o r u m de  M o n t r é a l ,  c o n t r e 

l'équipe olympique du Canada? 

PIERRE  L A D O U C E U R 

A  p r i m e  a b o r d ,  a v e c un 

pourcentage de passes réussies 

de 70%, l

'URSS

 a devancé les 



m e i l l e u r s  s o i r s du  C a n a d i e n , 

mais cela devrait normalemen* 

ressembler aux meilleurs soirs 

des Nordiques de Québec et des 

Oilers d'Edmonton. 

Avec une moyenne de 1,47 pas-

ses  r é u s s i e s  p a r  p o s s e s s i o n , 

TURSS a encore une fois connu 

une soirée supérieure à ce que le 

Pourcentage de passes réussies 1 

Passes 

Passes 


Pourcentage 

NOM 


réussies 

tentées 


de réussite 

Gorbunov, Sergei 

22 

26 


85%

 1 


27 

36 


75% 

32 


43 

74% 


30 

38 


79% 

12 


18 

67% 


10 

17 


59%

 B 


TOTAL DES 

DEFENSEURS 

132 

176 


75%

 1 


• 

26 


30 

87%


 1 

11 



82% 

26 


33 

79% 


TOTAL DU TRIO 

61 


74 

82%


 1 

Stepanischev, Anatoli. 

24 

33 


73%

 1 


11 

20 


55% 

18 



33%. 

TOTAL DU TRK) 

41 

71 


58%

 1 


20 

33 


61%

 1 


10 

18 


56% 

10 


19 

53% 


TOTAL DU TRIO 

41 


71 

58%


 1 

TOTAL DES 

ATTAQUANTS 

143 


216 

66%


 1 

TOTAL DE 

L'URSS 

275 


392 

70%


 1 

Passes réussies par période 

MOYENNE DE 1 

PASSES 


PASSES PAR 

PÉRIODE 


RÉUSSIES 

POSSESSION 

POSSESSION 

114 


65 

1.75 


104 

62 


1.68 

59 


62 

0.95 


TOTAL DE 

LA RENCONTRE 

277 

189 


1,47

 1 


Canadien affiche régulièrement, 

mais c'est probablement ce que 

les équipes  c o m m e les Oilers et 

les Nordiques réussissent lors de 

leurs bonnes soirees 

Il faut donc fouiller davantage 

pour tirer une leçon de ce match 

g a g n é par les Soviétiques! 

Tout d'abord, les Soviétiques 

n'ont pas joué avec la  m ê m e in-

tensité lors de la troisième pério 

de. Ils avaient été nettement su-

périeurs avec des moyennes de 

passes réussies par possession de 

1,75 et 1,68 lors des deux premiers 

engagements 

Cette troisième période, avec 

un  p o u r c e n t a g e de 0.95  p a s s e 

réussie par possession, est-elle le 

résultat de l'effort fourni par les 

Canadiens ou du manque de con-

c e n t r a t i o n des  S o v i é t i q u e s qui 

menaient par deux buts, eux qui 

avalent perdu un seul match en 

huit confrontations précédentes 

face aux Canadiens? 

Des défenseurs 

habiles avec la rondelle 

Dans le camp des Soviétiques, 

il faut surtout noter que les dé-

fenseurs, avec 75% de leurs pas-

ses complétées, dirigent l'atta-

que de leur équipe. 

L e meilleur duo de défenseurs 

aura été celui de .Sergei Gorbu-

nov  ( 8 5 % ) du club Automobilist 

et Ilia Biakin  ( 7 5 % ) du Spartak. 

L e duo du Yuri Vozhakov  ( 7 9 % ) 

du  D y n a m o et Sergei  G i a m a e v 

(74%) de  l ' A r m é e Rouge a égale-

ment été très efficace  a v e c la 

rondelle. Seul le duo du  R i g a for-

mé de Andrei Matytsin  ( 6 7 % ) et 

E v g e n y Popikhin  ( 5 9 % ) a connu 

sa part de difficultés. 

Chez les attaquants, le trio de 

Mikhail Varnacov  ( T o r p e d o de 

G o r k y ) , Victor Loginov et Victor 

Shalimov (tous deux du Spartak) 

a rte dominant avec S2% de ses 

passes  c o m p l é t é e s .  L e s autres 

trios, ceux de Anatoli Stepanis 

chev  ( S p a r t a k ) , Victor Skurdyuk 

et Vladimir Golikov (tous deux 

du Dynamo de Moscou) de  m ê m e 

que le trio des Ailes du Soviet for-

Le gardien Mario Gosselin a brillé lundi soir mais il a n'a pu 

tenir le coup devant le capitaine des Soviétiques, Viktor Sha-

limov, meilleur joueur offensif du match. 

m e de  E u g e n y Shtepa,  S e r g e i 

P r y a k h i n et  S e r g e i  K h a r i n se 

sont contentés d'une  m o y e n n e 

d'efficacité de 58%. 

Les avants ont tout de  m ê m e 

terminé la soirée en réussissant 

66% de leurs passes alors qu'ils 

o n t  é t é  b i e n  s e r v i s  p a r  d e s 

joueurs de centre (Stepanischev-

V a r n a c o v - P r y a k h i n ) qui complé-

taient 73% de leurs passes (70 en 

96). 

M a i s si  c e r t a i n s  j o u e u r s 



d'avants ont joué dans le style 

des attaquants évoluant dans la 

L N H , il faut retenir le contrôle du 

jeu  e x e r c é par le trio Loginov 

Varnacov-Shalimov (82%) et le 

t r a v a i l des défenseurs  s o v i é t i -

ques  ( 7 5 % ) . 

GO 





oc 



oc 



LU 


OC 

y— 



l/> 

LU 

OC 

CL 

DERNIER MATCH CANADA-URSS CE SOIR À QUÉBEC 

« Nous avons respecté notre échéancier» 

'instructeur Davé King 

Q U E B E C  ( P C ) — L'équipe 

C r\ t ^ qui représentera 

le Canada aux prochains Jeux 

olympiques connait maintenant 

à peu près tout ce qu'il faut con-

naître des joueurs de l'Union 

S o v i é t i q u e  p r é s e n t e m e n t en 

tournée au pays — de leur façon 

de se peigner à la quantité de 

ruban adhésif qu'ils mettent sur 

leurs bâtons 

Les représentants canadiens 

ont  a f f r o n t é  l e s  S o v i é t i q u e s 

neuf fois en 13 soirs et la plupart 

des joueurs ne seront pas fâ 

( nés de voir la série de 10 ren-

contres se terminer ce soir au 

( oli.see de Québec. 

« Nous serons heureux de re-

nouer avec l'équipe américai-

ne, » a déclaré à ce sujet Dave 

K i n g , l'instructeur-chef de la 

f o r m a t i o n  c a n a d i e n n e . A af 

f r o n t e r les  S o v i é t i q u e s aussi 

s o u v e n t , on  s e  c r e u s e une 

ornière. » 

Apres huit jours de repos, le 

C a n a d a  a f f r o n t e r a  l e q u i p e 

a m é r i c a i n e pour deux autres 

matches préparatoires — jeudi 

le 19  janvier à Bloomington, au 

Minnesota, puis le samedi sui 

vant à Milwaukee, au Wiseon 

sin. 


Et après trois rencontres en 

A l l e m a g n e de l'Ouest à la fin du 

mois, les Canadiens mettront le 

cap sur  S a r a j e v o , en Yougosla-

vie dans le but d'y remporter 

une médaille. Dans son premier 

match du tournoi olympique, le 

Canada se mesurera aux Etats-

U n i s 

Le Canada aimerait évidem-

ment affronter l'Union Soviéti-

que en deux occasions, puisque 

le deuxième match signifierait 

qu'il a remporté les honneurs de 

son groupe et qu'il est en quête 

d'une médaille. 

Mais il faut préciser que les 

joueurs canadiens affronteront 

peu ou aucun des joueurs

  s o v i é -

tiques qu'ils ont appris à connai 

tre. Plutôt que de se frotter à 

l'équipe B, qui a défait l'équipe 

c a n a d i e n n e sept  f o i s et fait 

match nul une fois en neuf ren-

contres, le Canada devra af-

fronter ce que plusieurs consi-

d è r e n t  c o m m e une des plus 

fortes machines de hockey de 

l'histoire. 

Echéancier respecté 

« Je crois que nous avens  r e s 

pecté notre échéancier, » a dit 

King, qui admet que son plus 

gros défi est de maintenir un 

(  e r t a i n  d e g r é de  m o t i v a t i o n 

chez les siens en dépit de celle 

série de revers — dont cinq par 

la  m a r g e d'un but — contre 

l'équipe B de l'Union soviétique. 

« N o u s travaillons fort, mais 

nous ne pensons pas à la  m ê m e 

vitesse qu'eux Nous commet-

tons des erreurs d'agressivité, 

lorsque, par  e x e m p l e , une passe 

d'un joueur soviétique élimine 

trois de nos joueurs. C'est une 

erreur que nous avons  c o m m i s e 

à plusieurs reprises. 

« Et ces erreurs sont source-

de gros ennuis. » 

Les échecs face à un produit 

soviétique dilué ont été mal ac-

ceptes par les amateurs et les 

gens des médias. 

« Je ne me souviens que de 

quelques critiques, a dit l'ailier 

droit  P a t Flatley, un étudiant en 

journalisme de l'université du 

Wisconsin. Je n'ai  j a m a i s été 

très bon en mathématiques. • 


P a u v r e hockey olympique, 

ils ne son! pas mauvais nés 

petits gars qui

 vont aller



 défen 

lire l'honneur et le prestige ca 

nadien à  S a r a j e v o Ils se sont 

bien défendus contre Une équipe 



soviétique de troisième niveau. 

M a i s

 quand

 ils


 vont

 faire race à 

la vraie grosse machine rouge 

aux Jeux olympiques, ça va être 

la curée. 

El n'allez pas < roire que tous 

ces échecs, toutes ces  r a c l é e s 

subies

 sur la

 scène


 Internationa-

le ne vous coûtent  p a s des dol-

l a r s .  V o u s



 le partisan

 et le 

payeur de taxes. 

Vous  p a y e / pour  f o r m e r et en 

tretenir une organisation et une 

équipe


 déjà

 lourdement handi 



capée  p a r le sj stème capitaliste 

nord  a m é r i c a i n .  E t vous allez 

p a y e r tôt ou  t a r d pour les insuc-

cès  r é p é t é s de  e r s  p a u v r e s



 équi-

pes lors  d e s competitions Inter-

n a t i o n a l e s . Vous  a l l e z  p a y e r 

p a r c e  q u e le prestige et  l i m a g e 



du Canada comme pays de hoc 

key en prennent



 une

 i

 laque

 et 

que tout


 le

  c o m m e r c e



 extérieur 

b a s e  s u r une  c o m p é t e n c e soute 



nue  p a r des succès sur la glat e 

pourrait  ê t r e  r e m i s



 en

 question. 

El si le  C a n a d a vend moins de 

bâtons de hockey, moins de pa-

t i n s ,  m o i n s  d ' é q u i p e m e n t s , 

moins d'uniformes, c'esl autant 



d'emplois,

 autant de dollars qui 

sont en danger. Rendu là, il faut 

cesser de poser les

 questions 



aux athlètes et Interroger les 

politiciens 



Motiver nos espoirs 

olympiques: Olivier 

Or. le monde de la politique 



est parfois bête. Lundi soir au 

F o r u m ,



 j'ai posé quelques ques-

tions au ministre d'Etat à la 

condition physique et au sport 

a m a t e u r .  M m e  C e l i n e 11er-

v i e u x - P a y e t t e .  C o n c e r n a n t les 

retombée*. "lomiques des ex 

JACQUES OLIVIER, NOUVEAU MINISTRE D'ÉTAT 

À LA CONDITION PHYSIQUE ET AUX SPORTS 

« La

 plomberie, je

 vais

 m'y 

attaquer quand j'aurai pris 

connaissance

 des dossiers» 

portât'MIS «du hockey» et con-

c e r n a i t les

 programmes

 mis


 en 

avant  p a r le  m i n i s t è r e : «Pour 



v o u s

 répondre

  c o n v e n a b l e m e n t , 

j ' a i  b e s o i n  d e  c e r t a i n e s

 don-

nées.  J e vous rappelle demain», 

a  r é p o n d u  M m e  I l e r v i e u x 

P a y e t t e . 

Quand  j e suis  a r r i v e au bu 

reau hier à 3 heures, l'avais un 

m e s s a g e du  m i n i s t r e . Mme Her 



vieux-Payette

 é t ai t le nouveau 

ministre à la  j e u n e s s e et  J a c -

q u e s


 Olivier,

  d é p u t e



 de

 Lon 


gueuil et  a m i incorrigible de 

Serge  S a v a r d et Claude Saint-



Jean, était le nouveau

  m i n i s t r e 

d'état à la condition

 physique

 et 


au sport 

• O u f Ca ne fait  p a s une heu-



re

  q u e  j e suis  m i n i s t r e et



 voilà 

d é j à  l e s questions», s'esl 



d'abord  e x c l a m é \l. Olivier en 

revenant de chez le gouverneur 

g é n é r a l . 



Des questions

  i m p o r t . m i e s

 el 

des réponses qui

  p e r m e t t e n t 



d'établir t ertains principes qui 

guideront le nouveau ministre 

dans  s e s prises de position. 

S u r le  d o p i n g ,  O l i v i e r  e s t 

d é j à sensibilisé à la question et 

aux politiques de son

 prédéces 

s e u r : «Nous  a l l o n s



 continuer 

d a n s


 la même veine. Le

 princi 


pe est t lair  P a s de doping Et 

qu'on n'exige pas l'impossible 

de nos  a t h l e t e s  c a n a d i e n s si 

pour

  r é a l i s e r cet



 impossible

 il 


doivent avoir  r e c o u r s au doping. 

Mais  j ' a i m e r a i s cependant que 

d ' a u t r e s  p a y s

 nous

  a p p u i e n t 

dans cette  d e m a r c h e afin que 

nos athlètes n'aient pas a subir 

seuls  l e s  c o n t r e c o u p s des mesu-

res  s é v è r e s  q u e nous voulons 

imposer. 

-Sur la  s c è n e du hockey inter 

national. Olivier n'est pas prêt a 

f o u r n i r  t o u t e s  l e s  r é p o n s e s 

Mais il est

 prêt


 à défendre quel 

q u e s  g r a n d s  p r i n c i p e s  g e n é 

r a u x . Ainsi, il est  r e l a t i v e m e n t 

satisfait du rendement des ju 

niors lors des  r e n c o n t r e s inter 

nationales <

i

t ne  c r a c h e  p a s  s u r 



l'équipe olympique

 actuelle



 qui 

le  s u r p r e n d  a g r é a b l e m e n t 

c o m p t e tenu des  c i r c o n s t a n c e s : 

«Mais


 il faut essayer de motivei 

nos  j u n i o r s à  d o n n e r au moins 

une

 année à leur

 équipe


 nationa 

le, qu'elle soit junior ou olympi-

que. Ce  s e r a i t une bonne zone 

t a m p o n  q u i  s e r a i t profitable 

tant pour les  j e u n e s qui déCOU 

vriraient un mondé  q u e pour les 

équipes professionnelles qui re-

cueilli raient des  j o u e u r s aine 

liorés. L'exemple de Pat Lafon-

taine «:  . ? c



 l'équipe

  a m é r i c a i n e 



est pro

1

 int. C'est  v r a i que les 

A m é r i c a i n s ont un sens patrioti-



que  p r o b a b l e m e n t plus  m a r q u é 

que nos jeunes  C a n a d i e n s ,  m a i s 



S a 

mm 

Jacques Olivier pratique la golf, il suit le hockey et le football. Ca ne fera pas automati-

quement un bon ministre mais ça va sûrement aider. 

il

 faut

  c r é e r ce  c l i m a t . 11 faut en 

arriver que ce soif

  v r a i m e n t  u n e 

obligation  m o r a l e et un  g r a n d 

honneur de  d é f e n d r e les cou 

leurs de son  p a y s au hockey 

-Apres les  a n n é e s de «déten-



te» qui ont  p r é c é d é le refercri 

dum alors qu'on a  s e m b l e  ê t r e 



Do'stlaringiz bilan baham:
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